Mode sombre

Le rapport du Shift Project sur les ressources : une contribution précieuse pour CAP Territoires Durables et pour la planification écologique !

Le rapport du Shift Project Planifier par les ressources locales – Eau, sols, biomasse, énergies : conjuguer décarbonation et spécificités territoriales (décembre 2025) constitue une ressource précieuse pour nourrir CAP Territoires Durables et éclairer les décisions des exécutifs locaux.

Il rappelle que décarboner la France tout en renforçant sa souveraineté suppose de mobiliser les ressources locales : eau, sols, biomasse agricole et forestière, électricité. Or ces ressources sont limitées, inégalement réparties selon les territoires et déjà fortement sollicitées. Leur disponibilité sera en outre affectée par le changement climatique.

La transition énergétique ne pourra donc être uniforme. Elle devra s’appuyer sur les réalités propres à chaque territoire : disponibilité des ressources, démographie, tissu économique, topographie, vulnérabilités climatiques…

Le rapport invite également à prendre la mesure d’un risque encore sous-estimé : la croissance des besoins en électricité d’ici à 2050 pourrait accroitre les conflits d’usages, notamment dans les territoires industriels et les territoires peuplés.

Pour les collectivités, ce constat est central. Il appelle à renforcer les diagnostics territoriaux afin de mieux arbitrer les investissements publics, les choix d’aménagement, les politiques de mobilité ou encore les stratégies énergétiques.

Disposer d’un diagnostic local robuste fait ainsi directement écho au pilier Connaître de CAP Territoires Durables : objectiver les réalités locales et identifier les leviers d’action pour ensuite Arbitrer les investissements, les projets d’aménagement… afin de Planifier au local.

Enfin, l’apport le plus opérationnel réside dans le guide méthodologique publié en complément du rapport. Celui-ci détaille les données mobilisées (une partie de ces données sont fléchées dans les différents panoramas de CAP Territoires Durables), accessibles librement et gratuitement, les hypothèses retenues et les méthodes de calculs utilisées.

Les collectivités peuvent s’en inspirer pour reproduire ces analyses avec leurs propres données, souvent plus fines, et disposer d’une base robuste d’aide à la décision.

Parmi les indicateurs mobilisés, l’évolution des prélèvements en eau à horizon 2050 constitue un élément d’analyse particulièrement utile pour les collectivités. En effet, mieux connaître les ressources disponibles et leur évolution pour anticiper les tensions et conflits d’usage associés est une condition essentielle d’une planification robuste.

A propos de Nina Cardot

Étudiante à Sciences Po Paris, au sein du Master Stratégies Territoriales et Urbaines, Nina s’intéresse aux politiques publiques territoriales ainsi qu’aux enjeux de la transition écologique.

Dans le cadre d’un projet étudiant en Master 1, elle a travaillé avec l’Agence Nationale de l’Habitat (Anah) sur l’éco-conception dans la rénovation urbaine. Elle a ensuite pris une année de césure pour approfondir son expérience professionnelle en réalisant deux stages : le premier à la Ville de Paris où elle a participé à la mise en œuvre du premier plan de lutte contre la précarité énergétique. Le deuxième à l’Atelier Parisien d’Urbanisme (Apur) pour travailler sur la territorialisation de la santé publique.

Actuellement en Master 2, elle commence une alternance au sein de l’association France Villes et territoires Durables.

A propos de Solène Martin

Chargée de Mission, Groupe de Travail et Travaux. Étudiante à l’École Urbaine de Sciences Po Paris sur la transition écologique des villes.

A propos de Quentin Guillemot

Animé par les questions climatiques et les autres limites planétaires, Quentin se dirige vers un parcours sur l’aménagement du territoire à l’Ecole Nationale des Ponts et Chaussées. Son expérience dans les milieux associatifs, notamment à la Fresque du Climat, l’aident à mieux saisir les enjeux de la bifurcation écologique. Entre sa Haute-Savoie natale et sa ville de cœur, Rennes, où il a gagné en compétence sur les sujets de la mobilité et de l’agriculture durable, il pose aujourd’hui ses valises à Paris pour déployer les ateliers territoriaux de France Villes et territoires Durables dans tout le territoire. 

A propos de Tara Goodwin

Diplômée d’une Licence de l’INALCO (Langues’O) en langue Hindi et bi-cursus Relations internationales – Humanités environnementales, Tara est actuellement étudiante en alternance du Master 2 Relations Internationales et Action à l’Étranger de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Ses missions chez France Villes et territoires Durables s’inscrivent dans la lignée de ses expériences à l’UNESCO et au Ministère de l’Europe et des Affaires Étrangères, contribuant ainsi à son insertion professionnelle dans le domaine de la diplomatie environnementale et de la coopération internationale pour le développement.

A propos d'Isabelana Noguez

Diplômée du Master en Communication Numérique et Analyse de Données à la Sorbonne Nouvelle, Isabelana est une journaliste mexicaine. Elle a travaillé précédemment dans la communication et les relations presse dans le secteur culturel en France et au Mexique. Aujourd’hui, elle s’intéresse aux enjeux écologiques et aux actions et solutions pour préserver l’environnement et la biodiversité.

A propos de Marion Gonzales

Formée aux affaires internationales et européennes entre l’Angleterre et la France dans le cadre d’un double diplôme Sciences-Po Lille / Université du Kent, Marion a débuté sa carrière en plaidoyer et relations institutionnelles des organisations non gouvernementales, dans le secteur du commerce équitable (Label Max Havelaar France). Elle est aujourd’hui responsable de la communication et des affaires internationales de l’association.

A propos de Camille Waintrop-Boyon

Issue des sciences sociales, de l’histoire de l’art et de l’architecture, après diverses expériences dans la gestion de projets culturels et la production audiovisuelle, Camille a travaillé dans la communication au sein du groupe VINCI : depuis les grands projets à l’international jusqu’à La Fabrique de la Cité, think tank dédié à la prospective urbaine.
Carla DONCESCU

Diplômée d’un master 2 en Economie du Développement à Panthéon-Sorbonne, et actuellement en formation alternance du Master 2 Relation Internationale et Action à l’Etranger dans la même Université, c’est à travers ces différents prismes et ses expériences à l’internationale qu’elle approche les problématiques de villes et territoires durables.

Voir son profil Linkedin

 

Manon EXBALIN

Diplômée d’un Master en sociologie de la communication, Manon a travaillé précédemment pour Greenpeace, la Mairie de Paris (en particulier pour venir en aide aux étudiants), et le Ministère de la Transition Ecologique (DGALN – Mission Communication).

Voir son profil Linkedin 

Géographe de formation (Université d’Etat de Saint-Pétersbourg), elle a débuté au poste de géographe économiste à l’Académie d’Économie Agricole (Russie), avant de poursuivre sa carrière en France, en tant qu’assistante administrative et comptable (Air Liquide, Association TGV Provence Côte d’Azur, COFHUAT, Groupe Hervé)

A propos de Sébastien Maire

Avant de rejoindre l’équipe FVD, il a occupé plusieurs postes dans la gestion des collectivités locales. Allant d’élu et adjoint au maire de sa ville natale Besançon, chargé des relations universitaires et de la coopération internationale puis Directeur du Développement économique de la Ville de Pantin, pour ensuite être directeur de cabinet à Montreuil où il a notamment piloté la refonte en profondeur du projet urbain vers davantage d’écologie et de développement durable, Il continue son parcours en tant que Haut Responsable de la Résilience de la Ville de Paris.
Il promeut une vision holistique et systémique du développement durable et apporte son expérience/expertise en résilience territoriale et en transition écologique et sociale.
En 2024, il a été nommé Chevalier de l’Ordre national de la Légion d’honneur, en reconnaissance de son engagement de longue date en faveur de la transformation socio-écologique des territoires.