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Ecoquartier de Montévrain : un projet urbain organisé autour d’un Cœur Agro Urbain

Une réalisation proposée par Atelier Philippe Madec Architectes

Conception Réseaux Vie locale

Contributeur

Référent :  Antoine Petitjean, Architecte-Urbaniste - APM & associés
Contact : 

Descriptif

Le projet consiste à mettre en œuvre un urbanisme alternatif aux logiques propres à la ville nouvelle pour renouer avec les propriétés paysagères, naturelles et agricoles du plateau dans lequel il s’inscrit.

A partir d’une trame viaire préexistante pensée pour le tout-voiture, le projet dévie de la trajectoire « machiniste » des premiers plans d’aménagement (dépendance à la voiture, disparition des pratiques agricoles, effacement des polarités historiques et du patrimoine viaire et paysager, perturbation des régimes hydrauliques, effritement de la biodiversité,…) pour mettre en place des logiques qui renouent avec la proximité (équipements publics, logements, commerces, tertiaire), avec les rythmes naturels (gestion hydraulique à la parcelle, confortement des trames paysagères) et avec les pratiques agricoles. Élément central du projet, le « Cœur Agro Urbain » (20 ha en maraîchage et arboriculture retirés à l’urbanisation) devient le cœur du projet, ancrant l’urbanisation dans une logique intercommunale.

Thématiques : 
  • Aménagement
  • Espaces publics et espaces verts
  • Commerces
  • Éducation et formation
  • Culture et loisirs
Échelle : 
  • Quartier

Fiche d'identité

marker  Île-de-France / Montévrain
Type de territoire : 
  • < 20 000 habitants
Surface bâtie :  150 ha aménagés
Maîtrise d'ouvrage :  Etablissement Public d’Aménagement de Marne-la-Vallée. Mélanie Durand : [email protected]
Maîtrise d'oeuvre :  (APM) & associés Antoine Petitjean / [email protected]

Distinctions

Labels / certifications :  Labellisé Ecoquartier, 2018

Évaluation du projet*

sur la base du déclaratif du contributeur

Critère n°1 : SOBRIÉTÉ

Retrait de 20ha (sur les 150h du périmètre opérationnel) pour pratiques agricoles nouvelles (transition en BIO)

Gestion hydraulique centennale à la parcelle (permettant la recharge de la nappe, et l’irrigation des parcelles cultivées)

Restauration des cours d’eau et des ripisylves associées

Renaturation d’espaces (plaine de reproduction de nicheurs au sol reconstituée sur 1.5 ha)

Anticipation de la mutation d’une zone d’activité commerciale en quartier mixte

Au sein des prescriptions urbaines, architecturales, paysagères et environnementales (fiches de lot de chaque opération), des prescriptions au cas par cas sont émises en fonction des programmes et des opérateurs.

Projet urbain.

Ces objectifs concernent les bâtiments au cas par cas de leur programmation

Cet aspect a surtout été abordé sur l’espace public, pour créer des espaces résilients en anticipation du changement climatique (réduction des effets d’ilot de chaleur, biodiversité), le tout avec des moyens limités de gestion par les collectivités.

Critère n°2 : INCLUSION

Une concertation est menée par l’EPA, confiée à un prestataire extérieur à notre équipe de maîtrise d’œuvre.

Régulière lors des phases « amont » de conception du plan-guide du quartier, ces réunions se sont espacées. Il s’agit d’un domaine où l’amélioration est possible.

Dans le cadre de la programmation de chaque ilot, une mixité fonctionnelle et sociale est prévue

Pas spécifiquement

Les retours sont à ce stade positifs, bien que toutefois difficiles à mesurer objectivement (notre intervention s’étend sur une 15aine d’années. Notre volonté auprès du maître d’ouvrage est de lancer une évaluation fondamentale des aménagements pour mieux aborder cet aspect du projet.

Critère n°3 : RÉSILIENCE

Le projet dans sa résolution aborde la question de la vulnérabilité du territoire en opposant aux logiques fonctionnalistes un projet régénérant les ressources et les structures paysagères du plateau.

Pas spécifiquement

Critère n°4 : CRÉATIVITÉ

Cet aspect est plus particulièrement abordé :

  • Dans le cas de la programmation d’ilots mixtes mêlant logements et locaux d’activité (tertiaire, artisanaux) ;

Dans le cas du Cœur Agro Urbain qui fait émerger de nouveaux profils d’acteurs agricoles, en synergie avec le tissu local

Pas spécifiquement, en dehors du positionnement de l’équipe de maîtrise d’œuvre dans sa relation d’équipe avec la maîtrise d’ouvrage.

Critère n°5 : POTENTIEL DE RÉPLICABILITÉ

Oui. L’EPA s’appuie notamment sur l’expérience du Cœur Agro Urbain pour généraliser une politique agricole à l’échelle de son territoire (politique totalement nouvelle pour cette acteur). En cela, le quartier dans l’ensemble de ses composantes représente une sorte de laboratoire, qui met en avant les réussites mais aussi les obstacles rencontrés.

Formée aux affaires internationales et européennes entre l’Angleterre et la France dans le cadre d’un double diplôme Sciences-Po Lille / Université du Kent, Marion a débuté sa carrière en plaidoyer et relations institutionnelles des organisations non gouvernementales, dans le secteur du commerce équitable (Label Max Havelaar France). Ses expériences sont aussi en lien avec les territoires, avec un passage en coopération décentralisée à l’échelle d’un conseil départemental.

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Issue des sciences sociales, de l’histoire de l’art et de l’architecture, après diverses expériences dans la gestion de projets culturels et la production audiovisuelle, Camille a travaillé dans la communication au sein du groupe VINCI : depuis les grands projets à l’international jusqu’à La Fabrique de la Cité, think tank dédié à la prospective urbaine

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Carla DONCESCU

Diplômée d’un master 2 en Economie du Développement à Panthéon-Sorbonne, et actuellement en formation alternance du Master 2 Relation Internationale et Action à l’Etranger dans la même Université, c’est à travers ces différents prismes et ses expériences à l’internationale qu’elle approche les problématiques de villes et territoires durables.

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Manon EXBALIN

Diplômée d’un Master en sociologie de la communication, Manon a travaillé précédemment pour Greenpeace, la Mairie de Paris (en particulier pour venir en aide aux étudiants), et le Ministère de la Transition Ecologique (DGALN – Mission Communication).

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Géographe de formation (Université d’Etat de Saint-Pétersbourg), elle a débuté au poste de géographe économiste à l’Académie d’Économie Agricole (Russie), avant de poursuivre sa carrière en France, en tant qu’assistante administrative et comptable (Air Liquide, Association TGV Provence Côte d’Azur, COFHUAT, Groupe Hervé)

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Avant de rejoindre l’équipe FVD, il a occupé plusieurs postes dans la gestion des collectivités  locales. Allant d’élu et adjoint au maire de sa ville natale Besançon, chargé des relations universitaires et de la coopération internationale puis Directeur du Développement économique de la Ville de Pantin, pour ensuite être directeur de cabinet à Montreuil où il a notamment piloté la refonte en profondeur du projet urbain vers davantage d’écologie et de développement durable, Il continue son parcours en tant que Haut Responsable de la Résilience de la Ville de Paris.

Il promeut une vision holistique et systémique du développement durable et apporte son expérience/expertise en résilience territoriale et en transition écologique et sociale.

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