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L’Eco-Village des Noés : de la ville nouvelle au quartier durable

Une réalisation proposée par le Ministère de la Transition Écologique, Construction 21 et l'Atelier Philippe Madec Architecture

Bâtiments Conception Économie durable Vie locale

Contributeur

Référent :  Philippe MADEC
Contact : 

Descriptif

Au bord de l’Eure, le quartier a été conçu de telle manière à accepter les crues décennales, trentennales et centennales de cet affluent de la Seine ; les espaces d’extension des crues sont des espaces propices à accueillir un paysage de qualité et une riche biodiversité, qui ont pris la forme d’un parc paysager, d’espaces de maraîchage urbain, d’un verger conservatoire, et de nombreux points de rencontres : halle publique, maison des jardiniers, jardins familiaux, pré pour les ânes de l’asinobus.
La programmation du quartier est mixte : 98 logements sociaux, en location et en accession, une crèche et une cuisine municipale centrale. L’ensemble est de niveau Passif et est alimenté en eau chaude et chauffage par une chaufferie urbaine 100% bois alimentée par des plaquettes de provenance locale.

Conçu pour privilégier les piétons, il dessert par des modes doux les bâtiments de logements, les équipements, les jardins familiaux, le secteur d’horticulture biologique et le parc des Berges de l’Eure dont il a initié la création ; les ânes accompagnent les enfants à l’école et portent leurs cartables.

Thématiques : 
  • Qualité du logement
  • Paysage
  • Milieux naturels et aquatiques, biodiversité
  • Planification
  • Renouvellement urbain
  • Dé-mobilité et mobilités actives
  • Renforcement du lien social et de la solidarité
  • Alimentation territoriale
Échelle : 
  • Quartier

Fiche d'identité

marker  Normandie / Val-de-Reuil (27100)
Type de territoire : 
  • < 20 000 habitants
Date de livraison :  01/05/2019
Surface bâtie :  4,6 ha aménagés, dont 3,1 ha de surfaces végétalisées / 7.528 m2 logements, 560 m2 équipements
Coût du projet :  22 M€ HT
Maîtrise d'ouvrage :  SILOGE (Evreux) - COMMUNE (Val-de-Reuil)
Maîtrise d'oeuvre :  atelierphilippemadec/(apm) & associés ; Plages Arrière (architecture) ; Arc en terre (paysage) ; Tribu Conseil (environnement) ; Terre de Lys (géobiologie) ; Ecotone (écologie, hydrologie) ; Sneta (VRD) ; Lecacheur (Fluides) ; Bouygues Bâtiment Grand Ouest ; S’Pace Environnement (AMO) ; AMPERE (AMO) ; IDEX (AMO)
Partenaires associés :  Union européenne (FEDER) ; État (Établissement Public Foncier) ; Conseil Régional de Normandie ; Conseil Départemental de l’Eure; Agglo Seine-Eure ; Action logement ; Crédit Foncier ; Caisse des Dépôts et Consignations (BDT) ; DDTM de l’Eure ; Habitat Coopératif de Normandie (accession sociale) ; WWF ; Associations YSOS Groupe SOS, Chemin du Halage, ALEC 27, LPO ; Sociologue Philippe RUCHETON, LRC Conseil

Distinctions

Labels / certifications :  2016 - One Planet Living, remis par le WWF ; 2016 - Label EcoQuartier niveau 3, remis par le Ministère de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie et le Ministère du Logement, de l'Égalité des Territoires et de la Ruralité
Concours / récompenses :  2012 - OFF du DD (1re édition), lauréat "vision urbaine" ; 2015 - Grand Prix d'aménagement, Repère d'Argent Grandes Opérations d’Aménagement ; 2017 - Grand Prix de la Ville Durable des Green Solutions Awards ; 2018 - Equerre d'Argent du Moniteur, catégorie "Aménagement urbain et paysager" ; 2018 - Victoires d'or du Paysage, catégorie "Aménagement urbain, logements sociaux"

Évaluation du projet*

sur la base du déclaratif du contributeur

Critère n°1 : SOBRIÉTÉ

Le site est situé au cœur du projet urbain de la ville nouvelle de Val-de-Reuil, entre la mairie et la gare. Le projet a été conçu pour accueillir les inondations de l’Eure par des dispositifs sans grands ouvrages : bras de dérivation pouvant servir de frayères à brochets, bassins d’expansion des eaux accueillant une végétation et une faune de zones humides, de larges noues plates servant  d’espaces de jeux pour les enfants, des noues plus étroites très plantées entre les bâtiments pour maîtriser l’effet d’îlot de chaleur. Par ailleurs, ce projet comprend 100,8 m2 d’espaces verts par habitants et 20 000 végétaux soit 160 espèces
végétales différentes issues d’une palette « normande » ont été plantées, représentant 220
arbres, 90 fruitiers, 9 000 arbustes et 10 000 vivaces.

L’emploi de matériaux biosourcés a été privilégié : menuiseries bois, protections solaires bois, bardages bois, structures bois pour la halle, la maison des jardiniers, les abris des
jardins familiaux.
Les terres et pierrailles déplacées pour la réalisation des ouvrages hydrauliques (bras de
dérivation, noues profondes) sont restées sur le site (déblai/remblai).
L’étude ACV a permis de démontrer que l’Ecovillage était particulièrement raisonnable comparé à une opération de référence, sur des thèmes tels que le choix énergétique, les performances thermiques, la réduction des déchets ou la gestion de l’eau.

La stratégie énergétique définie pour l’Ecovillage fixe un objectif global de zéro énergie fossile (ZEN). Un territoire ZEN est un territoire qui, en bilan annuel, équilibre, par sa production d’énergie renouvelable la totalité de ses consommations énergétiques tous usages (au sens de la RT 2005).
Les logements et la crèche sont passifs grâce à une isolation par l’extérieur très efficace, avec une bonne inertie intérieure, et une solarisation garantie (2 heures de soleil au 21 décembre). La protection solaire est réalisée par des persiennes repliables.
La chaufferie collective est alimentée par des plaquettes de bois local.

Des sondes individuelles permettent de détecter d’éventuels problèmes de déperditions, qu’ils soient techniques ou comportementaux.

Le projet est issu d’une procédure CREM Conception Réalisation Exploitation Maintenance engageant les entreprises vis-à-vis des usagers sur des objectifs de résultats chiffrés. L’entreprise a ainsi un engagement sur la consommation des habitants.
Par ailleurs, les végétaux, élément majeur du site, ne demandent qu’un très faible entretien, (1 à 2 fauchages par an) et du fait de leur caractère hydrophile adapté à l’inondabilité du site.

Critère n°2 : INCLUSION

En 2009, le projet est issu d’un concours. L’équipe apm, pour faire participer la société civile au projet dans le temps du concours, a fait entrer dans la maîtrise d’œuvre des associations et coopératives : Régie Nouvelle 76 pour les logements de réinsertion, association Solidaire pour les cultures alimentaires, association Liberty Crèche pour la
crèche. Une fois le projet retenu, une exposition/débat public a eu lieu .

Dès le début des concertations, les partenaires ont souhaité impliquer fortement la population. Outre une étude sociologique, et afin de ne pas isoler l’Ecovillage et d’en permettre une parfaite intégration culturelle et sociale, des réunions publiques ont été réalisées selon un principe efficace, expérimenté dans le cadre de la procédure ADDOU, qui est une adaptation en région Bretagne de la démarche AUE de l’ADEME. Cette démarche éthique a pour qualité de permettre une véritable appropriation du projet par tous ceux qui sont concernés, grâce à la construction d’une culture commune sur les raisons, les outils et les formes d’un urbanisme éco-responsable.

Les habitants de l’Ecovillage sont sensibilisés dès leur arrivée dans les lieux, notamment via une plaquette d’information, et une charte de bonne conduite et bons usages, comprenant un volet sur la sobriété énergétique. Des ateliers de sensibilisation à la biodiversité et à l’écocitoyenneté sont régulièrement organisés avec des acteurs variés : WWF, association de réinsertion par le maraîchage YSOS Groupe SOS, Chemin du Halage, Ligue de Protection des Oiseaux de Normandie, apiculteur BIOT.

Particulièrement mixte, le programme comporte :
– Des logements locatifs et en accession, sous forme de collectifs et d’individuels ;
– Une chaufferie collective au bois local ;
– Une crèche municipale de 30 berceaux et une cuisine centrale qui permet la
production de 90 repas/jour à destination des crèches de la ville :

– Une place avec halle publique ;
– Une Maison des jardiniers et des jardins familiaux ;
– Des espaces de maraîchage biologique urbain servant à la réinsertion sociale ;
– Un parc paysagé public avec verger conservatoire ;
– Un pré pour les ânes de l’asinobus ;
– Un observatoire à oiseaux.

Le programme est entièrement social, composé de logements portés par des agréments PLUS/PLAI et PSLA, et public (2 équipements : crèche/cantine ; place/hall publique et de nombreux espaces ouverts à tous).
Il répond ainsi aux fondamentaux et besoins de la ville de Val-de-Reuil : plus de 57 nationalités s’y côtoient parmi les 15 000 habitants, très forte proportion de logements sociaux (70 %), commune très dynamique et avant-gardiste.
Les zones de maraîchage biologique urbain permettent, enfin, de favoriser la réinsertion
sociale.

Très médiatisé (JT de TF1 et France 2, Enquête de Régions sur France 3, Libération, PQR…), l’Ecovillage des Noés est présenté dans ces reportages par les habitants
comme vecteur :
– De changement de mode de vie et de comportement (se mettre à faire du tri) ;
– D’économie et de confort (absence de besoin de chauffage).
Par ailleurs, le taux de mutation sur ce quartier est moins important de 2,6 points que sur le reste du patrimoine SILOGE (10 % vs 12,6 % en moyenne depuis 2016).
Enfin, on constate que les habitants des quartiers voisins sont partis prenantes de la vie de
l’Ecovillage où ils se promènent. D’ailleurs, la moitié des jardins familiaux sont occupés et cultivés par des habitants de quartiers voisins.
Face à cet engouement, le bailleur SILOGE a lancé la réhabilitation du quartier mitoyen du Hameau de l’Andelle (99 logements) dans l’idée d’une continuité d’aménagement, de nature à mieux partager ces espaces publics et à généraliser ces nouveaux usages.

Critère n°3 : RÉSILIENCE

Résilience climatique : Le projet a été conçu de manière bioclimatique, pour répondre aux enjeux environnementaux : orientation Nord /Sud pour se protéger des vents froids du Nord dans la vallée de la Seine et attraper le soleil (récupération des apports solaires en hiver), et pour accepter les débordements de l’Eure.
Résilience économique : Le loyer social et la faible consommation d’énergie (niveau Passif et lumière naturelle même dans les salles de bains) font que le coût de la vie aux Noés est bas. Il a été montré comme exemple d’une solution frugale et sociale par TF1 et France 2 dans un contexte de difficultés socio-économiques grandissantes. La production horticole in situ ajoute à cette résilience : jardins familiaux et zones de maraîchage.

Résilience sociale : Le projet est très social afin de répondre aux caractéristiques et aux besoins de la ville de Val-de-Reuil. La production de légumes, dans une logique de libre accès et de partage, en relève.

Le calcul de l’empreinte écologique du projet a été réalisé par le bureau TRIBU.
L’objectif était d’atteindre l’équilibre entre empreinte et biocapacité.
Le résultat a permis de vérifier que le projet atteint la biocapacité de la France soit 2,9 Hag, réparti de la sorte : 0,9 pour la nourriture, 0,5 pour le transport, 0,3 pour le logement et 1,2 pour les biens et services.

Critère n°4 : CRÉATIVITÉ

Dès la mise en chantier du projet, l’Ecovillage a participé au développement économique
local et équitable.
Le chantier a permis l’accès à l’emploi de plusieurs personnes, à travers la clause d’insertion
prévue au marché du groupement, de telle manière à participer pleinement à un développement économique local et équitable.
A travers la présence des activités maraîchères et de la crèche, malgré sa taille modeste, ce projet a créé une dynamique de quartier, et bien au-delà, de commune et de territoire. Ce rayonnement était l’un des objectifs principaux fixés par SILOGE et la commune. Il s’agissait de faire un quartier qui profite à tous et sert d’exemple au-delà des seuls
habitants.
Ces activités nouvelles ont par ailleurs été génératrices de nouveaux emplois sur le site (12
à 15 à terme) de l’Ecovillage, au sein de la crèche et cantine centrale, ainsi que pour le lancement des jardins et le maraîchage géré par une entreprise d’insertion déjà implantée localement.
La commune de Val-de-Reuil projette l’implantation d’un marché Bio sur site, sous la récente hall, afin que la production profite à toute la population locale.
Enfin, la solution de chauffage par chaudière collective au bois, avec approvisionnement
de plaquettes de bois de provenance exclusivement locale, s’avère écologiquement responsable et créateur de richesse pour le territoire et la filière.

Réalisé en Conception, Réalisation, Exploitation, Maintenance, ce programme a été l’occasion de mobiliser voire de faire évoluer les méthodes de partenaires multiples et complémentaires, du logement social et de la protection de l’environnement : la ville de Val-de-Reuil, la Communauté d’Agglomération Seine-Eure, le Département de l’Eure, le Conseil Régional, l’ADEME, l’État, l’Europe, la Caisse des Dépôts et Consignations, LogiLiance, des partenaires associatifs tels que WWF, YSOS Groupe SOS, Chemin du Halage, LPO, sans oublier les entreprises locales innovantes et impliquées.
La municipalité, les services techniques et l’agglomération ont été associés à chaque phase
d’élaboration du projet.

La Police de l’Eau a été sollicitée pour la gestion des risques de crues de l’Eure ;
L’Association YSOS groupe SOS, pour définir le projet horticole et d’animation.
La maîtrise d’ouvrage s’est entourée de nombreux partenaires aux connaissances et expertises spécifiques. Le chantier a démarré par la réalisation des ouvrages hydrauliques qui ont permis de garder celui-ci au sec lors des crues importantes que le territoire a connu à cette époque. L’utilisation d’une part de béton recyclés dans la construction de certains bâtiments a permis d’effectuer des tests grandeur nature de ce process.
En amont, les habitants ont été questionnés dans le cadre d’une enquête sociologique. Des réunions d’informations ont été organisées, laissant place une fois livré à des ateliers de sensibilisation réguliers avec des associations et acteurs locaux.
Enfin, le projet d’Écoquartier a été le sujet d’étude de la classe de seconde « Croissance Verte » du Lycée Général Marc Bloch de Val De Reuil, et de visite de bien d’autres établissements scolaires, mais aussi médias et élus.
L’innovation dans ce projet réside dans l’accomplissement écoresponsable dans TOUS les
aspects du projet et de tous les acteurs du projet, ce qui est rarissime.

Critère n°5 : POTENTIEL DE RÉPLICABILITÉ

La démarche et son exigence sont réplicables, pas le projet spécifiquement conçu pour ce
quartier rolivalois.
En ce sens une démarche de partage de l’expérience est à l’œuvre :
– Le projet d’Écoquartier est un sujet d’étude pour une classe de seconde « Croissance
Verte » au Lycée Général Marc Bloch de Val-de-Reuil ;
– Les habitants de l’Eco-village sont sensibilisés dès leur arrivée dans les lieux, notamment via un livret d’information et une charte de bonne conduite et bons usages, comprenant un volet sur la sobriété énergétique ;
– La réalisation a été très primée, largement publiée, souvent présentée en conférences et fait l’objet de visites organisées par les CAUE ;
– Un ouvrage est prévu aux éditions MUSEO « ÉCO-VILLAGE DES NOÉS À VALDE REUIL. Accueillir l’en-commun ».
– Le programme est labellisé par l’Etat, de niveau Etape 3 à date et Etape 4 en cours.
Le bailleur social SILOGE s’est lui-même appliqué à transposer cette démarche et ses exigences, adaptées à d’autres territoires, sur 2 autres projets Ecoquartier, l’un rural (Ecoquartier Les Chênes à GROSSOEUVRE), l’autre en réhabilitation d’ensemble (Les Sentiers de LERY). Par ailleurs, des méthodologies et/ou solutions sont désormais employées régulièrement voire automatiquement par SILOGE sur l’ensemble de ses programmes. Elle
diffuse enfin cette expérience et ses connaissances dans le cadre de la société de coordination multi bailleurs TERRITOIRE & HABITAT NORMAND, agréée en Juin 2020.

Formée aux affaires internationales et européennes entre l’Angleterre et la France dans le cadre d’un double diplôme Sciences-Po Lille / Université du Kent, Marion a débuté sa carrière en plaidoyer et relations institutionnelles des organisations non gouvernementales, dans le secteur du commerce équitable (Label Max Havelaar France). Ses expériences sont aussi en lien avec les territoires, avec un passage en coopération décentralisée à l’échelle d’un conseil départemental.

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Issue des sciences sociales, de l’histoire de l’art et de l’architecture, après diverses expériences dans la gestion de projets culturels et la production audiovisuelle, Camille a travaillé dans la communication au sein du groupe VINCI : depuis les grands projets à l’international jusqu’à La Fabrique de la Cité, think tank dédié à la prospective urbaine

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Carla DONCESCU

Diplômée d’un master 2 en Economie du Développement à Panthéon-Sorbonne, et actuellement en formation alternance du Master 2 Relation Internationale et Action à l’Etranger dans la même Université, c’est à travers ces différents prismes et ses expériences à l’internationale qu’elle approche les problématiques de villes et territoires durables.

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Manon EXBALIN

Diplômée d’un Master en sociologie de la communication, Manon a travaillé précédemment pour Greenpeace, la Mairie de Paris (en particulier pour venir en aide aux étudiants), et le Ministère de la Transition Ecologique (DGALN – Mission Communication).

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Géographe de formation (Université d’Etat de Saint-Pétersbourg), elle a débuté au poste de géographe économiste à l’Académie d’Économie Agricole (Russie), avant de poursuivre sa carrière en France, en tant qu’assistante administrative et comptable (Air Liquide, Association TGV Provence Côte d’Azur, COFHUAT, Groupe Hervé)

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Avant de rejoindre l’équipe FVD, il a occupé plusieurs postes dans la gestion des collectivités  locales. Allant d’élu et adjoint au maire de sa ville natale Besançon, chargé des relations universitaires et de la coopération internationale puis Directeur du Développement économique de la Ville de Pantin, pour ensuite être directeur de cabinet à Montreuil où il a notamment piloté la refonte en profondeur du projet urbain vers davantage d’écologie et de développement durable, Il continue son parcours en tant que Haut Responsable de la Résilience de la Ville de Paris.

Il promeut une vision holistique et systémique du développement durable et apporte son expérience/expertise en résilience territoriale et en transition écologique et sociale.

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