Mode sombre

Interview : Emile Balembois Doctorant Territorialisation des limites planétaires et enjeux sociaux

La démarche CAP Territoires Durables rassemble un grand nombre de partenaires engagés pour la transformation écologique et économique des territoires.

Elle offre un panorama à 360° des sources de données disponibles pour mieux prendre en compte les enjeux locaux dans l’orientation des projets, les arbitrages budgétaires, les plans d’urbanisme… tout en s’inscrivant dans les trajectoires et politiques réglementaires nationales.

C’est dans cette perspective qu’Émile mène sa thèse au sein des Mines Saint-Étienne, explorant l’interaction entre ce cadre scientifique et la prise de décision territoriale. Il contribue activement à CAP Territoires Durables, un programme qui vise à intégrer ces enjeux dans les stratégies locales. Dans cette interview, il nous éclaire sur son travail et la manière dont il nourrit les réflexions autour de la transition écologique des territoires.

  1. En quoi consiste ta thèse et quel est son lien avec CAP Territoires Durables ?

Je réalise une thèse au sein des Mines Saint-Etienne sur la territorialisation du cadre des limites planétaires et son interaction avec la décision.

Ma thèse est ainsi accompagnée par l’association France Villes et territoires Durables qui me permet d’interroger au quotidien le lien limites planétaires – décision territoriale. Parmi mes travaux au sein de France Villes et territoires Durables, j’ai donc naturellement contribué à CAP Territoires dont le panorama environnemental est appuyé sur ce cadre logique.

 

  1. Qu’elle a été concrètement ta contribution à CAP Territoires Durables ?

J’ai principalement contribué à la définition des indicateurs et les réflexions en termes de fixation de cibles.

Définir des indicateurs, c’est trouver les façons de comprendre ce qui se passe de façon systémique tout en proposant des quantifications réalisables sur les territoires. Fixer des cibles pour ces indicateurs représente toute la force du cadre logique des limites planétaires. On va au-delà d’une simple quantification d’un phénomène territorial, on fixe une cible permettant de différencier si la situation est durable ou non.

 

  1. Quels sont tes projets suite à la publication de CAP Territoires Durables ?

CAP Territoires est pour moi une opportunité exceptionnelle d’échanger avec des acteurs des territoires sur les intérêts qu’ils peuvent trouver à territorialiser le cadre logique des limites planétaires.

Pour aller plus loin, je suis en train de rédiger des aides méthodologiques (comme la notice de l’indicateur 3) pour faciliter la prise en main de l’application de ces indicateurs. Mon objectif est de partager ces aides aux acteurs qui le souhaitent et de faire ensuite des entretiens avec eux pour déterminer les intérêts qu’ils ont pu y trouver : ces entretiens seront autant de ressources pour ma thèse.

N’hésitez pas à contacter [email protected] pour en savoir plus.

A propos de Nina Cardot

Étudiante à Sciences Po Paris, au sein du Master Stratégies Territoriales et Urbaines, Nina s’intéresse aux politiques publiques territoriales ainsi qu’aux enjeux de la transition écologique.

Dans le cadre d’un projet étudiant en Master 1, elle a travaillé avec l’Agence Nationale de l’Habitat (Anah) sur l’éco-conception dans la rénovation urbaine. Elle a ensuite pris une année de césure pour approfondir son expérience professionnelle en réalisant deux stages : le premier à la Ville de Paris où elle a participé à la mise en œuvre du premier plan de lutte contre la précarité énergétique. Le deuxième à l’Atelier Parisien d’Urbanisme (Apur) pour travailler sur la territorialisation de la santé publique.

Actuellement en Master 2, elle commence une alternance au sein de l’association France Villes et territoires Durables.

A propos de Solène Martin

Chargée de Mission, Groupe de Travail et Travaux. Étudiante à l’École Urbaine de Sciences Po Paris sur la transition écologique des villes.

A propos de Quentin Guillemot

Animé par les questions climatiques et les autres limites planétaires, Quentin se dirige vers un parcours sur l’aménagement du territoire à l’Ecole Nationale des Ponts et Chaussées. Son expérience dans les milieux associatifs, notamment à la Fresque du Climat, l’aident à mieux saisir les enjeux de la bifurcation écologique. Entre sa Haute-Savoie natale et sa ville de cœur, Rennes, où il a gagné en compétence sur les sujets de la mobilité et de l’agriculture durable, il pose aujourd’hui ses valises à Paris pour déployer les ateliers territoriaux de France Villes et territoires Durables dans tout le territoire. 

A propos de Tara Goodwin

Diplômée d’une Licence de l’INALCO (Langues’O) en langue Hindi et bi-cursus Relations internationales – Humanités environnementales, Tara est actuellement étudiante en alternance du Master 2 Relations Internationales et Action à l’Étranger de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Ses missions chez France Villes et territoires Durables s’inscrivent dans la lignée de ses expériences à l’UNESCO et au Ministère de l’Europe et des Affaires Étrangères, contribuant ainsi à son insertion professionnelle dans le domaine de la diplomatie environnementale et de la coopération internationale pour le développement.

A propos d'Isabelana Noguez

Diplômée du Master en Communication Numérique et Analyse de Données à la Sorbonne Nouvelle, Isabelana est une journaliste mexicaine. Elle a travaillé précédemment dans la communication et les relations presse dans le secteur culturel en France et au Mexique. Aujourd’hui, elle s’intéresse aux enjeux écologiques et aux actions et solutions pour préserver l’environnement et la biodiversité.

A propos de Marion Gonzales

Formée aux affaires internationales et européennes entre l’Angleterre et la France dans le cadre d’un double diplôme Sciences-Po Lille / Université du Kent, Marion a débuté sa carrière en plaidoyer et relations institutionnelles des organisations non gouvernementales, dans le secteur du commerce équitable (Label Max Havelaar France). Elle est aujourd’hui responsable de la communication et des affaires internationales de l’association.

A propos de Camille Waintrop-Boyon

Issue des sciences sociales, de l’histoire de l’art et de l’architecture, après diverses expériences dans la gestion de projets culturels et la production audiovisuelle, Camille a travaillé dans la communication au sein du groupe VINCI : depuis les grands projets à l’international jusqu’à La Fabrique de la Cité, think tank dédié à la prospective urbaine.
Carla DONCESCU

Diplômée d’un master 2 en Economie du Développement à Panthéon-Sorbonne, et actuellement en formation alternance du Master 2 Relation Internationale et Action à l’Etranger dans la même Université, c’est à travers ces différents prismes et ses expériences à l’internationale qu’elle approche les problématiques de villes et territoires durables.

Voir son profil Linkedin

 

Manon EXBALIN

Diplômée d’un Master en sociologie de la communication, Manon a travaillé précédemment pour Greenpeace, la Mairie de Paris (en particulier pour venir en aide aux étudiants), et le Ministère de la Transition Ecologique (DGALN – Mission Communication).

Voir son profil Linkedin 

Géographe de formation (Université d’Etat de Saint-Pétersbourg), elle a débuté au poste de géographe économiste à l’Académie d’Économie Agricole (Russie), avant de poursuivre sa carrière en France, en tant qu’assistante administrative et comptable (Air Liquide, Association TGV Provence Côte d’Azur, COFHUAT, Groupe Hervé)

A propos de Sébastien Maire

Avant de rejoindre l’équipe FVD, il a occupé plusieurs postes dans la gestion des collectivités locales. Allant d’élu et adjoint au maire de sa ville natale Besançon, chargé des relations universitaires et de la coopération internationale puis Directeur du Développement économique de la Ville de Pantin, pour ensuite être directeur de cabinet à Montreuil où il a notamment piloté la refonte en profondeur du projet urbain vers davantage d’écologie et de développement durable, Il continue son parcours en tant que Haut Responsable de la Résilience de la Ville de Paris.
Il promeut une vision holistique et systémique du développement durable et apporte son expérience/expertise en résilience territoriale et en transition écologique et sociale.
En 2024, il a été nommé Chevalier de l’Ordre national de la Légion d’honneur, en reconnaissance de son engagement de longue date en faveur de la transformation socio-écologique des territoires.