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Les Mahots

Une réalisation proposée par Construction 21

Bâtiments Conception

Contributeur

Référent :  Nicolas PEYREBONNE , Gérant de Co-architectes
Contact : 

Descriptif

Le projet s’appuie sur les études urbaines, il révèle ses objectifs de limitation du front bâti et de porosité envers la voie principale. Il doit donc traiter une orientation des façades défavorable d’un point de voie solaire, en proposant des façades légères en bois, en mettant en place des coursives support de végétation protégeant des rayons bas et chauds d’été. Le paysage définit les espaces communs, l’empreinte en pleine terre se retrouve au niveau des étages, permettant à tous de disposer de surfaces extérieures.  Il aborde une difficulté, celle de gérer l’acoustique dans des bâtiments traversants en mettant en place un système de murs anti-bruits non linéaires. 

Thématiques : 
  • Qualité du logement
  • Construction
  • Matériaux
  • Exploitation
  • Milieux naturels et aquatiques, biodiversité
Échelle : 
  • Bâtiment

Fiche d'identité

marker  La Réunion / 97420 Le Port
Type de territoire : 
  • > 20 000 < 100 000 habitants
Date de livraison :  05/10/2018
Surface bâtie :  3737 m2
Coût du projet :  4 750 000
Maîtrise d'ouvrage :  SEMADER
Maîtrise d'oeuvre :  Co-Architectes
Partenaires associés :  Ad Hoc - BET Paysage Intégrale Ingénierie – BET TCE, QE

Distinctions

Concours / récompenses :  prix Prix Énergie & Climats Chauds (Green Solutions Awards)

Évaluation du projet*

sur la base du déclaratif du contributeur

Critère n°1 : SOBRIÉTÉ

Le projet cherche à diminuer au maximum son impact négatif sur son terrain d’implantation. 40 % de la parcelle est laissé en plein terre et un réseau de noues végétalisée récupère la totalité des eaux de pluies des toitures limitant et retardant au maximum les rejets hors parcelle. 

A l’époque de sa construction (2016-2018), aucune filière éco-responsable n’existait sur le territoire réunionnais. Ce projet social utilise donc les filières maîtrisées de matériaux tout en cherchant à limiter l’usage du béton, privilégiant les murs à ossatures bois et un système de coursives déportées également en bois, issus d’une exploitation certifiée.

Le projet a servi d’étude de cas pour la rédaction du rapport « Développement d’une METHODOLOGIE de Calcul d’Analyse de Cycle de Vie à La Réunion » rédigé par Laetitia ADELARD, Maître de conférences H.D.R., Laboratoire PIMENT de l’Université de La Réunion.

Ce projet de logements sociaux, menée par une SEM locale, la SEMADER, ne visait aucun objectif de ce type car cela risquait de déséquilibrer le montage financier de l’opération. Les concepteurs s’appuient juste sur les données bioclimatiques du site afin d’apporter une réponse efficace et low-tech afin d’offrir le maximum de confort aux habitants. Sans équipement actif et avec une production ECS, l’opération vise une consommation d’énergie primaire de 92,00 kWhep/m2.an contre 145.00 kWhep/m2.an pour une opération standard à La Réunion (Méthode de calcul RTAA DOM 2012).

La sobriété s’applique durant la durée de vie de l’opération par l’absence de tout équipement actif, une maintenance et un entretien aisés puisque les consommables sont limités, les matériaux sont  choisis pour leur durabilité et leur facilité d’entretien.

L’entretien des éléments végétaux du site est assuré sur le long terme par la création d’une association de gestion des jardins partagés qui regroupe les habitants et la gestion locative.

Critère n°2 : INCLUSION

Aucune démarche de ce type n’a été menée sur ce projet spécifique contrairement à nos nouvelles opérations. 

Le projet propose des jardins potagers aux habitants ainsi qu’une aire de jeux pour enfants. Les circulations horizontales, déportés des façades, sont volontairement généreuses afin de permettre l’appropriation par les habitants et favoriser les échanges entre les locataires ; appropriation rendue aisée par le climat insulaire et les modes de vie réunionnais. 

L’opération est un LLTS (Logement Locatifs Très sociaux) et vise donc à accueillir les populations les plus vulnérables du territoire qui sont de fait exclus du locatif privé ou locatif social classique. 

Le maître d’œuvre n’est pas le mieux placé pour s’exprimer sur ce sujet et il faudrait solliciter le service exploitation du maître d’ouvrage. Cependant, nous avons participé aux journées d’entrée des locataires dans leurs logements et les premières réactions étaient très positives. L’expression assumée de l’emploi du matériau bois, l’écriture contemporaine des espaces et surtout la très forte présence du végétal surprenaient nouveaux usagers et habitants du quartier pour qui ces éléments n’appartenaient pas au registre du logement social. 

Critère n°3 : RÉSILIENCE

Les études ont été nourries tant par l’intégration des données techniques (cartes de prévention des risques, nuisances urbaines de la ZAC en cours de création), que par celles bio-climatiques (données du site, connaissances approfondies des concepteurs en ventilation naturelle notamment) ainsi que par l’analyse des besoins des futurs habitants, qui bien que non identifiés personnellement sont tous issus des quartiers limitrophes (population immigrée d’origine insulaire Océan Indien).

 

Le projet n’a pas mobilisé ce type d’outil. 

Critère n°4 : CRÉATIVITÉ

En phase chantier, le projet a permis la réalisation de 2’654h de travail d’insertion, répartis sur 12 lots, en lien avec La Maison de l’emploi du Grand Sud de La Réunion.

En exploitation, une association a été montée par la SEM avec les habitants afin d’organiser l’entretien et la gestion des jardins familiaux réalisés au cœur de l’opération.

Le projet n’a pas mobilisé ce type d’outil. 

Critère n°5 : POTENTIEL DE RÉPLICABILITÉ

Le projet en lui-même n’avait pas vocation à être répliqué. Mais les principes d’organisation spatiale, de construction (permettant une maîtrise des coûts) et de fonctionnement en ventilation naturelle traversante sont potentiellement reproductible à l’infini sous nos latitudes. Ce sont aux concepteurs de s’adapter en fonction du site, de sa topographie, des expositions et des régimes de vents annuels balayant la zone. 

Formée aux affaires internationales et européennes entre l’Angleterre et la France dans le cadre d’un double diplôme Sciences-Po Lille / Université du Kent, Marion a débuté sa carrière en plaidoyer et relations institutionnelles des organisations non gouvernementales, dans le secteur du commerce équitable (Label Max Havelaar France). Ses expériences sont aussi en lien avec les territoires, avec un passage en coopération décentralisée à l’échelle d’un conseil départemental.

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Issue des sciences sociales, de l’histoire de l’art et de l’architecture, après diverses expériences dans la gestion de projets culturels et la production audiovisuelle, Camille a travaillé dans la communication au sein du groupe VINCI : depuis les grands projets à l’international jusqu’à La Fabrique de la Cité, think tank dédié à la prospective urbaine

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Carla DONCESCU

Diplômée d’un master 2 en Economie du Développement à Panthéon-Sorbonne, et actuellement en formation alternance du Master 2 Relation Internationale et Action à l’Etranger dans la même Université, c’est à travers ces différents prismes et ses expériences à l’internationale qu’elle approche les problématiques de villes et territoires durables.

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Manon EXBALIN

Diplômée d’un Master en sociologie de la communication, Manon a travaillé précédemment pour Greenpeace, la Mairie de Paris (en particulier pour venir en aide aux étudiants), et le Ministère de la Transition Ecologique (DGALN – Mission Communication).

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Géographe de formation (Université d’Etat de Saint-Pétersbourg), elle a débuté au poste de géographe économiste à l’Académie d’Économie Agricole (Russie), avant de poursuivre sa carrière en France, en tant qu’assistante administrative et comptable (Air Liquide, Association TGV Provence Côte d’Azur, COFHUAT, Groupe Hervé)

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Avant de rejoindre l’équipe FVD, il a occupé plusieurs postes dans la gestion des collectivités  locales. Allant d’élu et adjoint au maire de sa ville natale Besançon, chargé des relations universitaires et de la coopération internationale puis Directeur du Développement économique de la Ville de Pantin, pour ensuite être directeur de cabinet à Montreuil où il a notamment piloté la refonte en profondeur du projet urbain vers davantage d’écologie et de développement durable, Il continue son parcours en tant que Haut Responsable de la Résilience de la Ville de Paris.

Il promeut une vision holistique et systémique du développement durable et apporte son expérience/expertise en résilience territoriale et en transition écologique et sociale.

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