Mode sombre

Plan d’Aou, belvédère et promenade

Une réalisation proposée par Ministère de la Transition Éccologique

Conception

Contributeur

Référent :  Isabel DIAZ
Contact : 

Descriptif

Plan d’Aou est un quartier composite, ancien grand ensemble jouxtant des lotissements et des résidences collectives fermées, et accueillant un tissu économique, des équipements (école, crèche) et un pôle artistique (Gare Franche). Situé sur un plateau, entre le noyau villageois de Saint-Antoine (et sa gare) et la cité de la Bricarde, Plan d’Aou présente des qualités paysagères exceptionnelles, au premier rang desquelles la vue sur la rade de Marseille et les collines du Verduron.

En rénovation urbaine depuis 20 ans, le quartier a connu des transformations majeures, et une redéfinition de son tissu bâti et des circulations. Portée aujourd’hui par le GIP Marseille Rénovation Urbaine et ses partenaires, elle s’est traduite notamment par : 872 logements démolis sur les 915 du site de départ, plus de 450 reconstruits sur site et sur les pourtours, en logement social, accession libre ou sociale, rénovation ou création de plusieurs équipements (petite enfance, écoles, centre social, médiathèque, centre de santé, etc.), aménagement d’espaces publics.  L’opération présentée ici s’inscrit dans la poursuite de ces interventions publiques. 

Suite à un concours Europan remporté par l’équipe CONCORDE sur le site, le GIP Marseille Rénovation urbaine mandate l’équipe pour poursuivre et achever le processus de rénovation urbaine du Plan d’Aou par la reconquête d’espaces publics aujourd’hui en friche.  En 2016, le bailleur Erilia leur a confié une première mission de maîtrise d’œuvre pour la préfiguration d’espaces publics et l’aménagement d’espaces publics temporaires à l’horizon de quelques années (objet de la présente fiche). Un des enjeux du projet est de poursuivre et compléter le geste amorcé il y a quelques années par la ville avec le mail Canovas. L’aménagement construit un lien entre le noyau villageois de Saint-Antoine, à l’est, et la cité de la Bricarde, à l’ouest. Il complète l’offre d’espaces publics sur le plateau du Plan d’Aou. Dans une logique de concentration de moyens, le projet se déploie comme un archipel de petites îles, qui sont autant de petits programmes contrastés. Hors des îles, notamment sur le coteau, les interventions sont légères, consistant essentiellement à révéler un déjàla qualitatif. Les programmes diversifiés s’organisent autour de l’élément central qu’est la Lune bleue, qui utilise le relief, la couleur et l’eau pour construire un paysage ludique. Plusieurs îles sportives se concentrent au sud : stade, fitness, basket, douche. D’autres îles sont dédiées à la détente et au repos (île au chêne, île de la pinède). 

Thématiques : 
  • Construction
  • Rénovation / Réhabilitation
  • Qualité du logement
  • Paysage
  • Espaces publics et espaces verts
  • Commerces
  • Culture et loisirs
  • Éducation et formation
Échelle : 
  • Quartier

Fiche d'identité

marker  France Provence-Alpes-Côte d'Azur / Marseille
Type de territoire : 
  • Métropole
Surface bâtie :  2 ha
Coût du projet :  425 000 HT
Maîtrise d'ouvrage :  Erilia, SA HLM
Maîtrise d'oeuvre :  Concorde, CEC- VRD, Arki-lab

Distinctions

Concours / récompenses :  Palmarès des jeunes urbanistes

Évaluation du projet*

sur la base du déclaratif du contributeur

Critère n°1 : SOBRIÉTÉ

L’équipe de maitrise d’œuvre utilise dans tous les aménagement la pierre calcaire, matériau naturel, brut, simple et beau. Il participe à l’identification et l’intégrité du lieu, à son unification. 

La pierre est un matériau très adaptable aussi bien utilisé pour réaliser le mur de tennis, être utilisé comme assise, comme gradins, etc. Le traitement de la pierre est brut, « sorti de scierie » et mise en œuvre sur le site, il devient un marqueur de l’identité du Plan d’Aou, répondant aux choix architecturaux de la médiathèque également réalisée en pierre. 

La pierre comme matériau principal (bancs, murs, clôtures, etc.) crée un vocabulaire unifié à l’échelle du site tout en étant une réponse à l’exigence de durabilité (matériau économe et pérenne). Elle est garante d’une pérennité et d’une sobriété qui permet à l’espace public d’offrir une qualité à l’aménagement. 

Critère n°2 : INCLUSION

La construction du projet s’est appuyée sur une série d’ateliers intensifs avec les différents partenaires du projet (collectivité, bailleurs, associations) et sur des moments de concertation avec les habitants. L’équipe de maitrise d’œuvre explique qu’il y a eu un gros travail de concertation, beaucoup de rencontres, et des dispositifs novateurs. Ils ont aussi utilisé des méthodes innovantes, en partie développées au Danemark comme des outils ludiques et numériques qui ont permis d’associer tout le monde. Notamment les plus jeunes, habituellement difficiles à impliquer dans ce type de démarche. 

L’objectif est de favoriser de nombreux usages comme des sports variés, des loisirs, des promenades, rencontres, pour que tous les habitants se réapproprient le belvédère, avec des vues exceptionnelles sur la baie de Marseille. Embellir ou donner accès à des espaces publics avec un panorama exceptionnel sur la mer méditerranée constitue la plus-value qu’apporte ce projet.  

Ces lieux requalifiés, ces nouvelles aires de jeux favorisent également les modes actifs comme la marche. Ainsi l’objectif de l’aménagement est double : tisser des liens inter-quartiers tout en renforçant des usages déjà présents.  

Depuis vingt ans, le quartier fait l’objet d’une opération de renouvellement urbain très ambitieuse, portée aujourd’hui par le GIP Marseille Rénovation Urbaine et ses partenaires qui s’est traduite par de profondes transformations d’un quartier avec une population qui est fragilisée. Ce projet s’inscrit dans cette mise en œuvre.  

D’autres espaces publics sont en cours de livraison, donc les retours d’expérience sont un peu prématuré. Mais on peut noter une grande délicatesse dans l’attention au moindre détail (singularité des propositions, choix des matériaux, des végétaux), qui sont des gages d’une « appropriation » de ce qui est ainsi produit. Une technicienne dit dans un article consacré au projet « Enfin, c’est la première fois en dix années de travail à Plan d’Aou que j’entends dire : « Et en plus, c’est beau ! » ». 

Critère n°3 : RÉSILIENCE

Critère n°4 : CRÉATIVITÉ

Les outils mobilisés sont ceux du paysage et d’un rapport très sensible au site, qui plus est avec un relief très accidenté. Car le coteau n’est pas un parc, ni un square, mais un lieu avec une végétation spécifique qui peut accepter un aménagement fin et discret en exploitant au maximum le potentiel existant. L’intervention se veut légère et peu perturbatrice de l’existant. Il s’agit de conforter des cheminements du quotidien, délicats, en quelque sorte de recréer du vernaculaire. Les cheminements reprennent les tracés existants et sont réalisés en stabilisé. Quelques cheminements sont créés pour proposer des possibilités de parcours au sein du coteau. Les caractéristiques paysagères actuelles sont préservées et confortées par quelques plantations. L’ensemble s’inscrit dans une logique de sentier, de déambulation, de promenade, qui est aussi celle du GR2013. 

Critère n°5 : POTENTIEL DE RÉPLICABILITÉ

Pour tout espace public, friche. 

Formée aux affaires internationales et européennes entre l’Angleterre et la France dans le cadre d’un double diplôme Sciences-Po Lille / Université du Kent, Marion a débuté sa carrière en plaidoyer et relations institutionnelles des organisations non gouvernementales, dans le secteur du commerce équitable (Label Max Havelaar France). Ses expériences sont aussi en lien avec les territoires, avec un passage en coopération décentralisée à l’échelle d’un conseil départemental.

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Issue des sciences sociales, de l’histoire de l’art et de l’architecture, après diverses expériences dans la gestion de projets culturels et la production audiovisuelle, Camille a travaillé dans la communication au sein du groupe VINCI : depuis les grands projets à l’international jusqu’à La Fabrique de la Cité, think tank dédié à la prospective urbaine

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Carla DONCESCU

Diplômée d’un master 2 en Economie du Développement à Panthéon-Sorbonne, et actuellement en formation alternance du Master 2 Relation Internationale et Action à l’Etranger dans la même Université, c’est à travers ces différents prismes et ses expériences à l’internationale qu’elle approche les problématiques de villes et territoires durables.

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Manon EXBALIN

Diplômée d’un Master en sociologie de la communication, Manon a travaillé précédemment pour Greenpeace, la Mairie de Paris (en particulier pour venir en aide aux étudiants), et le Ministère de la Transition Ecologique (DGALN – Mission Communication).

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Géographe de formation (Université d’Etat de Saint-Pétersbourg), elle a débuté au poste de géographe économiste à l’Académie d’Économie Agricole (Russie), avant de poursuivre sa carrière en France, en tant qu’assistante administrative et comptable (Air Liquide, Association TGV Provence Côte d’Azur, COFHUAT, Groupe Hervé)

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Avant de rejoindre l’équipe FVD, il a occupé plusieurs postes dans la gestion des collectivités  locales. Allant d’élu et adjoint au maire de sa ville natale Besançon, chargé des relations universitaires et de la coopération internationale puis Directeur du Développement économique de la Ville de Pantin, pour ensuite être directeur de cabinet à Montreuil où il a notamment piloté la refonte en profondeur du projet urbain vers davantage d’écologie et de développement durable, Il continue son parcours en tant que Haut Responsable de la Résilience de la Ville de Paris.

Il promeut une vision holistique et systémique du développement durable et apporte son expérience/expertise en résilience territoriale et en transition écologique et sociale.

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