Mode sombre

La Madeleine

Une réalisation proposée par Union Sociale pour l'Habitat (USH)

Bâtiments Réseaux Vie locale

Contributeur

Référent :  Raphaële d'Armancourt - Responsable Pôle politiques territoriales et urbaines (USH)

Descriptif

Les logements répondent à une conception selon des normes environnementales exigeantes.

L’opération se compose de 24 logements collectifs et 10 pavillons individuels, construits suite à la déconstruction d’une barre de 24 logements au même emplacement. Les 24 logements collectifs sont construits en dalle et en poutres de béton sur des panneaux en ossature en bois. Ce procédé constructif doit permettre à l’avenir une réversibilité des usages. Les menuiseries extérieures sont également en bois, et de la laine de bois est utilisée pour l’isolation.

Les 10 habitations individuelles sont également éco-conçues : l’ossature en poteaux/poutres, les murs de façade et les planchers sont intégralement en bois. Le bois est issu de filières locales, certifiées par Bois de Territoires du Massif Centrale (BTMC).

La performance énergétique et la réduction de l’empreinte carbone du projet sont assurées par l’obtention de certifications exigeantes (cf. ci-dessous). Un commissionnement intervient sur la conception, réalisation et l’exploitation du projet ; et assure ainsi l’exigence et le maintien des objectifs de performance.

Thématiques : 
  • Qualité du logement
  • Matériaux
  • Énergie
  • Renforcement du lien social et de la solidarité
Échelle : 
  • Bâtiment

Fiche d'identité

marker  Auvergne-Rhône-Alpes / Montbrison
Type de territoire : 
  • < 20 000 habitants
Date de livraison :  31/03/2021
Coût du projet :  5,9 M€TTC
Maîtrise d'ouvrage :  Loire Habitat Sébastien Nguyen s.nguyen@loirehabitat.fr
Maîtrise d'oeuvre :  Archipente Atelier d’architecture GBA&CO , Terre Eco , Meunier Marnat , Lignatech , GBA Energies BET , Betrec BET , EODD
Partenaires associés :  Fibois 42 interprofession de la filière Forêt-Bois ABTMC? La Maison Passive France / Propassif

Distinctions

Labels / certifications :  PassivHaus, Label E+C- (niveau E3C1) NF Habitat HQE (2 étoiles)
Concours / récompenses :  Finaliste des Trophées de l’innovation 2020

Évaluation du projet*

sur la base du déclaratif du contributeur

Critère n°1 : SOBRIÉTÉ

Le projet s’inscrit dans une démarche de démolition/reconstruction afin d’accompagner l’évolution d’un quartier en perte d’attractivité vers une offre résidentielle répondant aux attentes contemporaines.

Ce projet contribue à proposer 34 logements en lieu et place d’un immeuble de 24 logements, et contribue ainsi à réduire l’étalement urbain et l’imperméabilisation des sols.

La consommation responsable des matériaux est au cœur de l’opération de la résidence La Madeleine. Les logements collectifs de la résidence sont construits sur des panneaux en ossature en bois, les menuiseries extérieures sont également en bois, et de la laine de bois est utilisée pour l’isolation.

Quant aux logements individuels, l’ossature du bâti, les murs de façades et les planchers sont intégralement en bois. Le bois est issu de filières locales, certifiées par BTMC. Cette marque de certification soutien l’économie locale ; elle vise à intégrer la production locale dans les projets de construction sur le territoire, notamment en assurant la traçabilité des matériaux et la mise en réseau de l’ensemble de la chaine d’acteur.

La performance énergétique et la réduction de l’empreinte carbone du projet sont assurées par l’obtention de certifications exigeantes. De plus, 243m2 de capteurs photovoltaïques ont été mis en place sur l’ensemble de l’opération, assurant ainsi la production locale d’énergie renouvelable.

Le label PassivHaus assure une certaine performance énergétique du bâti puisqu’il est accordé aux bâtiments dont les besoins en chauffage sont inférieurs à 15kWh/m2/an. Deux autres critères définissent des standards d’étanchéité de l’enveloppe de l’habitat et une limitation des besoins en énergie primaire. Concrètement, cela signifie que les économies d’énergie du bâtiment La Madeleine par rapport à un bâtiment classique s’estiment à 90%. Ce label a pour but d’inciter à la création de maisons dites passives, c’est-à-dire des logements dont le chauffage ne nécessite pas la consommation d’énergie supplémentaire. Sont utilisés le chauffage solaire, le chauffage généré par les électroménagers, et des dispositifs de ventilation afin de réguler la température intérieure. Les logements répondent à des critères d’isolation thermique du bâti.

Le label Energie + Carbone – (E+C-) vise à favoriser la production de bâtiments à énergie positive et bas carbone. Ses exigences viennent compléter les label BBCA et Effinergie. Le niveau E3C1 signifie que le bâtiment La Madeleine a atteint les niveaux de performance « Energie 3 » et « Carbone 1 » ; concrètement : la consommation du bâti est inférieure de 20% à la réglementation thermique française (RT2012) et l’empreinte maximale carbone du bâtiment est de 1350kge CO2/m2.

La certification NF Habitat HQE garantie également des standards de qualité de vie dans le logement, grâce à la définition de standards de performance thermique, acoustique, énergétique, de sécurité, et qualité de l’air intérieur. Des contrôles sont effectués de la conception de l’opération à sa livraison afin de pouvoir identifier d’éventuels points de non-conformité.

Le commissionnement intervient non seulement sur la conception, réalisation du projet mais également sur son exploitation et les conditions de sa maintenance. L’équipe assure ainsi tant l’exigence et que le maintien d’objectifs de performance.

Elle veille au respect des performances contractuelles, et mène une réflexion sur la façon dont elles peuvent être optimisées ainsi que leurs conditions de maintien tout au long de la vie du bâtiment. Les intervenants missionnés fixent des obligations de moyen, des suivis de consommations et mettent en place des mesures correctrices si les objectifs de performance ne sont plus respectés.

Critère n°2 : INCLUSION

L’ambition d’exemplarité environnementale de ce projet a impliqué la mise en place d’une équipe de maîtrise d’œuvre pluridisciplinaire afin d’optimiser la conception du bâtiment et répondre aux exigences fixées par le label Passivhauss. Un travail de sensibilisation des compagnons tout au long de la réalisation du chantier a également été mis en œuvre.

Le projet a par ailleurs fait l’objet d’une convention entre Loire Habitat et Fibois 42 et ATMC pour le recours au bois local. C’est donc l’ensemble des acteurs de la filière locale de construction qui ont été mobilisés à travers ce projet exemplaire.

La coexistence d’un parc individuel et collectif implique une certaine mixité dans les types de ménages qui vont s’y installer. Le projet lutte activement contre la précarité énergétique de par la construction de logements passifs ; cette maitrise des charges énergétiques contribue à rendre le logement accessible pour les ménages à bas revenus.

L’opération favorise également la mixité fonctionnelle. Dès sa conception, l’adaptation du bâti aux changements d’usages futurs a été anticipée. La construction de logements en dalle et poutres béton avec panneaux préfabriqués en ossature bois permet la réversibilité et modularité de la structure et ce faisant, une évolution de ses usages.

En premier lieu, le projet porté par Loire Habitat est un projet d’habitat social. Il participe activement à la lutte contre la précarité énergétique, une problématique qui touche 54% des ménages vivant sous le seuil de pauvreté en France.

Le projet sera livré courant 2021.

Critère n°3 : RÉSILIENCE

La densification relative du site par la déconstruction de 24 logements collectifs, pour réaliser une opération exemplaire du point de vue environnemental de 24 logements collectifs et 10 logements individuels permet de lutter contre l’étalement urbain.

Par ailleurs le choix du procédé constructif anticipe sur de possible évolutions d’usages.

L’opération a mobilisé une vision holistique des enjeux en prenant en compte à la fois la durabilité et pérennité du bâti, les usages qu’en feront les habitant.es et la façon dont ces usages seront amenés à évoluer dans le temps.

Critère n°4 : CRÉATIVITÉ

L’opération participe activement au développement de la filière locale du bois, ce faisant à l’emploi local. Le bois utilisé fait l’objet d’une certification de Bois de Territoires du Massif Centrale (BTMC). Cette marque de certification anime un réseau qui regroupe l’ensemble de la chaine d’acteurs : entreprises de 1ere et seconde transformation, architectes, bureaux d’études, coopératives forestières, élus.  Cette mise en réseau, soutenue par l’opération La Madeleine, participe au dynamisme socio-économique local.

Tel que développé ci-dessus, l’opération mobilise des innovations techniques. Le label PassivHaus est un label allemand très exigeant, encore peu pratiqué en France.

De plus, la technique d’isolation thermique en laine de bois et l’emploi d’autres éco matériaux sur la structure du bâti, relèvent de l’éco-conception innovante.

Critère n°5 : POTENTIEL DE RÉPLICABILITÉ

Le projet a été pensé afin d’être reproductible, les équipements retenus sont reconnus pour maitriser l’entretien des installations et optimiser les contrats d’entretiens.

Photo-circulaire-carla

She holds a Master’s degree in Development Economics from the Panthéon-Sorbonne University and is currently studying for a Master’s degree in International Relations and Action Abroad at the same university. She approaches the problems of sustainable cities and territories through these different perspectives and her international experiences.

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Isabelana is a Mexican journalist who holds a Master’s degree in Digital Communication and Data Analysis from the Sorbonne University. She previously worked in communication and press relations in the cultural sector in France and Mexico. Today, she is interested in ecological actions and solutions to preserve the environment and the biodiversity.

camille-waintrop-boyon-fvd

With a background in social sciences, art history and architecture, Camille has worked in communication within the VINCI group: from major international projects to La Fabrique de la Cité, a think tank dedicated to urban foresight.

A geographer by training (Saint Petersburg State University), she started as a geographer and economist at the Academy of Agricultural Economics (Russia), before pursuing her career in France as an administrative and accounting assistant (Air Liquide, Association TGV Provence Côte d’Azur, COFHUAT, Groupe Hervé)

Trained in international and European affairs between England and France as part of a double degree at Sciences-Po Lille / University of Kent, Marion started her career in advocacy and institutional relations of non-governmental organisations, in the fair trade sector (Max Havelaar France label). Her experiences are also linked to territories, with a passage in decentralised cooperation at the level of a departmental council.

sebastien-maire

Before joining the SCbF team, he held several positions in local government management. From elected official and deputy mayor of his native city Besançon, in charge of university relations and international cooperation, to Director of Economic Development of the City of Pantin, to Chief of staff in Montreuil – where he notably piloted the in-depth redesign of the urban project towards more ecology and sustainable development – he continued his career as Senior Resilience Officer of the City of Paris.

He promotes a holistic and systemic vision of sustainable development and brings his expertise in territorial resilience, ecological and social transition.

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