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Habitat participatif l’arche en l’île

Une réalisation proposée par MTE - AD5 - Ecocité - OFS

Bâtiments Management et gouvernance

Contributeur

Référent :  Jean-Baptiste BUTLEN, Sous-Directeur de l'Aménagement Durable au MTE
Contact : 

Isabelle MORITZ (Adjointe au chef du bureau des opérations d'aménagement au MTE) : [email protected]
Jean-Marie QUEMENER (Chef du bureau des opérations d'aménagement au MTE) : [email protected]

Descriptif

Associer les habitants à la construction de leur habitat, c’est l’objectif de l’Arche-en-l’Île, dans l’ÉcoQuartier fluvial à l’Île- Saint-Denis, à 3 kilomètres de Paris. Situé dans l'éco-quartier fluvial de L'ILE-SAINT-DENIS. Situé sur l'îlot, dit « PB4 », le projet accueille un habitat participatif mixte.

Il s'agit du premier projet à l'échelle nationale à mixer accession groupée libre, accession sociale et location sociale. Les futurs habitants et voisins ont participé pendant plus de 1an et demi à la programmation, conception de leur projet de vie. Ils ont été accompagnés pour cela d'une AMO de groupe d'habitants, d'une équipe de Moe et enfin d'un promoteur immobilier pour la construction de l'immeuble et la sécurisation de la phase opérationnelle.

Depuis juillet 2018, 26 logements en ossature bois sont ainsi sortis de terre, mixant pour la première fois en France dans un même immeuble le locatif social, l’accession groupée libre et l’accession sociale à la propriété.

Thématiques : 
  • Construction
  • Qualité du logement
  • Matériaux
  • Participation citoyenne
Échelle : 
  • Bâtiment
  • Logement

Fiche d'identité

marker  Île-de-France / Paris
Type de territoire : 
  • Métropole
Date de livraison :  01/07/2018
Coût du projet :  329 k€ HT (prévisionnel à confirmer)
Maîtrise d'ouvrage :  CONCHA
Maîtrise d'oeuvre :  Promoteur Quartus architecte JULIEN BELLER
Partenaires associés :  Courtoisie Urbaine, AMO Aménageur Plaine commune Le bailleur (12 logements sociaux) : Plaine Commune Habitat + CAPS ( 4 logements en accession sociale) + 14 foyers accédants. Les habitants sont constitués en association Loi 1901 : L’Arche en L’île. Groupe d’habitants (26 foyers ; familles avec et sans enfants et personnes vivant seules)

Distinctions

Concours / récompenses :  Projet EcoCité – Ville de demain

Évaluation du projet*

sur la base du déclaratif du contributeur

Critère n°1 : SOBRIÉTÉ

Le projet propose une serre de 80m2 dédiée à l’agriculture urbaine en toiture, une terrasse de 400 m² sur le toit avec jardin en permaculture et espace de bien-être,

Le  bâtiment en ossature bois. Le réemploi de matériaux issus de la déconstruction est dans ce projet une préoccupation majeure. Ainsi, dans un souci d’économie de ressources et d’énergie, les murs de la serre dédiée à l’agriculture urbaine en toiture ont été en matériaux de réemploi. Les meubles des parties communes ont été fabriqués par les habitants avec des matériaux de récupération (anciens volets) et permettront le partage et la mutualisation d’équipements. Des prototypes de ces meubles ont déjà été créés en partenariat avec l’association BELLASTOCK. ).

Les caractéristiques de l’écoquartier : Quartier sans voiture, réemploi des matériaux de déconstruction des entrepôts, services à la mobilité, habitat participatif, imbrication des typologies de logements, prix des logements maîtrisés, performance énergétique des bâtiments, ampleur et qualité des espaces publics, récupération des eaux pluviales…

Performances environnementales multiples : Objectif RT2012-25% – Faible teneur en énergie grise, grâce à un immeuble en bois (bio-sourcé) + réemploi + conception bioclimatique poussée.

Objectif de sobriété énergétique porté par les futurs utilisateurs, individuellement et collectivement : Les performances techniques du projet s’accompagnement d’une réflexion avec les habitants sur leur mode de vie sobre : consommer moins de Watt, quotidien avec moins d’énergie grise, les gestes primordiaux, la production agricole-permaculture, la mutualisation d’équipements (vélo-chariot, buanderie…) et d’espaces (grand salon, chambre d’hôte, terrasse agriculture…).

Objectif de sobriété énergétique porté par les futurs utilisateurs, individuellement et collectivement : Les performances techniques du projet s’accompagnement d’une réflexion avec les habitants sur leur mode de vie sobre : consommer moins de Watt, quotidien avec moins d’énergie grise, les gestes primordiaux, la production agricole-permaculture, la mutualisation d’équipements (vélo-chariot, buanderie…) et d’espaces (grand salon, chambre d’hôte, terrasse agriculture…).

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Critère n°2 : INCLUSION

UNE ÉMULATION PARTICIPATIVE CRÉATRICE DE VALEUR : Un groupe de 12 foyers, accédants à la propriété et locataires du parc social, s’est engagé pendant plus d’un an dans ces ateliers destinés à réinventer l’habitat, à raison d’une réunion par mois en moyenne. Animés par Courtoisie

Urbaine, ces rendez-vous participatifs permettent d’élaborer des composantes primordiales du programme tels que le schéma architectural de distribution des appartements, le procédé constructif, la programmation d’espaces partagés ou la charte coopérative de l’immeuble. Le processus de co-construction est simple et suit la trame d’un projet immobilier. Lorsqu’un sujet est lancé, l’architecte et l’Assistant à Maîtrise d’Ouvrage forment le groupe aux aspects techniques, opérationnels et financiers pour une compréhension globale des enjeux. S’en suit une analyse des possibles entre les habitants, échanges, débats jusqu’à la recherche du consensus. Les décisions sont ensuite retranscrites dans le « carnet de bord » remis officiellement à l’architecte, au promoteur et à l’aménageur. Aucun désaccord n’est alors possible puisque tous les critères de réussite sont ainsi réunis : adhésion des futurs utilisateurs, faisabilité technique et viabilité financière.

Ce groupe d’habitants a permis de repenser des schémas préétablis avec quelques surprises telles que la volonté de privilégier la hauteur sous plafond à défaut d’accéder à plus de surface au sol, ou encore de choisir une grande terrasse collective sur le toit au lieu d’une addition de mini-terrasses privatives, ou encore d’acquérir tous au même prix sans considération d’étage (3450 € TTC / m2 habitable)

Un projet d’habitat volontairement mixte 

Le projet d’habitat groupé est celui d’un petit immeuble d’une trentaine de logements sur 5 niveaux, répartis entre l’accession libre (14 co-propriétaires) et la location sociale grâce au partenariat monté avec le bailleur Plaine Commune Habitat (12 locataires sociaux).

Le projet comprend de nombreux espaces partagés qui rythment la vie collective et donneront vie aux valeurs exprimées et portées par le groupe. C’est notamment une salle commune en rez-de-chaussée ouverte sur le quartier (100m2), des mini-salons partagés dans les coursives ainsi qu’un grand toit-terrasse (400m2) aménagé d’une serre (80m2) qui donnent le ton de cette future «vie ensemble».

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Critère n°3 : RÉSILIENCE

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Critère n°4 : CRÉATIVITÉ

A confirmer par le porteur de projet concernant la filière du réemploi et les activités culturelles et associatives

Dans le cadre de l’évaluation EcoCité Ville de demain, le projet est considéré comme une innovation de niveau 1, correspondants aux premières nationales pour 2 types d’innovations :  Innovation organisationnelle et de gouvernance et Interaction sociale innovante

Le projet propose un nouveau modèle basé sur un nouvel équilibre entre promoteurs, bailleurs, architectes et habitants.

Le succès de l’opération est assuré par son montage hybride et l’engagement des différents acteurs qui le portent :

  • Un pilotage rigoureux du processus de co-construction et des garanties de résultats assurés par l’assistant à maîtrise d’ouvrage, Rabia Enckell,

Courtoisie Urbaine,

  • Un portage économique, une expertise construction et une transparence d’information garantis par le promoteur Brémond,
  • Une gouvernance restituée aux futurs habitants, propriétaires et locataires,
  • Une formation des futurs habitants et une retranscription de leurs décisions grâce à l’architecte, Julien Beller,
  • Des engagements programmatiques, environnementaux et sociétaux garantis par l’aménageur Plaine Commune Développement.

 

Autre innovation:

Le réemploi de matériaux issus de la déconstruction dans la construction neuve. L’Arche en L’île est le premier ou un des premiers projets à favoriser le développement de procédés techniques et de composants d’ouvrage appropriable innovants, en coïncidant tout juste avec la nouvelle directive cadre européenne demandant la valorisation de 70% des déchets de chantier à l’horizon 2020, et l’entrée en vigueur du PREDEC (plan prévention et gestion des déchets de chantier de la région IDF). Le réemploi concernera plusieurs endroits emblématiques de l’immeuble.

L’accessibilité sociale ne s’oppose pas à la performance environnementale. La performance du projet n’induit pas une hausse des prix de vente, malgré le surcoût de construction. En effet, le prix de vente (3450€ TTC/m2 Hab.) est constant et le nombre de logements sociaux est identique à celui de départ.

Performances environnementales multiples : Objectif RT2012-25% – Faible teneur en énergie grise, grâce à un immeuble en bois (bio-sourcé) + réemploi + conception bioclimatique poussée.

Objectif de sobriété énergétique porté par les futurs utilisateurs, individuellement et collectivement : Les performances techniques du projet s’accompagnement d’une réflexion avec les habitants sur leur mode de vie sobre : consommer moins de Watt, quotidien avec moins d’énergie grise, les gestes primordiaux, la production agricole-permaculture, la mutualisation d’équipements (vélo-chariot, buanderie…) et d’espaces (grand salon, chambre d’hôte, terrasse agriculture…).

Critère n°5 : POTENTIEL DE RÉPLICABILITÉ

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Formée aux affaires internationales et européennes entre l’Angleterre et la France dans le cadre d’un double diplôme Sciences-Po Lille / Université du Kent, Marion a débuté sa carrière en plaidoyer et relations institutionnelles des organisations non gouvernementales, dans le secteur du commerce équitable (Label Max Havelaar France). Ses expériences sont aussi en lien avec les territoires, avec un passage en coopération décentralisée à l’échelle d’un conseil départemental.

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Issue des sciences sociales, de l’histoire de l’art et de l’architecture, après diverses expériences dans la gestion de projets culturels et la production audiovisuelle, Camille a travaillé dans la communication au sein du groupe VINCI : depuis les grands projets à l’international jusqu’à La Fabrique de la Cité, think tank dédié à la prospective urbaine

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Carla DONCESCU

Diplômée d’un master 2 en Economie du Développement à Panthéon-Sorbonne, et actuellement en formation alternance du Master 2 Relation Internationale et Action à l’Etranger dans la même Université, c’est à travers ces différents prismes et ses expériences à l’internationale qu’elle approche les problématiques de villes et territoires durables.

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Manon EXBALIN

Diplômée d’un Master en sociologie de la communication, Manon a travaillé précédemment pour Greenpeace, la Mairie de Paris (en particulier pour venir en aide aux étudiants), et le Ministère de la Transition Ecologique (DGALN – Mission Communication).

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Géographe de formation (Université d’Etat de Saint-Pétersbourg), elle a débuté au poste de géographe économiste à l’Académie d’Économie Agricole (Russie), avant de poursuivre sa carrière en France, en tant qu’assistante administrative et comptable (Air Liquide, Association TGV Provence Côte d’Azur, COFHUAT, Groupe Hervé)

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Avant de rejoindre l’équipe FVD, il a occupé plusieurs postes dans la gestion des collectivités  locales. Allant d’élu et adjoint au maire de sa ville natale Besançon, chargé des relations universitaires et de la coopération internationale puis Directeur du Développement économique de la Ville de Pantin, pour ensuite être directeur de cabinet à Montreuil où il a notamment piloté la refonte en profondeur du projet urbain vers davantage d’écologie et de développement durable, Il continue son parcours en tant que Haut Responsable de la Résilience de la Ville de Paris.

Il promeut une vision holistique et systémique du développement durable et apporte son expérience/expertise en résilience territoriale et en transition écologique et sociale.

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