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Les Docks de Ris à Ris-Orangis

Une réalisation proposée par le Ministère de la Transition Ecologique (DGALN AD4 - Ecocité - OFS)

Bâtiments Conception Économie durable Réseaux Vie locale

Contributeur

Référent :  Thomas ZAMANSKY, Chef de bureau de l'aménagement opérationnel durable (MTE)
Contact : 

Descriptif

Aménagé par Grand Paris Aménagement, le projet des « Docks de Ris » se base sur la reconversion d'un secteur de friches industrielles de 18 ha, en majeure partie propriétés de l'Etat, au nord de la commune de Ris-Orangis et à proximité d'une gare RER (ligne D). Il a prévu la construction de 1000 logements, présentant une certaine diversité permettant de véritables parcours résidentiels au sein de la commune et une densité bâtie de l'ordre de 100 logements à l'hectare. En bordure de Seine, le projet contribue à la mise en valeur de la biodiversité par une véritable trame verte et l'aménagement dans un espace boisé d'un parc de 8 ha comprenant un plan d'eau. 

Thématiques : 
  • Construction
  • Rénovation / Réhabilitation
  • Milieux naturels et aquatiques, biodiversité
  • Économie de la fonctionnalité
  • Grand cycle de l'eau
  • Énergie
  • Renforcement du lien social et de la solidarité
Échelle : 
  • Bâtiment
  • Logement
  • Quartier

Fiche d'identité

marker  France Île-de-France / Ris-Orangis
Type de territoire : 
  • > 20 000 < 100 000 habitants
Date de livraison :  01/01/2018
Surface bâtie :  18 ha
Coût du projet :  20 millions d'euros
Maîtrise d'ouvrage :  Agence foncière et technique de la région parisienne (AFTRP) - AMO : Agence Brochet, Lajus, Pueyo B - ET : Alter Développement
Maîtrise d'oeuvre :  Agence LAVERNE
Partenaires associés :  Ville de Ris-Orangis, GRAND PARIS AMÉNAGEMENT, Nexity, Promogim Bouwfonds Marignan, CAECE, Grandes écoles et la formation continue de l’ensemble des acteurs du projet

Distinctions

Labels / certifications :  Labels BBC
Concours / récompenses :  Label EcoQuartier

Évaluation du projet*

sur la base du déclaratif du contributeur

Critère n°1 : SOBRIÉTÉ

La spécificité du site est d’intégrer la nature au cœur d’un quartier de 900 logements qui favorisent une mixité sociale et générationnelle sur d’anciennes friches industrielles, en réemployant du patrimoine bâti. 

La limitation de la production des déchets et de l’utilisation des ressources non-renouvelables sont également des objectifs portés par le projet, et notamment par la mise en chantier de celui-ci. Le cahier des prescriptions environnementales reprend en ce sens l’ensemble des engagements soutenus par les acteurs de l’aménagement pour répondre à ces objectifs. 

Les bâtiments construits répondent aux exigences du label « bâtiment basse consommation » (BBC), permettant aux usagers de maîtriser leur facture énergétique. 

Les besoins en chauffage et eau chaude sont couverts à 70 % par des énergies renouvelables grâce à un réseau de chaleur s’appuyant sur les ressources géothermiques et biomasse. 

Le projet préserve la ressource eau par une gestion adaptée des eaux pluviales, grâce à un système alternatif de collecte, de rétention et d’infiltration dans les espaces naturels. Ce dispositif permet de tendre vers le « zéro rejet ». 

La pérennisation de la démarche s’appuie sur la création de nombreux moyens de communication, véhiculant les « bonnes pratiques » auprès des populations. Un partenariat avec des grandes écoles et la formation continue de l’ensemble des acteurs du projet ont permis de diffuser les idées portées par le projet en matière de développement durable. 

Critère n°2 : INCLUSION

La place des habitants reste centrale avec la mise en place de moyens de concertation et de communication divers et variés (espace d’informations, site internet, magazine communal, atelier thématique,…). 

Le renforcement du lien social entre les habitants du quartier s’articule autour de la création d’un pôle culturel, et de la recherche de mixité sociale au sein du parc de logements.  

Le projet repose sur une mixité fonctionnelle en parfaite cohérence avec les dimensions de l’EcoQuartier. Cette mixité s’articule autour d’un équilibre entre la place du logement, des activités économiques, des commerces, des équipements culturels et des espaces verts. La situation privilégiée du site offre un apport en termes de transport indéniable. Le projet se trouve desservi par divers transports en commun (gare RER et SNCF, bus), et privilégie le développement de moyens de transport alternatifs tels que le pédibus, locaux pour vélos, et, ce qui favorise les mouvements pendulaires des modes de déplacements doux. Le développement territorial bénéficie également de l’ouverture du projet aux territoires environnant, et de la recherche d’ouvertures à différentes échelles : à l’échelle communale (lien avec les quartiers voisins) et à l’échelle départementale avec la présence de la coulée verte.  

900 logements (67 500 m² SPC) dont 15% de logements locatifs aidés et 15% en accession sociale. 

Le lien intergénérationnel est également recherché au sein du projet par la réalisation d’une résidence adaptée aux personnes âgées. Enfin, le travail porté sur les ambiances du quartier s’effectue par le biais de la recherche d’ouverture du quartier aux espaces environnants, de la mise en valeur des atouts patrimoniaux naturels et architecturaux, ainsi qu’à travers un travail sur la disposition du bâti afin d’apporter une luminosité optimale, réduire les nuisances et offrir un cadre de vie de qualité. 

Enfin, la volonté de réduire la place de la voiture au sein du projet (valorisation des modes de transport alternatifs, réduction du parc de stationnement,…) offre un apport qualitatif au cadre de vie proposé aux futurs habitants. 

Récit d’habitant : « Monsieur Durand, habitant du quartier des Docks de Ris, profite des premiers rayons du soleil en déjeunant en terrasse avec vue sur le lac des Docks et son écrin de verdure classé espace naturel sensible. Avec un peu de chance, il apercevra la plongée du héron cendré, espèce qui fréquente le plan d’eau. Puis, empruntant les “coulisses jardins”, il se rend à vélo et en toute sécurité à la nouvelle crèche et dans l’école jouxtant le quartier pour y déposer ses enfants. Ensuite, il poursuit son parcours jusqu’à la gare RER du Val de Ris pour rallier en moins de 35 min son bureau situé en plein cœur de Paris. Son épouse, quant à elle, emprunte le bus 407 qui lui donne accès en moins de quinze minutes au centre-vil le d’Evry et ses équipements (université, préfecture, tribunal, centre commercial régional,…). Après son déjeuner, elle profite d’un moment de détente en se promenant le long des berges de Seine, imaginant un jour pouvoir se baigner dans la piscine fluviale existante. En début de soirée, toute la famille se retrouve dans l’un des espaces culturels implantés dans un bâtiment réhabilité. Ils se remémorent le passé industriel des lieux avec certains locataires de la résidence adaptée pour senior construite dans le quartier, avant d’aller contempler une exposition d’art contemporain créée par l ‘un des artistes dont l ‘atelier est installé dans la Tour Brûlée réhabilitée pendant l’opération d’aménagement. De retour dans leur appartement, Monsieur et Madame Durand constatent avec satisfaction que leur facture de chauffage n’a pas augmenté malgré les hausses régulières du prix de l’électricité et du gaz. En plus, la production de chauffage et d’eau chaude sanitaire provient pour plus de 80% d’énergies renouvelables. En allant se coucher, ils se réjouissent du confort procuré par leur plancher chauffant basse température. » 

Critère n°3 : RÉSILIENCE

– La pollution du site lié à l’ancienne activité industrielle 

– La géothermie 

Le risque inondation lié à la proximité de la Seine 

 

Le travail d’étude préalable réalisé en amont de la démarche de projet a permis d’alimenter la réflexion autour du projet, grâce à des études de faisabilité portant sur le logement, les équipements scolaires, la question énergétique (analyse environnementale de l’énergie), etc. 

Critère n°4 : CRÉATIVITÉ

Maintien, l’extension et l’accueil d’activités économiques, commerciales et culturelles. Des résidences et ateliers pour artistes, lieux de création, espaces de diffusion composent d’ailleurs le futur équipement culturel installé dans les bâtiments industriels réhabilités. 

– 6 500 m² SPC d’activités économiques et commerciales  

– 7 300 m² SPC d’équipements d’intérêt collectif  

– Une crèche multi-accueil de 36 berceaux  

– 4 nouvelles classes maternelles et 9 classes élémentaires 

Le processus décisionnel et de gouvernance du projet constitue une force majeure du futur EcoQuartier de Ris-Orangis. En effet, le projet a été confié à l’AFTRP pour son aménagement. Ce dernier s’est entouré d’une équipe pluridisciplinaire, intégrant notamment une AMO générale sur le développement durable. 

Critère n°5 : POTENTIEL DE RÉPLICABILITÉ

Projet exemplaire de reconversion d’une friche industrielle en étant très ambitieux sur le cadre de vie, le développement territorial et les enjeux environnementaux. La place de la nature et de la biodiversité est un axe fort du projet sur un territoire sous tension.  

Grand Paris Aménagement s’inspire de cette opération pour d’autres de ses opérations survenues ultérieurement. 

Bon exemple de renouvellement urbain et de respect des objectifs de Zéro Artificialisation nette.

Formée aux affaires internationales et européennes entre l’Angleterre et la France dans le cadre d’un double diplôme Sciences-Po Lille / Université du Kent, Marion a débuté sa carrière en plaidoyer et relations institutionnelles des organisations non gouvernementales, dans le secteur du commerce équitable (Label Max Havelaar France). Ses expériences sont aussi en lien avec les territoires, avec un passage en coopération décentralisée à l’échelle d’un conseil départemental.

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Issue des sciences sociales, de l’histoire de l’art et de l’architecture, après diverses expériences dans la gestion de projets culturels et la production audiovisuelle, Camille a travaillé dans la communication au sein du groupe VINCI : depuis les grands projets à l’international jusqu’à La Fabrique de la Cité, think tank dédié à la prospective urbaine

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Carla DONCESCU

Diplômée d’un master 2 en Economie du Développement à Panthéon-Sorbonne, et actuellement en formation alternance du Master 2 Relation Internationale et Action à l’Etranger dans la même Université, c’est à travers ces différents prismes et ses expériences à l’internationale qu’elle approche les problématiques de villes et territoires durables.

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Manon EXBALIN

Diplômée d’un Master en sociologie de la communication, Manon a travaillé précédemment pour Greenpeace, la Mairie de Paris (en particulier pour venir en aide aux étudiants), et le Ministère de la Transition Ecologique (DGALN – Mission Communication).

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Géographe de formation (Université d’Etat de Saint-Pétersbourg), elle a débuté au poste de géographe économiste à l’Académie d’Économie Agricole (Russie), avant de poursuivre sa carrière en France, en tant qu’assistante administrative et comptable (Air Liquide, Association TGV Provence Côte d’Azur, COFHUAT, Groupe Hervé)

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Avant de rejoindre l’équipe FVD, il a occupé plusieurs postes dans la gestion des collectivités  locales. Allant d’élu et adjoint au maire de sa ville natale Besançon, chargé des relations universitaires et de la coopération internationale puis Directeur du Développement économique de la Ville de Pantin, pour ensuite être directeur de cabinet à Montreuil où il a notamment piloté la refonte en profondeur du projet urbain vers davantage d’écologie et de développement durable, Il continue son parcours en tant que Haut Responsable de la Résilience de la Ville de Paris.

Il promeut une vision holistique et systémique du développement durable et apporte son expérience/expertise en résilience territoriale et en transition écologique et sociale.

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