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Extractions, de la source aux ressources

Une réalisation proposée par MTE-EUROPAN

Bâtiments Management et gouvernance Réseaux

Contributeur

Référent :  Jean-Baptiste Marie, Directeur du programme de la “Plateforme d’observation des projets et stratégies urbaines” - MTE
Contact : 

Descriptif

Ce projet développe un processus où les enjeux urbains et paysagers du site s’imbriquent aux besoins socio-économiques d’Auby pour mettre en place un système économique et spatial alimenté par les énergies sous-jacentes de la ville. Il conjugue habitat et productivité à partir de la réhabilitation des maisons vacantes de l’îlot qui voit son patrimoine revivre et devenir cité pilote de « l’habitat productif », en réinterprétant les pièces standards du logement pour en dépasser l’usage privé, inciter un usage commun et ainsi devenir productives. Ainsi, il est fondé sur l’expérimentation, laissant place à l’imprévu et aux opportunités. Le projet prévoit également l’activation des berges du canal via un réseau de pôles attractifs et une orientation des logements de manière afin de conduire les flux et perspectives vers la Deûle. En s’appuyant sur une association existante et sur une entreprise à but d’emploi, le projet inclut la participation des habitants et leur implication en fonction de leurs compétences.

Thématiques : 
  • Rénovation / Réhabilitation
  • Construction
  • Participation citoyenne
  • Énergie
Échelle : 
  • Quartier

Fiche d'identité

marker  Hauts de France / Auby
Type de territoire : 
  • < 20 000 habitants
Surface bâtie :  2,5 ha
Maîtrise d'ouvrage :  Ville d’Auby
Maîtrise d'oeuvre :  Amandine Martin Justine Labérenne Faustine Pauchet Céline Tutcu
Partenaires associés :  Ville d’Auby, CAUE du Nord, Mission Bassin Minier, Douaisis agglo, SCoT du Grand Douaisis

Distinctions

Concours / récompenses :  Lauréats du concours Europan 15 – thème Villes productives

Évaluation du projet*

sur la base du déclaratif du contributeur

Critère n°1 : SOBRIÉTÉ

Le projet s’appuie sur deux situations. D’une part, la réhabilitation du patrimoine sur l’îlot de la pointe qui été voué à la destruction répond aux objectifs de limitation de l’artificialisation des sols par la reconversion du patrimoine. D’autre part, la construction du « quartier fertile » comprend la dépollution de la friche du château d’eau. Ces mesures semblent ainsi prendre en compte l’impact du foncier et prévenir les externalités négatives, notamment par l’entretien et la gestion de sols en dépollution.

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Critère n°2 : INCLUSION

L’intervention est fondée sur une politique d’emploi s’appuyant sur une association existante : Territoire Zéro Chômage de Longue Durée (TZCLD). Accompagnés par une entreprise à but d’emploi, les habitants pourront créer leurs propres métiers en fonction de leurs compétences, des services nécessaires au quartier et des espaces disponible. Le projet associe donc pleinement la participation des habitant.e.s à travers la co-construction. Dans le cadre du programme Europan, l’association Europan France organise des réunions entre les équipes lauréates et les représentants du site de manière à assurer la co-élaboration du projet entre les différentes parties prenantes (Ville, partenaires associés, équipe…).

Dans la continuité des expérimentations lancées par l’Atelier de l’emploi, l’habitat nouveau organise des nouveaux modes d’habiter mais aussi de produire. La méthode consiste à réinterpréter chaque pièce de vie pour y imaginer un temps de production, et inventer à partir de cet usage de nouvelles typologies de logements. La cuisine est un parfait exemple. Dans un logement, cette pièce n’est utilisée que deux à trois fois par jour. Elle peut devenir productive pendant les heures creuses et s’ouvrir ponctuellement sur l’espace public, par exemple le midi en semaine afin de répondre aux besoins de restauration des travailleurs locaux.

La première phase explicité dans la rubrique consultation et participation des parties prenantes consiste donc à répondre aux besoins immédiats de la ville : créer de l’emploi pour les personnes en situation précaire. De plus, la mutualisation des espaces permet de réduire les coûts pour l’habitant, offrant ainsi une attention particulière aux populations vulnérables.

Il est encore trop tôt dans la temporalité du projet pour évaluer le retours d’expérience des usagers.

Critère n°3 : RÉSILIENCE

Le projet s’est appuyé sur une analyse fine du contexte socio-économique de la ville d’Auby. Le diagnostic révèle des vulnérabilités sociales et économiques avec un chômage dépassant les 20 % et une économie fondée sur l’industrie et la production. En envisageant un processus de projet impliquant la population dans les transformations de la ville, la réhabilitation du patrimoine existant, la construction de nouveaux logements ou l’entretien et les gestions de sols en dépollution, il répond ainsi aux problèmes d’emploi qui se pose encore à la Ville d’Auby et au Bassin Minier.

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Critère n°4 : CRÉATIVITÉ

A travers l’appui de l’association Territoire Zéro Chômage de Longue Durée (TZCLD), le projet contribue à l’insertion professionnelle des habitants par la création d’emplois sous le prisme de l’Economie Sociale et Solidaire. Par ailleurs, les pôles attractifs pensés dans l’activation des berges (capitainerie, centre de déconstruction navale, atelier des mobilités, etc.) s’inscrivent également dans l’économie du territoire.

Le projet innove socialement par l’implication des habitants sous la forme d’emplois en fonction de leurs compétences, grâce au partenariat créé avec une association et une entreprise à but d’emploi.

Critère n°5 : POTENTIEL DE RÉPLICABILITÉ

Le projet sélectionné en 2020 n’a pas encore été répliqué mais il semble tout à fait envisageable de le répliquer à d’autres territoires confrontés aux mêmes vulnérabilités socio-économiques.

Formée aux affaires internationales et européennes entre l’Angleterre et la France dans le cadre d’un double diplôme Sciences-Po Lille / Université du Kent, Marion a débuté sa carrière en plaidoyer et relations institutionnelles des organisations non gouvernementales, dans le secteur du commerce équitable (Label Max Havelaar France). Ses expériences sont aussi en lien avec les territoires, avec un passage en coopération décentralisée à l’échelle d’un conseil départemental.

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Issue des sciences sociales, de l’histoire de l’art et de l’architecture, après diverses expériences dans la gestion de projets culturels et la production audiovisuelle, Camille a travaillé dans la communication au sein du groupe VINCI : depuis les grands projets à l’international jusqu’à La Fabrique de la Cité, think tank dédié à la prospective urbaine

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Carla DONCESCU

Diplômée d’un master 2 en Economie du Développement à Panthéon-Sorbonne, et actuellement en formation alternance du Master 2 Relation Internationale et Action à l’Etranger dans la même Université, c’est à travers ces différents prismes et ses expériences à l’internationale qu’elle approche les problématiques de villes et territoires durables.

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Manon EXBALIN

Diplômée d’un Master en sociologie de la communication, Manon a travaillé précédemment pour Greenpeace, la Mairie de Paris (en particulier pour venir en aide aux étudiants), et le Ministère de la Transition Ecologique (DGALN – Mission Communication).

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Géographe de formation (Université d’Etat de Saint-Pétersbourg), elle a débuté au poste de géographe économiste à l’Académie d’Économie Agricole (Russie), avant de poursuivre sa carrière en France, en tant qu’assistante administrative et comptable (Air Liquide, Association TGV Provence Côte d’Azur, COFHUAT, Groupe Hervé)

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Avant de rejoindre l’équipe FVD, il a occupé plusieurs postes dans la gestion des collectivités  locales. Allant d’élu et adjoint au maire de sa ville natale Besançon, chargé des relations universitaires et de la coopération internationale puis Directeur du Développement économique de la Ville de Pantin, pour ensuite être directeur de cabinet à Montreuil où il a notamment piloté la refonte en profondeur du projet urbain vers davantage d’écologie et de développement durable, Il continue son parcours en tant que Haut Responsable de la Résilience de la Ville de Paris.

Il promeut une vision holistique et systémique du développement durable et apporte son expérience/expertise en résilience territoriale et en transition écologique et sociale.

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