Mode sombre

Un immeuble entièrement dédié à la co-création : EQLO – lot 3 à FLOIRAC.

Une réalisation proposée par QUARTUS

Bâtiments Management et gouvernance Vie locale

Contributeur

Référent :  Mélanie ROUX
Contact : 

Descriptif

Pour construire la ville de demain, que nous voulons flexible et adaptable, nous apportons une attention particulière aux procédés constructifs et à l’environnement que nous considérons comme primordial pour assurer la durabilité des opérations.
C’est dans cet esprit que nous développons l’opération EQLO - lot 3 à FLOIRAC.
Las d’entendre que le logement neuf est trop standardisé, nous avons eu envie de proposer un immeuble entièrement dédié à la co-création.

En deux mots, la co-création c’est offrir aux habitants la possibilité de « créer leur lieu de vie » en définissant l’agencement intérieur de l’appartement (choix des volumes, implantation), les espaces extérieurs de leur logement, mais aussi, les espaces partagés et les services qui seront proposés aux futurs résidents. Au travers de cette méthode, l’intention est de libérer l’expression pour la donner aux habitants.
Cette innovation nécessite l’utilisation d’une structure tout bois (murs à ossature bois, plancher CLT, poteaux bois). Nous avons choisi un matériau noble de revêtement de façade : le bois brûlé.

En choisissant ce matériau, nous entreprenons une démarche volontaire construction bas carbone qui nous permet d’atteindre le niveau E2-C2.

Thématiques : 
  • Construction
  • Matériaux
  • Participation citoyenne
  • Renforcement du lien social et de la solidarité
Échelle : 
  • Logement

Fiche d'identité

marker  Nouvelle-Aquitaine / Floirac
Type de territoire : 
  • < 20 000 habitants
Date de livraison :  31/07/2022
Surface bâtie :  1882,40 m2
Coût du projet :  4 154 070.86 € (études compris)
Maîtrise d'ouvrage :  SCCV FLOIRAC EQLO / [email protected]
Maîtrise d'oeuvre :  Atelier Pascal Gontier / [email protected]
Partenaires associés :  CETAB / [email protected]

Distinctions

Labels / certifications :  NF HQE, E2C2

Évaluation du projet*

sur la base du déclaratif du contributeur

Critère n°1 : SOBRIÉTÉ

Non.

Oui, notre projet est fondé sur une consommation responsable des matériaux puisque pour la réalisation de celui-ci, nous utilisons majoritairement un matériau bio-sourcé qui est le bois (MOB, plancher, poteaux …). Une étude d’Analyse du Cycle de Vie a été menée et a permis de déterminer l’atteinte du niveau E2-C2 sur ce bâtiment qui nous permettra d’être labellisé E+C-.

Nous atteignons le niveau E2-C2 grâce à la réduction des besoins de chauffage (apports solaires, forte isolation, limitation des pont thermiques), à la diminution des besoins d’éclairage (répartition des surfaces vitrées) et à la performance des systèmes (chaudière à condensation, ventilation hygro B), sans recours à la production d’électricité photovoltaïque. Sur l’indicateur EGES, les émissions sont estimées à 1006 kg CO2/m² SDP, dont 308kg eq. CO2/m² SDP (soit 31% des émissions calculées), sont dues aux consommations énergétiques du bâtiment. L’utilisation importante de bois dans la construction du bâtiment, en structure, pour les planchers, en façade, en bardage et pour les balcons, permet d’atteindre un niveau très performant.

Effectivement, la logique de sobriété s’applique au fonctionnement, à la maintenance ainsi qu’à l’entretien de l’immeuble. Nous installons dans les logements des outils de mesures et de réglages individuels (chauffage, eau) qui permettent à chacun d’auto gérer ses consommations. Pour la maintenance et l’entretien, lors du choix du revêtement des murs à ossature bois, nous nous sommes dirigés vers le bois brûlé (selon la méthode Shou Sugi Ban), ainsi, nous nous assurons de la résistance et de la durabilité du matériau, puisqu’il ne nécessitera aucun traitement et aucun entretien.

Critère n°2 : INCLUSION

Oui, nous avons voulu ce projet participatif dans le sens où nous souhaitions, comme expliqué plus haut, offrir aux futurs acquéreurs, la possibilité de décider de leurs espaces. Pour ce faire, nous avons dans un premier temps lancé une étude qui nous a permis d’appréhender et cerner les besoins de nos futurs clients (Campagne réalisée par la société Made In Vote). La 2ndphase était le lancement de notre commercialisation avec la méthode de la co-création (cf. voir plus bas, description innovation), depuis et pendant toute la durée de la construction, nous réalisons des ateliers avec les acquéreurs des 24 logements dans le but d’animer leur communauté de voisins, mais aussi de définir les usages de cet immeuble.

Oui, ce bâtiment fait partie d’un projet de construction plus global de 79 logements offrant des lots en TVA réduite (5,5%), permettant ainsi d’offrir l’accessibilité à la propriété à un plus grand nombre. De plus, comme expliqué ci-dessus, nous avons choisi de mettre à disposition des espaces communs partagés (hall, terrasse accessible…). Avec le concours du syndic avec lequel nous travaillons (faciliciti), nous animons cette communauté dans le but d’offrir le choix de définir ensemble les usages de ces espaces mis à leur disposition.

Non ce projet ne porte pas d’attention particulières aux populations les plus vulnérables.

Le projet n’est pas encore livré, nous n’avons pas encore de retours d’expérience de la part des usagers.

Critère n°3 : RÉSILIENCE

Le projet s’inscrit dans le cadre de la rénovation urbaine du quartier Libération porté par la ville de Floirac.

Effectivement, le projet de par sa réflexion et sa mise en place (intérêt des acquéreurs pour la co-création, réflexion sur la manière de commercialiser, mise en place d’outils pour dessiner son logement, échange avec la commune sur l’obtention d’un permis de construire modificatif pour les modifications de façade…)mais aussi de par son coût de construction, à nécessairement mobilisé des diagnostics d’approche micro et macro qui nous ont permis de définir les risques mais aussi les opportunités de ce projet.

Critère n°4 : CRÉATIVITÉ

Le projet contribue au dynamisme socio-économique pour 2 principaux sujets. Le 1er est la continuité de la structuration de nouvelles filières, avec l’utilisation massive du bois. Le 2nd est l’animation sociale et culturelle autour de cet immeuble (lors des échanges, la communauté a proposé la mise en place d’un potager commun, de l’aide aux devoirs pour les enfants, la création d’un espace multi usage avec des aménagement permettant des activités manuelles comme le dessin, la peinture …).

Oui, le projet a bénéficié d’une innovation aussi bien sociale que technique, puisque pour cette résidence nous avons choisi de mettre en place la méthode appelé «Bespoke Open Building (BOB)» créé par l’Architecte Pascal GONTIER, qui permet de réaliser un nouveau modèle d’habitat collectif constitué de logements évolutifs et entièrement sur mesure. Nous avons dans un premier temps défini l’architecture primaire qui constitue l’entité collective et pérenne du bâtiment (la structure primaire, les parties communes et les gaines).

Dans un second temps, nous avons travaillé avec les acquéreurs sur le choix des lots et des surfaces, permettant de concilier leurs besoins et leurs envies en maitrisant leur budget. Pour ce faire, nous avons développé un outils «Home By Me» qui a permis aux clients, après des sessions de formations et d’initiation à l’outil, de modéliser à l’envie les différentes possibilités d’aménagement, tout en respectant les contraintes techniques intégrant l’architecture primaire. Cette façon de faire est novatrice et a fait l’objet d’échanges avec la MOE pour intégrer à son contrat la reprise des plans, mais aussi la modification du Permis de construire, puisque selon les choix des acquéreurs, celles-ci étaient amenés à être modifiées.

Critère n°5 : POTENTIEL DE RÉPLICABILITÉ

Oui, bien entendu le projet est réplicable sur d’autre opération et c’est d’ailleurs notre souhait. Nous sommes aujourd’hui dans la phase de construction de l’immeuble et allons, un mois après la livraison des logements et sur une certaine durée, organiser des échanges, interview avec les acquéreurs, mais aussi avec les commercialisateurs et la maitrise d’œuvre afin d’avoir un retour d’expérience concret, qui nous permettra d’évaluer nos actions, nos choix mais aussi d’écrire un guide des bonnes pratiques sur l’utilisation de cette méthode.

Formée aux affaires internationales et européennes entre l’Angleterre et la France dans le cadre d’un double diplôme Sciences-Po Lille / Université du Kent, Marion a débuté sa carrière en plaidoyer et relations institutionnelles des organisations non gouvernementales, dans le secteur du commerce équitable (Label Max Havelaar France). Ses expériences sont aussi en lien avec les territoires, avec un passage en coopération décentralisée à l’échelle d’un conseil départemental.

Voir son profil Linkedin

Issue des sciences sociales, de l’histoire de l’art et de l’architecture, après diverses expériences dans la gestion de projets culturels et la production audiovisuelle, Camille a travaillé dans la communication au sein du groupe VINCI : depuis les grands projets à l’international jusqu’à La Fabrique de la Cité, think tank dédié à la prospective urbaine

Voir son profil Linkedin

Carla DONCESCU

Diplômée d’un master 2 en Economie du Développement à Panthéon-Sorbonne, et actuellement en formation alternance du Master 2 Relation Internationale et Action à l’Etranger dans la même Université, c’est à travers ces différents prismes et ses expériences à l’internationale qu’elle approche les problématiques de villes et territoires durables.

Voir son profil Linkedin

 

Manon EXBALIN

Diplômée d’un Master en sociologie de la communication, Manon a travaillé précédemment pour Greenpeace, la Mairie de Paris (en particulier pour venir en aide aux étudiants), et le Ministère de la Transition Ecologique (DGALN – Mission Communication).

Voir son profil Linkedin 

Géographe de formation (Université d’Etat de Saint-Pétersbourg), elle a débuté au poste de géographe économiste à l’Académie d’Économie Agricole (Russie), avant de poursuivre sa carrière en France, en tant qu’assistante administrative et comptable (Air Liquide, Association TGV Provence Côte d’Azur, COFHUAT, Groupe Hervé)

Voir le profil Linkedin

Avant de rejoindre l’équipe FVD, il a occupé plusieurs postes dans la gestion des collectivités  locales. Allant d’élu et adjoint au maire de sa ville natale Besançon, chargé des relations universitaires et de la coopération internationale puis Directeur du Développement économique de la Ville de Pantin, pour ensuite être directeur de cabinet à Montreuil où il a notamment piloté la refonte en profondeur du projet urbain vers davantage d’écologie et de développement durable, Il continue son parcours en tant que Haut Responsable de la Résilience de la Ville de Paris.

Il promeut une vision holistique et systémique du développement durable et apporte son expérience/expertise en résilience territoriale et en transition écologique et sociale.

Voir son profil Linkedin

 

X