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EcoQuartier de la ZAC de Bonne à Grenoble

Une réalisation proposée par Ministère de la Transition Ecologique

Bâtiments Conception

Contributeur

Référent :  Thomas ZAMANSKY
Contact : 

Descriptif

Confrontée à une forte demande de logements et disposant de peu de réserves foncières, la ville s’est portée acquéreur de la caserne de Bonne libérée par l’armée en 1994. Cette acquisition foncière lui a permis d’étendre le centre-ville et de créer une continuité urbaine jusqu’aux grands boulevards grenoblois.

L’espace à aménager de 15,5 ha est à la jonction d’un quartier du XIXe siècle, d’un secteur années 50 et d’un quartier social des années 80 près de l’hypercentre de la ville.

Ce projet a compris la reconversion de la caserne et la construction de 1 100 nouveaux logements ainsi qu’une amélioration de l’offre commerciale du centre-ville, et l’aménagement d’un nouveau parc urbain.

Thématiques : 
  • Qualité du logement
  • Construction
  • Aménagement
  • Espaces publics et espaces verts
  • Renouvellement urbain
Échelle : 
  • Quartier

Fiche d'identité

marker  Auvergne-Rhône-Alpes / Grenoble
Type de territoire : 
  • Métropole
Date de livraison :  01/01/2013
Surface bâtie :  15,5 ha
Coût du projet :  39€HT
Maîtrise d'ouvrage :  Ville de Grenoble - SEM SAGES
Maîtrise d'oeuvre :  Christian Devillers (Marché de def) - Aktis Architecture - AMO : Enertech, Terre-Eco, Agence Locale de l’Energie
Partenaires associés :  OPAC 38 - GEG - EDF - Grenoble Alpes Métropole

Distinctions

Labels / certifications :  Grand Prix du concours EcoQuartier en 2009 - Label EcoQuartier 2019 - HQE Aménagement - Programme Concerto

Évaluation du projet*

sur la base du déclaratif du contributeur

Critère n°1 : SOBRIÉTÉ

Entourée de murs d’enceinte, la caserne de Bonne, construite en 1883, formait une enclave dans la ville. Le 27e régiment d’infanterie alpine, dernier occupant de la caserne déménage en 1994, laissant une friche militaire qui représente un enjeu d’aménagement très important pour la ville de Grenoble.

Dans un contexte de rareté du foncier, la position centrale et la superficie importante (8,5 hectares) de cette emprise est une opportunité pour la ville. Son aménagement a permis d’élargir le centre-ville en créant une offre complémentaire de commerces et services, d’accueillir des familles grâce à une offre de logements adaptée, de créer un espace vert considérable, etc.

L’infiltration des eaux pluviales s’effectue à la parcelle et le cœur d’îlot est en pleine terre.  La végétalisation des terrasses et des balcons et un travail fin sur les essences à implanter dans le parc urbain ont été conçus pour développer une biodiversité sur le site.

La démolition sélective de certains bâtiments de la caserne a permis de réutiliser des matériaux issus de cette démolition, dans le cadre d’une charte de chantier propre (dispositif innovant à l’époque).

Les efforts sur l’optimisation de la consommation des ressources et le développement des filières locales sont aussi remarquables. Par ailleurs, la construction de plus de 100 000 m² sur une période de 4 à 5 ans a permis de soutenir l’économie locale (BTP, entreprises de la filière bois).

La sobriété énergétique et les énergies renouvelables ont été des objectifs novateurs de l’aménagement du quartier de Bonne.

L’aménagement de la ZAC de Bonne a fait l’objet d’une démarche HQE® « Haute Qualité Environnementale » au coeur de laquelle une approche spécifique sur la thématique de l’énergie a été développée en réponse à l’appel à projet européen « Concerto » avec des objectifs particulièrement poussés sur l’efficacité énergétique et le recours aux énergies renouvelables. A également été réalisé le premier bâtiment tertiaire passif.

Les efforts de pédagogie et d’appropriation des habitants et des usagers de ce quartier ont eu pour résultat un effet contagion a plusieurs niveaux : à l’échelle des acteurs impliqués dans l’opération et notamment de la maîtrise d’ouvrage (savoirs partagés aux autres opérations d’aménagement), à l’échelle de la ville de Grenoble (généralisation de la ville durable dans un PLU vertueux), à l’échelle régionale et nationale (participation aux discussions du Grenelle).

Critère n°2 : INCLUSION

Le pilotage du projet a reposé sur un portage politique fort maintenu pendant toute la durée du projet, des objectifs clairs et partagés, un accompagnement par des experts (AMO développement durable et thermicien), l’association de la population.

Cette gouvernance, en faisant appel à des collaborations et des partenariats élargis a permis de développer une nouvelle culture du projet. Elle reposait (et repose encore) également sur les comportements vertueux des professionnels comme des usagers, mettant ainsi à égalité savoir faire et savoir être au profit d’une qualité architecturale, environnementale et d’un confort accru pour tous les usagers.

La reconversion de la caserne de Bonne a été saisie comme une opportunité pour dynamiser le territoire, notamment par la volonté d’étendre le centre-ville, très étriqué pour Grenoble, centre d’une agglomération de 400 000 habitants. Cela s’est traduit en particulier par la création d’un espace commercial de plus de 50 boutiques et de moyennes surfaces attractives.

Par ailleurs, l’offre de bureaux avec plus de 6000 m² et son fleuron (le bâtiment Bonne Energie) a également permis de conforter la création d’emploi sur ce quartier. Enfin, un cinéma de 3 salles, la présence de la piscine et d’un gymnase au sein de la ZAC, comme la création d’un hôtel 4 étoiles aux côtés de la résidence Résid’home ont contribué à faire du quartier de Bonne un quartier dynamique au cœur de la cité.

Le projet propose un programme de 1 100 logements dont 40% de logements sociaux accompagné d’un travail sur les typologies de logements pour accueillir des familles. De même, l’articulation avec le tissu urbain environnant, en termes de mixité fonctionnelle et  de coutures urbanistiques (densité comparable au centre ancien, aménagement grand parc public) a constitué un des éléments du projet.

L’offre de logement permet une mixité intergénérationnelle avec des logements étudiants, des résidences pour personnes âgées et des logements familiaux. Le quartier est par ailleurs entièrement accessible aux personnes à mobilité réduite (travail sur les pentes et les entrées d’immeubles, les balcons des appartements et cœurs d’îlots).

La politique en matière de transports en commun notamment avec la création de la 3ieme ligne de tramway et la conception des espaces publics offrant une large place aux modes actifs par un aménagement approprié, font de ce quartier facilement accessible par les transports en commun et les modes actifs, un quartier très dynamique.

Accent mis sur la forte gouvernance avec des coopérations (acteurs locaux, associations, association des entreprises, …) et un portage politique fort (qui a su se donner le temps de la réflexion)

Mise en place d’une véritable démarche d’évaluation (compréhension des problématiques et évaluation sociale sur le ressenti des habitants)

Cadre de vie agréable avec des parcs, des cônes de vue (sur la montagne), et des cœurs d’ilots

Réhabilitation de bâtiments anciens et nouveaux programmes qui sont une vraie réussite, avec une vraie vie de quartier aujourd’hui

Critère n°3 : RÉSILIENCE

Travail important sur la gestion des eaux pluviales et les cœurs d’îlots des immeubles

Ilôts de chaleur/fraîcheur

Approche intégrée de l’énergie

 

AMO développement durable et thermicien

Critère n°4 : CRÉATIVITÉ

La construction de plus de 100 000 m² sur une période de 4 à 5 ans a permis de soutenir l’économie locale (BTP, entreprises de la filière bois).

Création d’un espace commercial de plus de 50 boutiques et de moyennes surfaces attractives. Par ailleurs, l’offre de bureaux avec plus de 6000 m² et son fleuron (le bâtiment Bonne Energie) a également permis de conforter la création d’emploi sur ce quartier.

Enfin, un cinéma de 3 salles, la présence de la piscine et d’un gymnase au sein de la ZAC, comme la création d’un hôtel 4 étoiles aux côtés de la résidence Résid’home ont contribué à faire du quartier de Bonne un quartier dynamique au cœur de la cité.

Véritable démarche d’évaluation et d’association de la population à une époque où cela était encore peu répandu

Critère n°5 : POTENTIEL DE RÉPLICABILITÉ

Il est parfaitement réplicable sur de nombreuses friches militaires, hospitalières ou autres en cœur de villes. La nature en ville y tient une place prépondérante et la vie de quartier est très riche et dynamique.

En 2020, deux villes moyennes ont candidaté au label EcoQuartier étape 2 sur la reconversion d’anciennes casernes militaires en cœur de ville : Laval et Saint-Malo.

Formée aux affaires internationales et européennes entre l’Angleterre et la France dans le cadre d’un double diplôme Sciences-Po Lille / Université du Kent, Marion a débuté sa carrière en plaidoyer et relations institutionnelles des organisations non gouvernementales, dans le secteur du commerce équitable (Label Max Havelaar France). Ses expériences sont aussi en lien avec les territoires, avec un passage en coopération décentralisée à l’échelle d’un conseil départemental.

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Issue des sciences sociales, de l’histoire de l’art et de l’architecture, après diverses expériences dans la gestion de projets culturels et la production audiovisuelle, Camille a travaillé dans la communication au sein du groupe VINCI : depuis les grands projets à l’international jusqu’à La Fabrique de la Cité, think tank dédié à la prospective urbaine

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Carla DONCESCU

Diplômée d’un master 2 en Economie du Développement à Panthéon-Sorbonne, et actuellement en formation alternance du Master 2 Relation Internationale et Action à l’Etranger dans la même Université, c’est à travers ces différents prismes et ses expériences à l’internationale qu’elle approche les problématiques de villes et territoires durables.

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Manon EXBALIN

Diplômée d’un Master en sociologie de la communication, Manon a travaillé précédemment pour Greenpeace, la Mairie de Paris (en particulier pour venir en aide aux étudiants), et le Ministère de la Transition Ecologique (DGALN – Mission Communication).

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Géographe de formation (Université d’Etat de Saint-Pétersbourg), elle a débuté au poste de géographe économiste à l’Académie d’Économie Agricole (Russie), avant de poursuivre sa carrière en France, en tant qu’assistante administrative et comptable (Air Liquide, Association TGV Provence Côte d’Azur, COFHUAT, Groupe Hervé)

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Avant de rejoindre l’équipe FVD, il a occupé plusieurs postes dans la gestion des collectivités  locales. Allant d’élu et adjoint au maire de sa ville natale Besançon, chargé des relations universitaires et de la coopération internationale puis Directeur du Développement économique de la Ville de Pantin, pour ensuite être directeur de cabinet à Montreuil où il a notamment piloté la refonte en profondeur du projet urbain vers davantage d’écologie et de développement durable, Il continue son parcours en tant que Haut Responsable de la Résilience de la Ville de Paris.

Il promeut une vision holistique et systémique du développement durable et apporte son expérience/expertise en résilience territoriale et en transition écologique et sociale.

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