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YDÉAL CONFLUENCE

Une réalisation proposée par Fédération des Promoteurs Immobiliers

Bâtiments Conception Management et gouvernance Réseaux Vie locale

Contributeur

Référent :  Anne Peyricot, Directrice de Cabinet de la FPI
Contact : 

Descriptif

Lyon Confluence est un des plus grands projets de rénovation urbaine d’Europe et vise à transformer une zone de 150 hectares longtemps coupée du reste de la ville et dévolue aux activités industrielles et polluantes en quartier intégré et emblématique de la ville intelligente du XXIème siècle. Au sein de cette ZAC, sur l’îlot B2 (environ 4 000 m²), OGIC a remporté le concours lancé par la SPL Lyon Confluence avec le dossier Ydéal Confluence un ensemble de 5 bâtiments de logements, commerces et bureaux :

  • Le bâtiment 1 (Angle Ydéal) en R+7 est composé de logements sociaux et d’une crèche en RDC
  • Le bâtiment 2 (Cocoon) en R+7 est composé de logements en accession, d’ateliers et commerces en RDC
  • Le bâtiment 3 (Arabesk) en R+8 est composé de commerces en RDC et de logements et bureaux aux étages supérieurs. C’est un bâtiment flexible et réversible : les typologies de logements peuvent être modifiées à loisir, et les bureaux transformés en logements et vice-versa
  • Le bâtiment 4 (Ydéal Study) en R+7 est une résidence étudiante gérée par le CROUS de Lyon
  • Le bâtiment 5 (L’Orangery) est un bâtiment de bureaux en R+2 construit en pisé (terre crue) et bois, aussi novateur qu’écologique

L’ensemble de la résidence s’articule autour d’une cour jardinée et l’opération se distingue par une première française : l’autoconsommation collective. Les panneaux solaires installés sur les toits produisent une électricité verte stockée sur une batterie puis consommée par les habitants

Thématiques : 
  • Rénovation / Réhabilitation
  • Renouvellement urbain
  • Conduite du changement
  • Énergie
  • Renforcement du lien social et de la solidarité
Échelle : 
  • Quartier

Fiche d'identité

marker  Auvergne-Rhône-Alpes / Lyon
Type de territoire : 
  • Métropole
Surface bâtie :  12 748 m² SDP
Coût du projet :  24 M€ HT
Maîtrise d'ouvrage :  OGIC Via la SAS LYON 2 CONFLUENCE 58-60 Avenue Edouard Vaillant – 92100 Boulogne-Billancourt
Maîtrise d'oeuvre :  Diener & Diener Architekten (architecte), Clément Vergély Architectes (architecte et maître d’œuvre d’exécution)
Partenaires associés :  BET Environnement : Étamine, BET Fluides : Scoping, BET Structure : Batiserf Ingénierie, BET Charpente, Charpente Concept France, Économiste : BMF, Architecte Paysagiste : Michel Desvigne Paysagiste

Distinctions

Labels / certifications :  Référentiel habitat durable Grand Lyon millésime 2013, NF Habitat, Référentiel Rhône Alpes 2013, BREEAM niveau excellent, NF HQE Bâtiments Tertiaires
Concours / récompenses :  Pyramide d’argent grand prix régional 2019 – FPI Lyon, Pyramide d’argent bas carbone 2019 – FPI Lyon, Pyramide de vermeil bas carbone 2019 – FPI France

Médias

Évaluation du projet*

sur la base du déclaratif du contributeur

Critère n°1 : SOBRIÉTÉ

Le site du projet était anciennement occupé par le Marché d’Intérêt National de Lyon (dit « marché de gros ») et donc entièrement bétonné et pollué par les résidus d’hydrocarbures issus du passage des camions et par l’amiante dans le sol.

Afin de renaturer cet espace urbain et dense, l’opération s’inscrit dans la trame verte définie par le paysagiste de la ZAC Michel Desvigne et offre une cour centrale jardinée en pleine terre : les sous-sols ont été restreints à l’emprise des bâtiments pour favoriser la pleine terre, le reste des parkings nécessaires ont été déplacés en dehors de l’ilot dans un parking public avec des places en location longue durée.

Cette cour est reliée aux îlots voisins par des failles entre les bâtiments au nord, sud et est de l’ilot afin de favoriser les échanges entre les ilots. Les essences d’arbres dans la cour, de plantes et fleurs sur la terrasse du B05 ont été choisies pour leur adaptation au climat lyonnais présent et à venir et pour favoriser la venue des oiseaux et insectes pollinisateurs.

Les eaux pluviales sont récupérées et servent notamment à l’arrosage du jardin. Enfin, la cour jardinée héberge également un hôtel à insectes similaire à ceux implantés dans les parcs municipaux, et des nichoirs.

L’ensemble de ce projet repose sur la réduction de l’empreinte carbone en dehors de tout règlement

Chaque bâtiment est conçu différemment mais avec un seul objectif : la réduction de l’empreinte carbone

  • Bâtiment BO5 – agir sur les matériaux biosourcés (Pisé, bois, pierre)
  • Bâtiment B03 – agir sur longueur du cycle de vie du bâtiment (plan ruine, flexibilité, réversibilité)
  • Bâtiment B02 – plus de logements pour une même surface avec les espaces partagés mis à disposition (chambre d’hôte, salle communes, )
  • B01 et B04 – comment faire du logement social sobre et frugal ?

La réflexion sur l’impact carbone de la construction et du cycle de vie des bâtiments a été conduite dès l’élaboration du projet. Des calculs ACV ont été effectués en novembre 2019 sur la base de la convention en vigueur à cette date, sur l’aspect carbone uniquement : le bâtiment 5 est C2 et les autres bâtiments sont C1.

Le poids moyen de matériaux biosourcés sur l’ilot est de 65kg/m² avec un poids de 165 kg/m² pour le bâtiment de bureaux B05, 85kg/m² pour le bâtiment B03 flexible et réversible. (En comparaison, le label biosourcé tertiaire impose seulement 65 kg/m²de matériaux biosourcés.)

Aussi, pour le bâtiment 5, construction en terre crue porteuse, l’ensemble des matériaux utilisés ont un faible impact carbone : terre, pierre, bois, jusqu’au revêtement de sol en sisal. La terre utilisée pour le pisé provient de St Quentin Fallavier (à 30 km de Lyon) et le bois (charpente, planchers, noyaux de contreventement) de forêts éco-gérées de Rhône-Alpes. De plus, le pisé grâce à ses caractéristiques hygrométriques, permet au bâtiment de se passer d’isolant de façade qui serait surabondant, nul besoin de climatisation une VMC adiabatique suffit à le rafraîchir en été.

Le bâtiment 3, quant à lui a été conçu flexible : sur un même étage, pas de cloisons porteuses entre logements, seulement des cloisons SAD, les éléments porteurs sont localisés en façade (poteaux) et dans le noyau de parties communes sur le principe d’une « structure ruine », ce qui permet aux propriétaires de pouvoir racheter par exemple une pièce à leur voisin sans accord de la copropriété, les cloisons SAD étant mitoyennes et ne relevant donc pas des parties communes.

Le bâtiment a également intégré la notion de réversibilité : grâce à sa hauteur entre dalle (280 cm conforme code du travail) et à sa structure flexible, les logements peuvent se transformer en bureaux et inversement.

Tous les matériaux en contact avec l’air extérieur répondent a minima au critère A+ des labellisations environnementales sur les émissions de composés organiques volatils (COV).

Les objectifs pour tous les bâtiments :

  • Perméabilité a l’air n50 ≤ 0.6 vol/h sous 50 Pa soit un niveau Passivité Haute
  • Besoin de chaleur (chauffage + ECS) < 45kWh/m² SDP/an en logements
  • Consommations réelles tous usages < 100 kWhEP/m² SDP/an

Pour optimiser les consommations énergétiques des bâtiments, un travail approfondi sur la qualité bioclimatique des enveloppes thermiques a été conduit :  les indices d’ouvertures (taux de surface vitrée) sont maitrisés, comme les indices d’isolation et la perméabilité à l’air de l’enveloppe. Sur les bâtiments de logement, le gain constaté sur le Bbiomax varie de 27 à 51%.

Ce travail bioclimatique intègre également la logique d’adaptation bioclimatique, dans l’objectif d’éviter l’équipement ultérieur en systèmes de climatisation individuels : albédo maitrisé à l’échelle de la parcelle, gestion aérienne des eaux pluviales, un espace extérieur privatif par logement, 100% de logements traversants ou bio-orientés à partir du T3.

En second lieu, les bâtiments recourent à des systèmes techniques performants :

  • Récupération d’énergie sur les eaux grises pour tous les bâtiments de logement
  • Raccordement au réseau de chaleur urbain à fort pourcentage d’ENR
  • Stratégie de confort d’été sans climatisation dans les espaces de bureaux (ventilation naturelle nocturne, brasseurs d’air, CTA adiabatique)
  • Production photovoltaïque en toiture avec autoconsommation collective (850 m² de panneaux, couvrant à l’année 50% des consommations électriques de l’ilot, compris usages spécifiques)

L’opération fait l’objet d’un suivi des performances environnementales en exploitation sur les 2 ans suivant la livraison du bâtiment, qui a vocation à identifier les éventuelles problématiques de fonctionnement, d’entretien ou d’usage.

 

Dans un bâtiment performant, les usages non-réglementés représentent les deux tiers des consommations tous usages en énergie primaire.

Ydéal Confluence vise en matière de performance et de modération énergétiques l’excellence et l’exemplarité :

  • Niveau Effinergie+ de la RT 2012
  • Certification BREEAM Excellent et NF HQE pour le bâtiment 5

Il est ainsi prévu dans les communs (parkings, halls et paliers, escaliers…), un éclairage exclusivement à LED et fonctionnant sur détection de présence et de luminosité.

Tous les logements sont pré-équipés de LED sur les points lumineux. Les prises électriques, depuis la console domotique centrale, sont programmables et désactivables afin de répondre au problème des appareils consommateur d’énergie en veille.

Durant la phase chantier, chaque newsletter incluait une fiche expliquant un point précis de l’écoresponsabilité de manière pédagogique.

Enfin, un partenariat a été mis en place avec une grande enseigne d’électroménager afin que les acquéreurs bénéficient d’une réduction sur des produits économes en énergie (notes AA+ par exemple) grâce à une démarche d’achats groupés.

Cette démarche permet de réduire les consommations d’électricité, mais également de limiter les dégagements de chaleur, et donc de prévenir les surchauffes estivales.

Critère n°2 : INCLUSION

Le projet prévoyait dès le stade permis de construire/DCE des espaces partagés : chambre d’hôte, atelier, laverie, conciergerie.

Un AMU (atelier POPCORN) a été missionné pour la co-construction, la définition et la mise en place de ces espaces avec les futurs habitants. Cette concertation a débouché sur les décisions suivantes :

  • Aménagement de la chambre d’hôte adaptée aux besoins (nombre de couchages, charte de fonctionnement)
  • Fusion des espaces laverie, conciergerie/atelier pour ne faire plus qu’un seul espace multifonctions avec définition du mobilier et de la décoration et des règles de fonctionnement
  • Aménagement des locaux vélos avec casiers et totem d’entretien et station de gonflage

L’AMU continue son intervention la première année notamment pour accompagner les copropriétaires dans la gestion du compost, des jardins potagers et la prise en main de la domotique

Le projet Confluence dans son ensemble vise à créer un quartier socialement mixte et multifonctionnel (logements, bureaux, commerces, activités culturelles et de loisirs…), et Ydéal Confluence s’inscrit dans cet objectif de permettre aux habitants et usagers de bénéficier de la proximité de tout ce qui est essentiel à la vie quotidienne, allégeant ainsi la contrainte de temps et de distance.

Le projet rassemble ainsi logements, commerces en pieds de portes, bureaux dans les bâtiments 3 et 5 et services avec la crèche au RDC du bâtiment 1. Pour équilibrer encore plus les usages, la résidence dispose de 32 places en amodiation dans le parking public souterrain Marché Gare (Lyon Parc Auto) qui développent l’idée de parkings partagés : les voitures des salariés garées en journée sont remplacées le soir par celles des résidents, réduisant de fait la nécessité en nombre de stationnements individuels

Sur le plan social, la résidence mixe des publics variés : étudiants dans le bâtiment 4 géré par le CROUS, personnes à revenus modestes dans le bâtiment 1 acquis par la SACVL, propriétaires ou locataires en accession sur les bâtiments 2 et 3. Sur le bâtiment 2, une part de logements à prix maîtrisés a été prévue pour faciliter l’accès à la propriété, et la typologie des logements varie du studio pour étudiant ou jeune actif au grand appartement pour familles.

Globalement, l’îlot propose un véritable parcours de vie : la vie étudiante (bâtiment 4), la vie de jeune actif (bâtiment 1 et prix maîtrisés du bâtiment 2) et la vie de famille (bâtiments 2 et 3)

Sur les 5 bâtiments de l’ilot, 2 bâtiments sont vendus à un bailleur social, la SACVL : dans le bâtiment 1, des logements sociaux familiaux ; dans le bâtiment 4, des logements étudiants gérés par le CROUS et à destination des étudiants défavorisés. Chaque logement du bâtiment 1 dispose d’un espace extérieur dans l’angle afin d’offrir aux familles un confort similaire aux autres logements de l’îlot. Le bâtiment 4 est principalement constitué de studios (dont au moins un aux normes PMR à chaque étage) mais propose également 5 appartements 4 chambres en colocation.

D’autre part, dans le bâtiment 2, 11 logements à prix abordables accessibles (prix décotés d’environ 40% par rapport à l’accession libre) à des propriétaires pour leur résidence principale sous conditions de ressources.

La mixité sociale est une donnée d’entrée de ce projet.

Ce projet étant livré depuis peu, nous n’avons encore de retour sur la contribution et l’expérience des usagers

Critère n°3 : RÉSILIENCE

Pour finaliser la conception technique du bâtiment B05 en pisé, la réflexion s’est basée sur l’évolution climatique de la région.

En effet, en phase conception, le bâtiment avait été conçu avec un isolant intérieur.

Étamine a mené des études plus poussées pour démontrer que si nous ne mettions pas d’isolant dans ce bâtiment, aujourd’hui, il consommerait plus d’énergie en hiver pour se chauffer mais moins en été car nul besoin de climatisation.  A l’instant T, le bilan énergétique est nul et nous évite de mettre un matériau supplémentaire ; dans 10 ou 15 ans, avec l’augmentation des températures, son bilan sera positif, c’est ce qui a pesé sur la décision…

La seule contrainte engendrée est la pose de brasseur d’air pour une meilleure ventilation l’été.

Le fil rouge de ce projet de bout en bout c’est la DURABILITÉ

En effet, l’impact carbone le plus important dans le cycle de vie du bâtiment c’est la démolition

La durabilité, en cela qu’elle évite la destruction, processus particulièrement énergivore, du bâtiment à moyen terme pour cause d’obsolescence, réduit « l’énergie grise » (énergie consommée lors du cycle de vie d’un produit, de son extraction/fabrication à son retraitement), et se conjugue sur ce sujet avec des matériaux locaux et biosourcés afin de réduire le transport.

Non. Néanmoins l’ensemble du quartier Confluence a été le premier quartier en France à être labellisé « Quartier durable WWF ». Le WWF a accompagné pendant 5 ans la SPL Lyon Confluence sur la définition des grands enjeux environnementaux et de développement durable à l’échelle du projet. Le cahier des charges ainsi élaboré a été celui auquel OGIC a répondu lors du concours.

Critère n°4 : CRÉATIVITÉ

Quand nous avons lancé la consultation du lot pisé (terre crue) en 2017, nous avons eu très peu de réponses à notre appel d’offres (2 entreprises, des PME)

Cette construction en pisé n’est pas tout à fait traditionnelle du fait de ses arches et de sa dimension (R+2)

Il a fallu la conviction de toute l’équipe de maitrise d’œuvre et un bureau de contrôle qui nous fasse confiance pour sortir ce projet exceptionnel et atypique. Le matériau a même préalablement été éprouvé par des tests en laboratoire menés par l’École Nationale des Travaux Publics de l’État (ENTPE, Vaulx-en-Velin) avec le CNRS afin de prouver sa viabilité sur un bâtiment de cette ampleur.

L’entreprise Le Pisé (Nicolas Meunier) qui, avant cette opération, faisait essentiellement des maisons et des rénovations en région Rhône-Alpes, est maintenant submergée par les demandes. M. Meunier a fondé son activité en 1984 et n’a cessé de développer sa maîtrise du pisé, inventant même une machine facilitant le travail manuel de tassage de la terre et constitution des blocs de construction. Depuis la construction du bâtiment 5, il est sollicité au niveau national.

La filière terre crue a été mise en avant par de nombreux articles et interviews, ce projet a été une vraie mise en lumière pour elle.

Le projet a mis en œuvre plusieurs innovations techniques : flexibilité, réversibilité, autoconsommation collective (premier projet en France) et utilisation du pisé

Flexibilité : la « structure ruine » du bâtiment 3 (seuls les façades, poteaux extérieurs et noyaux de parties communes sont porteurs) offre à chaque étage un immense plateau modulable à loisir par un système de cloisons SAD. Les typologies de bureaux et de logements sont ainsi modifiables librement : un T4 peut ainsi céder une chambre au T2 mitoyen afin de constituer deux T3. Cette flexibilité est intégrée juridiquement au règlement de copropriété : les cloisons étant mitoyennes et non des parties communes, seul l’accord des propriétaires concernés est nécessaire et non celui de l’ensemble de la copropriété.

Réversibilité : toujours sur le bâtiment 3, les bureaux peuvent être transformés en logement et inversement au gré de l’évolution des besoins. La hauteur sous plafond étant de 2,80 mètres (conforme au Code du travail), les locaux se prêtent aussi bien à un usage tertiaire qu’à un usage d’habitation. Sur le plan juridique, le règlement de copropriété prévoit des seuils (la part de bureaux doit être comprise entre 25 et 50% de la SDP) et la transformation de bureaux en logements ou vice-versa ne nécessite qu’une déclaration préalable en mairie puisque la structure n’est pas touchée.

Autoconsommation collective : en partenariat avec EDF ENR, Ydéal Confluence est la première opération en France d’autoconsommation collective. En effet, bien que l’autoconsommation se développe dans les logements individuels, jamais elle n’avait encore été mise en place sur une copropriété. Les bâtiments 1 à 4 disposent de panneaux photovoltaïques en toiture pour une surface de 850 m² et une production annuelle estimée à 170 MWh soit 52,3% de la consommation (hors commerces) estimée à 325 MWh/an. De plus, afin de pallier les décalages entre les pics de production (en journée quand l’ensoleillement est maximal) et ceux de consommation (le soir quand les habitants rentrent chez eux, allument la lumière et utilise leurs équipements électriques), une batterie installée au sous-sol stocke l’énergie produite et la redistribue le moment venu. Préalablement à la livraison de l’opération, une association, Le Soleil d’Ydéal Confluence, a été créée pour représenter, en tant que personne morale, les adhérents dans la gestion et l’entretien du système. Ses statuts ont été définis en assemblée générale avec les habitants de l’îlot ayant adhéré à la solution d’autoconsommation collective.

Le pisé porteur : Le pisé est utilisé depuis des siècles dans la région, où la composition de la terre (qui nécessite un certain degré d’argile) est particulièrement propice à cette technique. Jusqu’ici utilisé dans des bâtiments peu élevés, des maisons ou des bâtiments peu élevés, le pisé a pour la première fois servi à édifier un bâtiment en R+2, qui est plus est rythmé par de grandes arches larges de 4,70 mètres. Cela a donc représenté autant une innovation qu’un défi technique.

Après construction des différents types de blocs (pleins, arches, clefs de voûte…) par Nicolas Meunier et son équipe, ceux-ci ont séché plusieurs mois sur site avant d’être assemblés comme dans un jeu de construction géant.

Critère n°5 : POTENTIEL DE RÉPLICABILITÉ

En ce qui concerne les innovations mises en place sur ce projet :

Autoconsommation collective : Nous avons été subventionnés sur cette opération pour 100% du coût des batteries et 30% du coût total des panneaux et des frais annexes afférents. Du fait du coût de cette installation, sa pertinence n’est possible qu’à grande échelle sur des grands projets qui peuvent absorber ces dépenses.

Flexibilité et réversibilité : Ydéal Confluence était une des premières opérations d’envergure à parler de flexibilité et réversibilité. Depuis, nous avons répliqué ces techniques et OGIC a pour engagement au niveau national d’étudier 100% de ses opérations en y intégrant la flexibilité.

Pisé : L’utilisation de la terre crue sur YDEAL est démonstrateur des techniques qu’il va falloir utiliser dans l’avenir en raison de l’évolution des températures (bâtiment bas carbone, comportement énergétique frugal), la difficulté réside dans la méconnaissance technique de ce matériau qui rend frileux plus d’un contrôleur technique et le peu d’entreprises et de savoir-faire dans la filière qui reste à développer pour être applicable à grande échelle de manière presque industrielle.

Formée aux affaires internationales et européennes entre l’Angleterre et la France dans le cadre d’un double diplôme Sciences-Po Lille / Université du Kent, Marion a débuté sa carrière en plaidoyer et relations institutionnelles des organisations non gouvernementales, dans le secteur du commerce équitable (Label Max Havelaar France). Ses expériences sont aussi en lien avec les territoires, avec un passage en coopération décentralisée à l’échelle d’un conseil départemental.

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Issue des sciences sociales, de l’histoire de l’art et de l’architecture, après diverses expériences dans la gestion de projets culturels et la production audiovisuelle, Camille a travaillé dans la communication au sein du groupe VINCI : depuis les grands projets à l’international jusqu’à La Fabrique de la Cité, think tank dédié à la prospective urbaine

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Carla DONCESCU

Diplômée d’un master 2 en Economie du Développement à Panthéon-Sorbonne, et actuellement en formation alternance du Master 2 Relation Internationale et Action à l’Etranger dans la même Université, c’est à travers ces différents prismes et ses expériences à l’internationale qu’elle approche les problématiques de villes et territoires durables.

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Manon EXBALIN

Diplômée d’un Master en sociologie de la communication, Manon a travaillé précédemment pour Greenpeace, la Mairie de Paris (en particulier pour venir en aide aux étudiants), et le Ministère de la Transition Ecologique (DGALN – Mission Communication).

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Géographe de formation (Université d’Etat de Saint-Pétersbourg), elle a débuté au poste de géographe économiste à l’Académie d’Économie Agricole (Russie), avant de poursuivre sa carrière en France, en tant qu’assistante administrative et comptable (Air Liquide, Association TGV Provence Côte d’Azur, COFHUAT, Groupe Hervé)

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Avant de rejoindre l’équipe FVD, il a occupé plusieurs postes dans la gestion des collectivités  locales. Allant d’élu et adjoint au maire de sa ville natale Besançon, chargé des relations universitaires et de la coopération internationale puis Directeur du Développement économique de la Ville de Pantin, pour ensuite être directeur de cabinet à Montreuil où il a notamment piloté la refonte en profondeur du projet urbain vers davantage d’écologie et de développement durable, Il continue son parcours en tant que Haut Responsable de la Résilience de la Ville de Paris.

Il promeut une vision holistique et systémique du développement durable et apporte son expérience/expertise en résilience territoriale et en transition écologique et sociale.

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