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Projet urbain Lyon-Confluence

Une réalisation proposée par le PUCA et la SPL Lyon-Confluence

Bâtiments Économie durable Management et gouvernance Réseaux Vie locale

Contributeur

Référent :  Maxime Valentin, Responsable innovation et développement durable SPL Lyon-Confluence
Contact : 

Descriptif

Le projet urbain Lyon-Confluence consiste à doubler la taille du centre-ville de Lyon, en 30 ans, sur un territoire autrefois industriel et logistique.
Projet urbain de grande ampleur intégrant depuis plus de 15 ans un fort volet développement durable, aussi bien pour les nouvelles constructions, que pour la rénovation du quartier existant : production d’énergie renouvelable locale, performance énergétique des bâtiments (neufs et rénovés), biodiversité, mobilité durable, qualité des espaces publics, logements bienveillants…
Quartier mixte (logements privés, logements sociaux, bureaux, commerces, locaux d’activités, équipements publics) avec à terme, 17 000 habitants et 25 000 emplois.

Plusieurs partenariats locaux, nationaux, et internationaux (Europe, Japon) ont contribué à faire du quartier Lyon-Confluence un terrain d’expérimentation pour le développement durable de la Métropole de Lyon.

Thématiques : 
  • Rénovation / Réhabilitation
  • Construction
  • Économie circulaire
  • Conduite du changement
  • Énergie
  • Logistique et approvisionnement
  • Renforcement du lien social et de la solidarité
Échelle : 
  • Quartier

Fiche d'identité

marker  Auvergne-Rhône-Alpes / Lyon
Type de territoire : 
  • Métropole
Date de livraison :  01/10/2030
Surface bâtie :  1 million de m2
Coût du projet :  3 milliards d’euros (dont 600 millions d’euros d’investissements publics et 2,4 milliards d’euros d’investissements privés)
Maîtrise d'ouvrage :  Société Publique Locale (SPL) Lyon Confluence
Maîtrise d'oeuvre :  Le projet urbain regroupe des bâtiments neufs, des bâtiments rénovés, des espaces publics, des systèmes de production d’énergies renouvelables. Chaque réalisation a sa propre maîtrise d’oeuvre. Il y a donc de nombreuses équipes de maîtrise d’œuvre qui ont travaillé sur une ou plusieurs composantes du projet urbain.
Partenaires associés :  Métropole de Lyon, Ville de Lyon, Commission Européenne

Distinctions

Concours / récompenses :  Green Solutions Awards 2019 : Grand Prix International Quartier Durable (décerné par Construction 21) - Transformation urbaine la plus innovante décerné par le SIATI en 2020 (SIATI : Sommet Immobilier, Aménagement des Territoires et Innovation)

Médias

Évaluation du projet*

sur la base du déclaratif du contributeur

Critère n°1 : SOBRIÉTÉ

Biodiversité et milieux naturels

Depuis le début du projet urbain Lyon Confluence, la biodiversité occupe une place importante dans la stratégie de développement durable. Des partenariats ont été noués entre l’aménageur et des associations de protection de la nature; en particulier avec LPO (Ligue de Protection des Oiseaux) et Arthropologia,(protection des insectes).

Cela a permis d’intégrer dans le projet d’espaces publics, et dans les projets des nouveaux bâtiments, des mesures favorables à la biodiversité : espaces publics généreux, hôtels à insectes, diversité des plantations, cœurs d’îlots de pleine terre, zones refuges pour les oiseaux, etc…

Au total, et pour l’ensemble du projet Lyon-Confluence, c’est 35 hectares d’espaces publics à termes : espaces verts ou voiries (23 hectares déjà réalisés).

Une étude conduite en 2015 a confirmé que, depuis le démarrage du projet urbain (en 2000); et malgré la construction de 500 000 m2 de nouveaux bâtiments, le nombre d’espèces animales et végétales présentes dans le quartier avait considérablement augmenté. Les actions entreprises portent donc leurs fruits.
La deuxième phase du projet urbain prévoit de laisser encore plus de place au développement de la biodiversité; en particulier grâce à l’aménagement d’un parc boisé habité “Le Champ”.

Gestion de l’eau

Le projet urbain Lyon Confluence intègre la bonne gestion des ressources en eau, notamment en concevant des espaces publics favorisant l’infiltration des eaux pluviales.

Gestion des sols

L’aménagement de la partie sud de Lyon Confluence (“Le Champ”, un parc boisé habité de 5 hectares) est un terrain d’expérimentation pour des techniques de dépollution du sol, de recréation de sols fertiles,  et de développement de l’économie circulaire (en particulier pour le recyclage du béton).

Gestion des déchets

Les projets de construction neuves dans le quartier Lyon-Confluence intègrent la mise en place de jardins partagés et de composteurs.

Les cahiers des charges pour les promoteurs immobiliers construisant à Lyon Confluence intègre des exigences en matière de développement durable, en particulier sur l’utilisation de matériaux naturels ou recyclés.

Par exemple, l’îlot B2 « Ydeal » (construction en terre crue)

L’économie circulaire était également un des fils conducteurs d’un appel à projets citoyens “Eurêka Club“, lancé avec une dizaine de partenaires publics et privés du projet Lyon-Confluence

Adaptation au changement climatique et réduction des émissions de gaz à effet de serre

Le développement durable est une composante importante du projet urbain Lyon-Confluence depuis plus de 15 ans. Le projet tend à la neutralité carbone et à la passivité énergétique. Les aménagements d’espaces publics laissent une grande part aux mobilités douces, aux espaces verts et à la lutte contre les îlots de chaleur urbain. Pour les nouvelles constructions du quartier, les cahiers des charges que doivent respecter les promoteurs immobiliers intègrent des exigences fortes pour:

– la conception bioclimatique : logements traversant (pour favoriser la ventilation et l’apport de fraîcheur naturelle), isolation performante, production d’énergie renouvelables dans les îlots, cœurs d’îlots de pleine terre (sans parking souterrain) pour davantage de végétation et de fraîcheur en été…

– l’utilisation de matériaux naturels ou recyclés.

Pour les projets de rénovation énergétiques du quartier existant, l’objectif est de réduire fortement les consommations d’énergie (entre 2 et 4 fois moins selon les bâtiments) mais aussi d’améliorer le confort thermique (notamment en été).

Sobriété énergétique

Lors de l’élaboration des projets de construction neuves, un point d’attention particulier est porté aux dimensionnements des infrastructures de fournitures d’énergies (transformateurs électriques, sous stations du chauffage urbain…) afin de ne pas surdimensionner inutilement des équipements coûteux et énergivores.

Dès la première phase du projet urbain, Lyon-Confluence a imposé aux promoteurs immobiliers des exigences de sobriété énergétique plus exigeantes que la réglementation thermique en vigueur. Les bâtiments neufs construits dans le quartier sont donc très peu consommateurs d’énergie (certains sont mêmes à énergie positive). La sobriété énergétique concerne aussi bien les constructions, que la réhabilitation du quartier existant (cités HLM, copropriétés, bureaux, équipements publics). Plusieurs projets ambitieux de rénovation énergétique se sont concrétisés ces dernières années; représentant un total de 18 bâtiments et 70 000 m2 (travaux terminés, en cours, ou confirmés).

La logique de sobriété est recherchée dans la conception, mais aussi dans le fonctionnement, la maintenance et l’entretien des bâtiments et des espaces publics du quartier Lyon Confluence. Elle est constamment enrichie par les retours d’expérience, au fur et à mesure, de l’avancement du projet urbain.

Ainsi la conception et la réalisation des travaux d’espaces publics se fait conjointement avec les services de la collectivité (espaces verts, éclairage public, voirie…) ; afin qu’ils fonctionnent correctement, dans la durée.

La SPL Lyon Confluence s’intéresse fortement à la vie du bâtiment « au-delà de la livraison des constructions », et travaille désormais à la mise en place d’un opérateur de services urbains, pour permettre de gérer au mieux la performance et le confort des bâtiments dans la durée, après la fin des travaux, tout en maîtrisant les charges d’entretien maintenance.

Critère n°2 : INCLUSION

Le projet urbain Lyon-Confluence est piloté par une société ad hoc, créée par la Métropole de Lyon : la Société Publique Locale (SPL) Lyon Confluence. C’est une société privée avec uniquement des actionnaires publics (principalement Métropole de Lyon et Ville de Lyon).

Depuis le début du projet urbain Lyon Confluence, la concertation avec le public et les usagers du quartiers est une composante importante.

En 1998-1999, l’exposition “Lyon Confluence, un projet urbain” a présenté le potentiel du territoire à près de 24 000 visiteurs et a permis de recueillir un millier de contributions. Cette exposition a marqué le début d’une dynamique de concertation et d’échanges avec les Lyonnais; qui se poursuit depuis (au fur et à mesure de l’avancement).

La création des deux ZAC (Zones d’Aménagement Concertée) a donné lieux à des temps de concertation :

  • en 2003, réunions publiques en préalable à la création de la ZAC 1 (1ère phase du projet urbain)
  • en 2008 et 2009, en préalable à la création de la ZAC 2 (2e phase du projet urbain), six ateliers thématiques + un parcours exposition “Ma Ville demain” permettant de recueillir des contributions.
  • au printemps 2016, concertation relative au réaménagement du secteur de la gare de Perrache a permis de recueillir environ 250 avis écrits.

En complément, des dispositifs de concertation continue, tout au long du projet, se poursuivent sous différentes formes :

  • comité de suivi participatif avec les acteurs du quartier (plusieurs fois par an), présidée par la vice présidente à la démocratie participative de la Métropole de Lyon.

Ce comité permet d’informer en primeur ses membres sur l’actualité du projet, mais également de les écouter et d’échanger sur les sujets de leurs choix.

 

  • ouverture d’un lieu d’exposition et d’accueil du public, plusieurs jours par semaines (“Maison de la Confluence”)
  • soirées d’accueil des nouveaux habitants (organisées depuis 2010, à chaque nouvelle livraison d’îlot neuf), permettant de créer du lien entre les nouveaux et les anciens habitants du quartier.
  • enquête logements (enquêtes auprès des occupants des logements neufs, plusieurs années après la livraison, pour évaluer la pertinence de la conception; et alimenter les cahiers des charges des prochaines consultations promoteurs)
  • concertation pour les aménagements des espaces publics (tout au long de la conception, et également enquête de satisfaction une fois qu’ils sont livrés pour d’éventuels réajustements si besoin).

Un appel à projets citoyens (“Eurêka Club”) a été lancé, en partenariat avec une douzaine d’acteurs publics et privés du quartier Confluence. Il a permis de sélectionner plusieurs projets d’initiatives citoyennes portant sur l’économie circulaire, le lien social et le bien être.

Le projet urbain Lyon-Confluence a pour objectif de favoriser une vie de quartier, en centre ville (à terme, 17 000 habitants et 25 000 emplois) : logements, bureaux, commerces, équipements publics, établissements d’enseignements supérieurs, espaces publics, activités culturelles et de loisir…

Tous les locaux destinés à de l’activité économique sont situés à moins de 400 mètres d’une station de transport en commun.

La mixité sociale à Lyon-Confluence est un choix volontariste affirmé dès la conception du projet; avec une volonté de la Métropole de Lyon d’avoir une proportion globale de logements sociaux (locatifs et en accession) supérieure à 25%. Pour chacun des lots à construire, les promoteurs immobiliers doivent respecter, une proportion de logements sociaux, intermédiaires et libres.

L’objectif est de permettre à chacun d’effectuer son parcours de vie en centre-ville, via le logement étudiant, le logement locatif social, l’accession sociale à la propriété, le logement intergénérationnel ou pour personnes âgées.

Lyon-Confluence a été conçu pour être un quartier accessible à tous, quel que soit son budget. La mixité sociale est une exigence forte affirmée dès le lancement du projet. Le quartier propose 25% de logements sociaux (locatif social) et 15% de logements intermédiaires (accessibles en dessous des prix de marché).
70% des logements construits durant la 1ère phase du projet urbain sont à destination des familles.

Lyon-Confluence a été conçu pour être un quartier accessible à tous, quel que soit son budget. La mixité sociale est une exigence forte affirmée dès le lancement du projet. Le quartier propose 25% de logements sociaux (locatif social) et 15% de logements intermédiaires (accessibles en dessous des prix de marché).

Les promoteurs immobiliers construisant dans le quartier Lyon Confluence doivent répondre à un cahier des charges développement durable, qui intègrent des exigences (notamment sur la qualité de l’air ambiant).

De nombreux projets de rénovations énergétiques dans le quartier Confluence concerne des bâtiments occupés par des ménages modestes (logements sociaux ou logements en copropriétés privées).

Lyon Confluence est engagée depuis près de 15 ans dans une démarche de soutien à l’embauche de personnes en insertion sur les différents chantiers menés sur son territoire. Elle joue, aux côtés de la Métropole de Lyon, un rôle moteur dans la mobilisation de ses partenaires et des entreprises sur ce sujet.

D’autre part, plusieurs projets sont en cours de développement pour améliorer l’offre de soins dans le quartier (et notamment des actions en matière de santé préventive) et le maintien des personnes âgées à domicile : maison de santé, logements bienveillants…

Le projet urbain Lyon-Confluence a, depuis de nombreuses années, systématisé les démarches de retour et de partage d’expériences avec son écosystème : enquêtes auprès des habitants, enquêtes sur les usages des espaces publics, analyse des performances environnementales des bâtiments (post travaux). Cela permet de constamment faire évoluer les cahiers des charges pour les promoteurs immobiliers, et de continuer de progresser dans la conception des bâtiments. La démarche est similaire pour les retours d’expérience sur l’usage des espaces publics. Elle fait l’objet de restitutions et d’échanges avec l’ensemble de ses partenaires, et permet d’adapter les nouveaux espaces publics aux usages.

Le projet urbain, dans toutes ses composantes (projet d’espaces publics, mixité d’usage des bâtiments, développement durable, qualité architecturale, nature en ville…) a fortement contribué à améliorer l’image du territoire et le confort des habitants, qu’ils vivent à Confluence, ou dans d’autres quartiers de Lyon. D’un quartier anciennement industriel et logistique, « à l’écart du reste de la ville », Lyon Confluence est devenu une extension du centre-ville, attractif pour les habitants, les entreprises et le investisseurs ; qui rayonne désormais bien au-delà des limites du quartier (y compris à l’international).

Critère n°3 : RÉSILIENCE

Lutte contre le changement climatique, santé et bien-être en ville
Depuis 15 ans, la SPL Lyon Confluence intègre dans les cahiers des charges des promoteurs immobiliers des exigences fortes favorisant notamment :

  • la performance énergétique des bâtiments (production locale d’énergies renouvelables, réduction de la consommation d’énergie)
  • le confort d’été pour les occupants
  • la conception bioclimatique : logements traversant (pour favoriser la ventilation et l’apport de fraîcheur naturelle), isolation performante, production d’énergie renouvelables dans les îlots, cœurs d’îlots de pleine terre (sans parking souterrain) pour davantage de végétation et de fraîcheur en été…
  • l’utilisation de matériaux naturels ou recyclés.

La SPL Lyon Confluence développe, en partenariat avec tout un écosystème d’acteurs de la santé et de l’immobilité, un projet de maison de santé qui vise à :

  • améliorer l’offre de santé à destinations des habitants ou des usagers du quartier
  • renforcer les liens entre l’ensemble des professionnels de santé, aussi bien pour les acteurs de la prévention que des professionnels de soin.
  • renforcer les liens entre les professionnels de santé et les populations fragiles (personnes âgées ou sujettes à des maladies chroniques).

Restitution du projet « Eurêka Confluence & Santé en ville »

Le projet urbain de Lyon-Confluence, de part son ampleur, nécessite une vision systémique pour doubler la taille du centre-ville de Lyon.

C’est la condition pour répondre du mieux possible aux enjeux techniques, socio-économiques, environnementaux.

Les diagnostics sont donc holistiques et systémiques.

Critère n°4 : CRÉATIVITÉ

Développement économique
Les différents acteurs (entrepreneurs individuels, grands groupes, commerçants…) installés au fur et à mesure de la concrétisation du projet urbain constituent aujourd’hui un tissu très actif : environ 900 entreprises au total.

Les nouvelles constructions (bureaux et locaux d’activités) de la première phase du projet urbain ont permis d’accueillir 7 500 emplois nouveaux emplois pérennes. Il est prévu d’avoir, après la réalisation de la deuxième phase, 2 500 emplois supplémentaires.

Le Club des Entreprises de Lyon Confluence Presqu’île a été créé en 2009. Son objectif est de construire et de faire vivre un réseau relationnel d’affaires, composé de chefs d’entreprises du quartier.

Depuis 2019, un incubateur de start ups du numérique “H7” / French Tech a ouvert ses portes à Lyon-Confluence.
Lyon-Confluence, lauréat de l’appel à projet “Démonstrateur Industriel pour la Ville Durable” (Ministère du Logement et Ministère du Développement Durable) développe et test actuellement différentes innovations urbaines, dans le cadre du partenariat “Eurêka Confluence” qui regroupe différents acteurs publics et privés du quartier.

Culture et patrimoine

Le projet de La Confluence a fait le choix d’une architecture ambitieuse, associant des architectes internationaux de renom à des architectes français et lyonnais, ainsi qu’à de jeunes architectes.
Dans son renouveau, le quartier prend soin de préserver ses racines. Du port fluvial au marché d’intérêt national, toutes les activités industrielles ont doté La Confluence d’un bâti spécifique, car marqué par son histoire. Un travail fort a été réalisé pour garder la mémoire du quartier existant.
Ainsi, les 10 000 m2 de la Sucrière et les 3,8 hectares du Port Rambaud ont été réhabilités. Près de 20% des anciennes halles du marché gare seront conservées : Halle aux fleurs (devenue aujourd’hui un gymnase), Halle Girard (aujourd’hui incubateurs de startups du numérique), Bâtiment Porche (réhabilitée en salle de concert)… En accueillant l’Université Catholique de Lyon, ainsi qu’un programme mixte de logements (ensemble d’habitat intergénérationnel) et de bureaux, la reconversion des anciennes prisons Saint Joseph (1827 1831) et Saint-Paul (1860-1865) est un bel exemple de réhabilitation de l’existant, en cohérence avec les exigences des réalisations du quartier neuf. C’est ainsi 40% du bâti existant qui a été préservé.
De nombreux projets de rénovation énergétique se sont concrétisés ces dernières années à Lyon Confluence. A ce jour, c’est plus de 70 000 m² d’opérations d’éco rénovation (travaux terminés…).

Gouvernance du projet
Le projet urbain Lyon-Confluence est piloté par une société ad hoc, créée par la Métropole et la Ville de Lyon : la Société Publique Locale (SPL) Lyon Confluence. C’est une société privée avec uniquement des actionnaires publics (principalement Métropole de Lyon, et Ville de Lyon). La gouvernance du projet est donc au service de l’intérêt général.
Cet instrument de mise en oeuvre du projet a su évoluer au fur et à mesure de l’avancement du quartier. Société d’Economie Mixte (SEM) à sa création en 1999, puis Société Publique Locale en 2012. Lyon-Confluence fut la première société publique locale d’aménagement créée en France.
Au fil du temps, les collectivités actionnaires ont élargi les missions confiées à la SPL Lyon Confluence : maîtrise d’ouvrage d’équipements publics et d’ouvrages structurants, mission d’accompagnement des commerces, aménagement du pôle d’échanges multimodal de Perrache, pilote de la rénovation énergétique du quartier, etc…
L’équipe de la SPL Lyon Confluence est légère, transversale, organisée pour et autour du projet urbain ; tout en s’appuyant sur les services de la collectivité.
Retours d’expériences systématiques
D’une manière générale, le projet urbain Lyon-Confluence a, depuis de nombreuses années, systématisé les démarches de retour et de partage d’expériences avec son écosystème : enquêtes auprès des habitants, enquêtes sur les usages des espaces publics, analyse des performances environnementales des bâtiments (post-travaux).

Innovation partenariale

Depuis plus de 15 ans, la SPL Lyon Confluence multiple les outils d’innovation au service de la réalisation du projet urbain, et de la qualité de vie en ville. Initialement participant à plusieurs partenariats locaux, nationaux et internationaux ; la SPL Lyon Confluence joue désormais un rôle de plus en plus important dans la constitution et le management de consortiums (rassemblant des acteurs publics, privés et associatifs), et centrés sur des projets d’innovations ; aux niveaux national et européen.
Par exemple :

Le consortium Eurêka Confluence, lauréat du PUCA (Plan Urbanisme Construction Aménagement) pour le programme DIVD (Démonstrateur Industriel pour la Ville Durable)

Le consortium SCALE, retenu par la Commission Européenne pour piloter et animer un réseau de 116 villes bénéficiant d’aides de la Commission Européenne, pour développer des solutions innovantes face au réchauffement climatique.

Le consortium européen Smarter Together (30 partenaires de 10 pays) pour développer à grande échelle des solutions énergétiques innovantes et durables.

Critère n°5 : POTENTIEL DE RÉPLICABILITÉ

Oui, le projet est réplicable et répliqué à différents niveaux :
Niveau local/national (Club Ecorénovation)
Depuis 2020, la SPL Lyon Confluence pilote le Club Ecorénovation, qui regroupe près de 50 acteurs de la rénovation environnementale (actifs sur le territoire de la Métropole de Lyon, ou au niveau national/international).
Son objectif : développer la culture commune sur un sujet devenu essentiel pour des villes plus sobres.

Niveau national (Club Ville Aménagement : association des maîtres d’ouvrages d’opérations urbaines)
La SPL Lyon Confluence co-anime le groupe de travail « La Ville des Usages » (avec la SERM -Société D’Equipement de la Région Montpelliéraine, et PMA -Paris et Métropole Aménagement) qui porte notamment sur l’influence du numérique dans la fabrique de la ville, et l’évolution du métier d’aménageur.

Niveau Européen (SCALE)
La SPL Lyon Confluence coordonne le consortium SCALE, retenu par la Commission Eropéenne pour piloter et animer un réseau qui fédère 116 villes bénéficiant d’aides de la Commission Européenne, pour développer des solutions innovantes face au réchauffement climatique.

Formée aux affaires internationales et européennes entre l’Angleterre et la France dans le cadre d’un double diplôme Sciences-Po Lille / Université du Kent, Marion a débuté sa carrière en plaidoyer et relations institutionnelles des organisations non gouvernementales, dans le secteur du commerce équitable (Label Max Havelaar France). Ses expériences sont aussi en lien avec les territoires, avec un passage en coopération décentralisée à l’échelle d’un conseil départemental.

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Issue des sciences sociales, de l’histoire de l’art et de l’architecture, après diverses expériences dans la gestion de projets culturels et la production audiovisuelle, Camille a travaillé dans la communication au sein du groupe VINCI : depuis les grands projets à l’international jusqu’à La Fabrique de la Cité, think tank dédié à la prospective urbaine

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Carla DONCESCU

Diplômée d’un master 2 en Economie du Développement à Panthéon-Sorbonne, et actuellement en formation alternance du Master 2 Relation Internationale et Action à l’Etranger dans la même Université, c’est à travers ces différents prismes et ses expériences à l’internationale qu’elle approche les problématiques de villes et territoires durables.

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Manon EXBALIN

Diplômée d’un Master en sociologie de la communication, Manon a travaillé précédemment pour Greenpeace, la Mairie de Paris (en particulier pour venir en aide aux étudiants), et le Ministère de la Transition Ecologique (DGALN – Mission Communication).

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Géographe de formation (Université d’Etat de Saint-Pétersbourg), elle a débuté au poste de géographe économiste à l’Académie d’Économie Agricole (Russie), avant de poursuivre sa carrière en France, en tant qu’assistante administrative et comptable (Air Liquide, Association TGV Provence Côte d’Azur, COFHUAT, Groupe Hervé)

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Avant de rejoindre l’équipe FVD, il a occupé plusieurs postes dans la gestion des collectivités  locales. Allant d’élu et adjoint au maire de sa ville natale Besançon, chargé des relations universitaires et de la coopération internationale puis Directeur du Développement économique de la Ville de Pantin, pour ensuite être directeur de cabinet à Montreuil où il a notamment piloté la refonte en profondeur du projet urbain vers davantage d’écologie et de développement durable, Il continue son parcours en tant que Haut Responsable de la Résilience de la Ville de Paris.

Il promeut une vision holistique et systémique du développement durable et apporte son expérience/expertise en résilience territoriale et en transition écologique et sociale.

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