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Retour sur la journée d’échanges sur la résilience à l’île-Saint-Denis

France Villes et territoires Durables, en partenariat avec le CEREMA et Phoenix Conseil poursuit ses travaux sur « Comment s’engager et monter en résilience ? » avec une nouvelle journée de rencontres à l’Ile-Saint-Denis autour d’un réseau toujours plus dynamique de collectivités. Agent.es, élu.es, mais aussi des entreprises et des experts issus des membres et partenaires de FVD ont pu partager retours d’expériences, outils, bonnes pratiques et difficultés pour mener cette subtile articulation entre gestion de crise et stratégie de résilience.  

Accueillis et d’ores et déjà très inspirés par le discours engageant du Maire de l’Ile Saint Denis, Mohamed Gnabaly pose les principes même de la résilience pour le territoire.

« 

Ici on est une île, on a travaillé notre identité insulaire. Le risque inondation, c’est instinctif chez nous. Nous avons une ambition très forte de100 hectares de pleine terre, et d’atteindre très rapidement 50 % d’espaces naturels […] Ici on n’a pas d’argent mais on a les gens. 

Découvrez la boîte à outils 

Cette boîte à outils évolutive, issue de l’enquête sur la résilience, vise à partager des approches systémiques et opérationnelles, éprouvées par les territoires, afin d’enclencher tous les leviers de montée en résilience : la sensibilisation, la formation, l’identification des enjeux, la mise en mouvement territorial, la définition d’un cap commun, la mise en cohérence de l’ensemble des politiques publiques.

👉Consulter la boîte à outils 

👉 Consulter les résultats de l’enquête

La parole est ensuite donnée à des acteurs de la gestion de crise autour d’une table ronde composée du Service Départemental d’incendie et de Secours du Val d’Oise, la Croix Rouge Française, le Haut Comité Français pour la Résilience Nationale et la Préfecture de l’Isère.  Quel changement de paradigme pour passer d’une culture de l’urgence, focalisée sur l’instant T, à une culture de la prévention et de l’adaptation, avant, pendant et après la crise ? Unanimement, les intervenant.es ont insisté sur le renforcement ainsi que la valorisation du lien social et des réseaux de solidarité comme premier facteur de résilience.  

Seconde table rondeDe la gestion de crise à la stratégie de résilience : comment concevoir et piloter cette articulation au sein de la collectivité ? » avec les témoignages du Conseil Départemental de Gironde, de la Ville de Grenoble, de Brest Métropole et de la communauté de communes de Montesquieu, pour échanger sur l’importance de la coopération inter-services (entre directions, agent.es et élu.es), mais plus largement avec les acteurs du territoire (associations, acteurs privés) et surtout avec les habitant.es. Quelles que soit la nature des crises, elles ne peuvent être efficacement gérées sans une acculturation et une implication active des citoyen.nes grâce à la diffusion des connaissances.  

Les travaux en sous-groupe de l’aprés-midi ont mis en avant l’importance de capitaliser sur les apprentissages des différentes crises survenues pour mieux anticiper et s’adapter aux suivantes. Rythmées par des retours d’expériences d’Angers Loire Métropole, le Conseil Départemental de Seine Saint Denis et Nantes Métropole, trois questions ont jalonné les discussions :  

  • Comment anticiper les chocs et stress pouvant venir fragiliser son territoire ?
  • Comment mobiliser les parties-prenantes (habitants, entreprises, élus, associations) lors d’une crise et au-delà ?
  • Comment tirer les enseignements d’une crise pour renforcer la résilience d’un territoire sur le temps long ?  

Pour clôturer cette journée, coup de projecteur sur LIL’O :  projet  porté par l’association Halage comme exemple inspirant de résilience à travers la réhabilitation écologique d’une friche industrielle située sur lÎle-Saint-Denis. Ce site de 3,6 hectares, autrefois utilisé pour le stockage de déchets issus du BTP, a été transformé en un pôle d’activités écologiques et citoyennes. L’initiative vise à restaurer la biodiversité tout en favorisant l’insertion sociale et professionnelle des habitant.es du territoire.  

(Re)découvrez

La journée "Résilience" du 17 novembre 2023 et l'intervention d'Arthur Keller, spécialiste des risques systémiques et des stratégies de résilience,

Un réseau pour accélérer la montée en résilience des territoires 

Vous aussi rejoignez cette dynamique ! Ce réseau ouvert à toutes les collectivités, animé  par France Villes et territoires Durables et le CEREMA, vous permettra de partager et bénéficier des expériences et bonnes pratiques des territoires.   

Ce réseau compte se réunir 2 fois par an en présentiel et d’organiser des webinaires régulièrement pour renforcer les coopérations entre les acteurs.   

Pour rejoindre le réseau et pour plus d’informations, merci de contacter : Camille Waintrop Boyon, responsable des travaux : camille.waintrop-boyon@francevilledurable.fr     

A propos de Nina Cardot

Étudiante à Sciences Po Paris, au sein du Master Stratégies Territoriales et Urbaines, Nina s’intéresse aux politiques publiques territoriales ainsi qu’aux enjeux de la transition écologique.

Dans le cadre d’un projet étudiant en Master 1, elle a travaillé avec l’Agence Nationale de l’Habitat (Anah) sur l’éco-conception dans la rénovation urbaine. Elle a ensuite pris une année de césure pour approfondir son expérience professionnelle en réalisant deux stages : le premier à la Ville de Paris où elle a participé à la mise en œuvre du premier plan de lutte contre la précarité énergétique. Le deuxième à l’Atelier Parisien d’Urbanisme (Apur) pour travailler sur la territorialisation de la santé publique.

Actuellement en Master 2, elle commence une alternance au sein de l’association France Villes et territoires Durables.

A propos de Solène Martin

Chargée de Mission, Groupe de Travail et Travaux. Étudiante à l’École Urbaine de Sciences Po Paris sur la transition écologique des villes.

A propos de Quentin Guillemot

Animé par les questions climatiques et les autres limites planétaires, Quentin se dirige vers un parcours sur l’aménagement du territoire à l’Ecole Nationale des Ponts et Chaussées. Son expérience dans les milieux associatifs, notamment à la Fresque du Climat, l’aident à mieux saisir les enjeux de la bifurcation écologique. Entre sa Haute-Savoie natale et sa ville de cœur, Rennes, où il a gagné en compétence sur les sujets de la mobilité et de l’agriculture durable, il pose aujourd’hui ses valises à Paris pour déployer les ateliers territoriaux de France Villes et territoires Durables dans tout le territoire. 

A propos de Tara Goodwin

Diplômée d’une Licence de l’INALCO (Langues’O) en langue Hindi et bi-cursus Relations internationales – Humanités environnementales, Tara est actuellement étudiante en alternance du Master 2 Relations Internationales et Action à l’Étranger de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Ses missions chez France Villes et territoires Durables s’inscrivent dans la lignée de ses expériences à l’UNESCO et au Ministère de l’Europe et des Affaires Étrangères, contribuant ainsi à son insertion professionnelle dans le domaine de la diplomatie environnementale et de la coopération internationale pour le développement.

A propos d'Isabelana Noguez

Diplômée du Master en Communication Numérique et Analyse de Données à la Sorbonne Nouvelle, Isabelana est une journaliste mexicaine. Elle a travaillé précédemment dans la communication et les relations presse dans le secteur culturel en France et au Mexique. Aujourd’hui, elle s’intéresse aux enjeux écologiques et aux actions et solutions pour préserver l’environnement et la biodiversité.

A propos de Marion Gonzales

Formée aux affaires internationales et européennes entre l’Angleterre et la France dans le cadre d’un double diplôme Sciences-Po Lille / Université du Kent, Marion a débuté sa carrière en plaidoyer et relations institutionnelles des organisations non gouvernementales, dans le secteur du commerce équitable (Label Max Havelaar France). Elle est aujourd’hui responsable de la communication et des affaires internationales de l’association.

A propos de Camille Waintrop-Boyon

Issue des sciences sociales, de l’histoire de l’art et de l’architecture, après diverses expériences dans la gestion de projets culturels et la production audiovisuelle, Camille a travaillé dans la communication au sein du groupe VINCI : depuis les grands projets à l’international jusqu’à La Fabrique de la Cité, think tank dédié à la prospective urbaine.
Carla DONCESCU

Diplômée d’un master 2 en Economie du Développement à Panthéon-Sorbonne, et actuellement en formation alternance du Master 2 Relation Internationale et Action à l’Etranger dans la même Université, c’est à travers ces différents prismes et ses expériences à l’internationale qu’elle approche les problématiques de villes et territoires durables.

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Manon EXBALIN

Diplômée d’un Master en sociologie de la communication, Manon a travaillé précédemment pour Greenpeace, la Mairie de Paris (en particulier pour venir en aide aux étudiants), et le Ministère de la Transition Ecologique (DGALN – Mission Communication).

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Géographe de formation (Université d’Etat de Saint-Pétersbourg), elle a débuté au poste de géographe économiste à l’Académie d’Économie Agricole (Russie), avant de poursuivre sa carrière en France, en tant qu’assistante administrative et comptable (Air Liquide, Association TGV Provence Côte d’Azur, COFHUAT, Groupe Hervé)

A propos de Sébastien Maire

Avant de rejoindre l’équipe FVD, il a occupé plusieurs postes dans la gestion des collectivités locales. Allant d’élu et adjoint au maire de sa ville natale Besançon, chargé des relations universitaires et de la coopération internationale puis Directeur du Développement économique de la Ville de Pantin, pour ensuite être directeur de cabinet à Montreuil où il a notamment piloté la refonte en profondeur du projet urbain vers davantage d’écologie et de développement durable, Il continue son parcours en tant que Haut Responsable de la Résilience de la Ville de Paris.
Il promeut une vision holistique et systémique du développement durable et apporte son expérience/expertise en résilience territoriale et en transition écologique et sociale.
En 2024, il a été nommé Chevalier de l’Ordre national de la Légion d’honneur, en reconnaissance de son engagement de longue date en faveur de la transformation socio-écologique des territoires.