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Technicentre industriel de Hellemmes : une usine du futur

Une réalisation proposée par SNCF Immobilier

Bâtiments

Contributeur

Référent :  Charlotte Girerd, Responsable Prospective et Expérimentation
Contact : 

Descriptif

SNCF a engagé un programme national de modernisation et de transformation du parc immobilier industriel dédié à la rénovation du matériel roulant (TGV, Thalys, Eurostar…).

La réalisation du nouvel atelier ferroviaire 57 du technicentre industriel d’Hellemmes est un démonstrateur de l’usine du futur. Ce projet immobilier rompt avec les canons de ce type de bâtiment : sans rail, ni fosse, ni pont roulant, c’est un bâtiment réversible vers d’autres usages.

Ce projet a permis de réinventer à Hellemmes une activité industrielle de haute technologie, économe et performante grâce à un unique bâtiment non-cloisonné de grande dimension (24 500 m²) et de locaux tertiaires (2300 m²).

Dotée d’une centrale photovoltaïque de 6 000 m² en toiture le technicentre d’Hellemmes est le 1er atelier ferroviaire à être certifié BEPOS (Bâtiment à Energie Positive).

Thématiques : 
  • Rénovation / Réhabilitation
  • Matériaux
Échelle : 
  • Bâtiment

Fiche d'identité

marker  Hauts de France / Lille
Type de territoire : 
  • Métropole
Date de livraison :  11/12/2019
Surface bâtie :  26 800 m²
Coût du projet :  43,4 millions d’euros d’investissements immobiliers et 20 millions d’euros d’investissements dans les processus industriels
Maîtrise d'ouvrage :  SNCF Immobilier assistée par la société Parvis pour la conduite d’opération.
Maîtrise d'oeuvre :  Le bureau d’études AREP : conception du projet, maîtrise d’œuvre générale, réalisation des études et direction des travaux.
Partenaires associés :  La commune d’Hellemmes, SNCF Mobilités, Société Ramery bâtiment

Distinctions

Labels / certifications :  Bepos, Vitrines Industrie du Futur, Énergie Carbone du bâtiment en E+C-

Évaluation du projet*

sur la base du déclaratif du contributeur

Critère n°1 : SOBRIÉTÉ

Le projet a permis de réaliser des économies de surface avec une réduction de 50 % de l’empreinte foncière consommée pour une productivité industrielle identique voire améliorée (passant de 55 000 M² à 28 000 M²). La construction de ce nouvel technicentre a également permis de réaliser un atelier industriel deux fois moins coûteux qu’un atelier classique, avec un coût de 1 300 €/m².

Analyse ACV = Analyse du cycle de vie.

Un important programme de déconstruction a accompagné ce projet et la transformation du site dans une logique de rénovation décarbonée et basse énergie du bâti existant. Parmi eux, 55 000 m² de locaux hétérogènes, en fin de vie et inadaptés aux nouveaux process industriels ont été démolis et 70 % des matériaux sont recyclés dans des filières locales à circuit court (briques, béton, acier …).

Le technicentre satisfait plusieurs objectifs environnementaux majeurs permettant d’en faire le 1er bâtiment industriel (atelier 57) SNCF ouvert à une labellisation BEPOS (Bâtiment à Energie Positive). A cet effet, le projet a permis de réduire la consommation énergétique du bâtiment, désormais remplacées par des énergies pour partie décarbonées et renouvelables.

  • Une économie énergétique reposant sur un bâtiment basse consommation (inférieure de 30 % par rapport à la réglementation actuelle RT2012).
  • Un niveau d’autoconsommation supérieur à 90 % grâce à une production d’énergie renouvelable sur site (centrale photovoltaïque de 6500 m² installée en toiture et produisant 1,6 MWC).
  • La forte isolation thermique de son enveloppe, l’éclairage naturel des bureaux et de l’atelier, un chauffage par bandes radiantes contribuent à la labellisation Énergie Carbone (E+C-) préfigurant la future réglementation RT2020

A cette réduction drastique de l’empreinte carbone s’ajoute un travail sur les pollutions industrielles avec un traitement à la source des rejets et une mise en séparatif des réseaux d’évacuation.

Le projet immobilier s’est appuyé sur une démarche Building Information Modeling (BIM), ce qui a facilité les interfaces entre ingénieries immobilières et industrielles via une plateforme collaborative. Reposant sur la robotisation et le principe de boîte dans la boîte, le bâtiment a également été standardisé, ce qui a permis de rendre autonome des process industriels complexes et spécifiques qu’il abrite.   Les espaces de travail sont lumineux et généreux et la flexibilité du bâtiment est totale permettant sans surcout de transformer le bâtiment et d’optimiser le coût de fonctionnement.

Critère n°2 : INCLUSION

La réalisation de ce nouvel atelier industriel a été rendu possible par une co-construction itérative, permettant d’assembler les besoins industriels et immobiliers formulé par de multiples acteurs et externes à la SNCF : Direction du Matériel, Maîtrise d’œuvre, fournisseurs d’équipements industriels, groupement de construction… La compréhension des attentes et des contraintes de chaque partenaire a été un élément clef pour piloter, agir et faire agir, tout en veillant en permanence à la sécurité des intervenants sur le site

Le personnel du technicentre industriel d’Hellemmes a également été impliqué dès le début du projet dans la conception des futures zones de travail, leur aménagement, l’ergonomie des postes de travail, la définition des outillages, les flux de pièces, etc.

Le projet permet de maintenir de l’emploi industriel en centre urbain dense. Avec 1000 salariés, le technicentre est un pôle économique majeur du territoire.

Comme sur l’ensemble des chantiers SNCF, des clauses en direction des salariés en insertion sont obligatoires.

Situé dans un environnement pavillonnaire et desservi par le métro (500 m), le technicentre de Hellemmes fait le pari d’une ville productive moderne qui intègre les activités industrielles dans son tissu urbain classique. Pour cela un grand soin a été apporté à l’empreinte environnementale du bâtiment et à la conception du bâtiment et de ses abords : parking voitures, garages deux roues sécurisés et espaces extérieurs aménagés et arborés assurent une intégration urbaine de qualité et une meilleure accessibilité du site par le personnel du technicentre.

La reconstruction sur site a permis de moderniser l’activité industrielle sur le territoire lillois sans la délocaliser et tout en répondant aux nouvelles exigences de performance industrielle mondiale.

Critère n°3 : RÉSILIENCE

Une étude d’impact a été menée.

Le pilotage de la MOA à SNCF Immobilier repose sur un ensemble d’outils dont les analyses SWOT.

Critère n°4 : CRÉATIVITÉ

Le nouvel atelier accueille des capacités industrielles et d’ingénierie participant à l’excellence industrielle française, ainsi qu’un laboratoire d’innovation digitale en étroite interaction avec l’écosystème local (pôles de compétitivité, centres de recherche et d’expertises, universités, incubateurs de start-ups…).

Le projet immobilier constitue en lui-même une innovation dans la mesure où plus aucune voie ferrée ne sillonne le site. Les trains sont démontés et acheminés en pièces sur des plates-formes mobiles (des moovers) dans les ateliers. Le bâtiment est alors composé d’un seul tenant sans séparation et présente ainsi une très grande flexibilité d’usage : on parle de « bâtiment-parapluie ».

C’est aussi un bâtiment innovant par sa sobriété énergétique.

En terme de gouvernance l’utilisateur final a été placé dès l’amont au cœur du projet ce qui a permis de répondre de façon précise et économe à l’ensemble des besoins.

Le projet industriel a permis de développer des outils permettant d’analyser le comportement en temps réel de la flotte ferroviaire et proposant des interventions préventives (télédiagnostic), dans le but d’anticiper la défaillance des TGV en circulation.

Le site d’Hellemmes accueille à cet effet un laboratoire d’innovation digitale le « 574 » dédié à la production de solutions digitales innovantes pour l’activité Matériel de SNCF, au cœur de la région Hauts-de-France et en étroite interaction avec l’écosystème local (pôles de compétitivité, centres de recherche, universités, start-ups…). Conçus pour accélérer le développement des projets internes porteurs d’innovation, les 574 incarnent physiquement la transformation de l’entreprise par le digital et sa volonté d’innover. Le 574 du technicentre industriel d’Hellemmes est l’un des accélérateurs de la transformation digitale industrielle du groupe SNCF (Internet des objets, Big Data, Réalité augmentée, Intelligence artificielle, Incubateur d’idées).

Critère n°5 : POTENTIEL DE RÉPLICABILITÉ

Le projet constitue le premier démonstrateur des 574 industriels réalisés par la SNCF. Ces derniers sont conçus comme des  « maisons du digital » du groupe ferroviaire SNCF. A cet effet le potentiel de réplicabilité est fort avec notamment des projets tels que ceux du technicentre de Vénissieux.

Ces projets industriels réinventent l’usine du futur à la fois dans sa conception technique et dans les usages. Le potentiel de réplicabilité des innovations techniques et environnementales mises en œuvre sur le technicentre de Hellemmes permet d’accompagner les transitions industrielles “clés en main” dans tous les types de territoire, même les plus denses en minimisant les nuisances de la ville productive et en maximisant les effets bénéfiques.

Formée aux affaires internationales et européennes entre l’Angleterre et la France dans le cadre d’un double diplôme Sciences-Po Lille / Université du Kent, Marion a débuté sa carrière en plaidoyer et relations institutionnelles des organisations non gouvernementales, dans le secteur du commerce équitable (Label Max Havelaar France). Ses expériences sont aussi en lien avec les territoires, avec un passage en coopération décentralisée à l’échelle d’un conseil départemental.

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Issue des sciences sociales, de l’histoire de l’art et de l’architecture, après diverses expériences dans la gestion de projets culturels et la production audiovisuelle, Camille a travaillé dans la communication au sein du groupe VINCI : depuis les grands projets à l’international jusqu’à La Fabrique de la Cité, think tank dédié à la prospective urbaine

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Carla DONCESCU

Diplômée d’un master 2 en Economie du Développement à Panthéon-Sorbonne, et actuellement en formation alternance du Master 2 Relation Internationale et Action à l’Etranger dans la même Université, c’est à travers ces différents prismes et ses expériences à l’internationale qu’elle approche les problématiques de villes et territoires durables.

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Manon EXBALIN

Diplômée d’un Master en sociologie de la communication, Manon a travaillé précédemment pour Greenpeace, la Mairie de Paris (en particulier pour venir en aide aux étudiants), et le Ministère de la Transition Ecologique (DGALN – Mission Communication).

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Géographe de formation (Université d’Etat de Saint-Pétersbourg), elle a débuté au poste de géographe économiste à l’Académie d’Économie Agricole (Russie), avant de poursuivre sa carrière en France, en tant qu’assistante administrative et comptable (Air Liquide, Association TGV Provence Côte d’Azur, COFHUAT, Groupe Hervé)

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Avant de rejoindre l’équipe FVD, il a occupé plusieurs postes dans la gestion des collectivités  locales. Allant d’élu et adjoint au maire de sa ville natale Besançon, chargé des relations universitaires et de la coopération internationale puis Directeur du Développement économique de la Ville de Pantin, pour ensuite être directeur de cabinet à Montreuil où il a notamment piloté la refonte en profondeur du projet urbain vers davantage d’écologie et de développement durable, Il continue son parcours en tant que Haut Responsable de la Résilience de la Ville de Paris.

Il promeut une vision holistique et systémique du développement durable et apporte son expérience/expertise en résilience territoriale et en transition écologique et sociale.

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