Mode sombre

Caserne de Reuilly

Une réalisation proposée par Union Sociale pour l'Habitat (USH)

Bâtiments Conception

Contributeur

Référent :  Raphaële d'Armancourt - Responsable Pôle politiques territoriales et urbaines (USH)

Descriptif

La Caserne de Reuilly apporte une réponse ambitieuse à un grand nombre d’enjeux sociaux et environnementaux. Un véritable travail a été mené sur les modes de production et le réemploi des matériaux sur site. En effet, les gravats et autres matériaux issus de la déconstruction ont été réintégrés au site actuel.

Il s’agit d’un projet de densification urbaine, qui a fait l’objet d’une optimisation foncière importante :  le site passe de 22 900m2 à 40 000m2 de surface hors d’œuvre nette (SHON). Ce travail sur le foncier permet de lutter contre l’étalement urbain et l’artificialisation des sols en région parisienne, tout en proposant une nouvelle offre de logements sur une zone qui connait une extrêmement forte pression de la demande. Cette opération promeut la mixité sociale et fonctionnelle. La programmation y est mixte : des logements sociaux, intermédiaires et libres, des locaux commerciaux et associatifs, ainsi que des placettes et un jardin public, et une crèche.

L’opération est divisée en différents lots livrés progressivement entre 2020 et 2021. Sur l’ensemble des lots, la Caserne regroupe 582 logements dont 50% sont des logements sociaux, principalement à destination d’étudiants et de familles nombreuses à bas revenus. L’autre moitié des habitations sont des logements familiaux à loyer intermédiaires (20%) et à loyer libre encadré (30%). L’ensemble des espaces extérieurs et intérieurs du site ont été pensés pour être accessibles aux publics à mobilité réduite. A noter également que dans le cadre des travaux de réhabilitation, les éléments patrimoniaux remarquables de l’ancienne caserne ont bien été préservés.

Thématiques : 
  • Matériaux
  • Qualité du logement
  • Rénovation / Réhabilitation
  • Renouvellement urbain
Échelle : 
  • Bâtiment

Fiche d'identité

marker  Île-de-France / Paris
Type de territoire : 
  • Métropole
Date de livraison :  31/05/2021
Surface bâtie :  Emprise de la caserne : près de 2 hectares 40 000m2 de surface hors d’œuvre nette 4 800m2 de jardins 1 040m2 de places publiques
Maîtrise d'ouvrage :  Paris Habitat Isabelle Quet Hamon [email protected] Elodie Capelle [email protected]
Maîtrise d'oeuvre :  Architecte coordonnateur : H20 Architectes ROTOR Déconstruction (AMO Réemploi) 7 équipes d’architectes pour les lots construits
Partenaires associés :  Mairie du 12e, CASVP, Associations locales

Évaluation du projet*

sur la base du déclaratif du contributeur

Critère n°1 : SOBRIÉTÉ

Le projet permet une densification urbaine au centre de Paris, en réhabilitant et concevant une opération mixte sur le site d’une ancienne caserne militaire. L’optimisation foncière y est importante : le site passe de 22 900m2 à 40 000m2 de surface hors d’œuvre nette (SHON).  Ce faisant, l’opération participe activement à la lutte contre l’étalement urbain et l’artificialisation des sols. Par ailleurs, un parc public aménagé au cœur du projet permet d’apporter une partie d’espaces en pleine terre, dans un processus de désartificialisation des sols.

Le réemploi a ainsi été un mot d’ordre tout au long du projet, tant pour la construction neuve, que pour la réhabilitation et la fabrication du mobilier des logements meublés. Le bureau d’étude ROTOR Déconstruction a été mobilisé afin d’effectuer l’inventaire des matériaux réemployables et les classer selon leur degré d’apport à l’opération.  Gravats issus des déconstructions, structure en bois, murs en pierre, escaliers ou encore portes de placards en bois, radiateurs, et luminaires ont été transformés et réutilisés.

Cette expérimentation menée par Paris Habitat sur la Caserne se veut l’amorce d’une approche plus large sur l’ensemble de son patrimoine. En effet, la maitrise d’ouvrage souhaite tirer de cette opération une méthodologie afin de systématiser le réemploi sur l’ensemble de ses projets.

A la suite de son étude sur le réemploi en phase de conception et réalisation du projet, l’AMO ROTOR intervient également dans le cadre d’une étude bilan. Sur les lots ayant été livrés, l’AMO effectue une évaluation du réemploi. Il s’agit d’un retour d’expérience sur les matériaux réemployés sur site, les filières valorisation hors site et une analyse des freins à l’utilisation des matériaux n’ayant pas fait l’objet de réemploi.

Le projet respecte l’ensemble des engagements du Plan Climat de la Ville de Paris en matière de consommation d’énergie, tant sur la construction neuve que la réhabilitation.

Le Lot B de l’opération, composé de 132 logements, est raccordé au réseau CPCU. Il s’agit de la Compagnie Parisienne de Chauffage Urbain, un réseau de chauffage collectif à l’échelle de la ville. L’énergie y est produite localement et le poste d’échange thermique dispose d’un compteur qui mesure les consommations du bâtiment et les usages qui en sont fait, afin d’améliorer à terme les performance énergétiques des installations.

Le Lot B dispose également d’un système de récupération instantanée de chaleur sur les eaux grises.

Le projet respecte l’ensemble des engagements du Plan Climat de la Ville de Paris en matière de consommation d’énergie, tant sur la construction neuve que la réhabilitation.

Le Lot B de l’opération, composé de 132 logements, est raccordé au réseau CPCU. Il s’agit de la Compagnie Parisienne de Chauffage Urbain, un réseau de chauffage collectif à l’échelle de la ville. L’énergie y est produite localement et le poste d’échange thermique dispose d’un compteur qui mesure les consommations du bâtiment et les usages qui en sont fait, afin d’améliorer à terme les performances énergétiques des installations.

Le Lot B dispose également d’un système de récupération instantanée de chaleur sur les eaux grises.

L’ensemble des bâtiments répondent aux objectifs fixés par le Plan Climat de la Ville de Paris. Au-delà de leur très bon niveau de performance énergétique, la maîtrise d’ouvrage de Paris Habitat a veillé à anticiper la gestion ultérieure des bâtiments, puisque par définition les organismes Hlm construisent pour gérer leurs actifs dans la durée. Les choix techniques répondent donc à une maîtrise des coûts de gestion afin de garantir un niveau bas de la quittance des locataires.

Critère n°2 : INCLUSION

Dès 2014, des réunions publiques et phases de concertations ont eu lieu avec les parties prenantes et les habitant.es. A l’ordre du jour : préciser la programmation et coconstruire les espaces publics et jardins du site.

Ce projet favorise très fortement la mixité sociale et fonctionnelle. Sur l’ensemble du site sont produits 582 logements, dont 50% de logements sociaux, 20% de logements intermédiaire et 30% de logements libres. A cela s’ajoutent des locaux commerciaux et associatifs, 4 800m2 de jardin public, 3 placettes occupant un total de 1 040m2, ainsi qu’une crèche de 66 places. Les logements produits sont diversifiés afin de cibler un large éventail de public. Les logements sociaux sont principalement à destination d’étudiants et de familles nombreuses à bas revenus tandis que l’autre moitié des logements intermédiaires et libres s’adressent à des ménages dont les revenus sont supérieurs. A noter également que l’ensemble des espaces extérieurs et intérieurs du site ont été pensés pour être accessibles aux publics à mobilité réduite.

Tel que décrit plus haut, les logements produits s’adressent à deux types de public ayant des difficultés particulières à se loger à Paris : les familles nombreuses et les étudiants. Une agence éphémère s’est installée en cœur de site afin d’accueillir les futurs locataires sociaux et faciliter leur installation. Toujours afin d’améliorer le service aux usagers, des permanences vont être assurées par le personnel de la mairie du 12e et du CASVP (Centre d’Action Sociale de la Ville de Paris) afin d’épauler les demandeurs dans leurs démarches administratives.

De plus, les personnes à mobilité réduite ont été intégré à la programmation du lieu puisque les espaces extérieurs et intérieurs, y compris les salles de bain des logements, ont été aménagés pour leur être accessibles.

Les retours d’expérience ont été très positifs. Les témoignages des habitant.es valorisent particulièrement les points suivants : la centralité du lieu, le gain d’espace de leur nouveau logement, le confort de l’habitation, l’importance des places en crèches sur site, et l’importance d’avoir un logement accessible en fauteuil roulant en plein Paris.

Critère n°3 : RÉSILIENCE

Le projet intègre une part de désimperméabilisation du sol afin de contribuer à la résilience urbaine de ce secteur de ville, notamment face aux épisodes de fortes pluies, et permettant de lutter contre l’effet d’ilot de chaleur urbain grâce au parc urbain situé au cœur du projet.

Le projet mobilise une vision holistique des enjeux sociaux et environnementaux propres à une zone urbaine dense dont le marché du logement est particulièrement tendu. L’opération a privilégié le réemploi des matériaux, a mené un travail d’optimisation foncière importante, et a produit des logements dont les typologies et modalités d’accès sont très diversifiées. Le projet a également anticipé en amont les besoins et futurs usages des habitant.es, et ce en les associant à la conception du projet.

Critère n°4 : CRÉATIVITÉ

Le site de l’ancienne caserne auparavant clos, est désormais ouvert sur le quartier. Les phases de concertation avec les habitant.es et associations locales ont créé une dynamique commune de projection commune sur les futurs besoins des usagers du quartier. La programmation mixte du site en fait un lieu aux usages multiples, qui participe activement à la dynamique socio-économique locale. En effet, il s’agit d’un lieu d’habitation mais également d’activité associative et professionnelle (un bâtiment entièrement dédié à des locaux commerciaux et associatifs). Différents projets innovants y prennent place, tel qu’une activité d’agriculture urbaine sur les toits terrasses du lot A. De ce fait, le projet participe plus largement à la sensibilisation des locataires à l’économie circulaire et aux enjeux de gouvernance alimentaire.

De plus, l’étude bilan sur le réemploi des matériaux et l’élaboration d’une nouvelle méthodologie de projet sur cette thématique par Paris Habitat, vont contribuer au développement des bonnes pratiques à l’échelle de la ville.

L’opération mobilise une approche proactive aux innovations techniques d’éco-conception, notamment l’appel à un bureau expert en réemploi des matériaux de déconstruction afin de les réintégrer dans la production ; et l’élaboration d’une méthodologie de projet afin d’en systématiser la pratique sur l’ensemble des opérations de Paris Habitat.

De plus, dès 2014, le projet a fait l’objet d’une concertation étendue avec les habitants qui a alimenté la programmation des espaces publics. D’autres innovations socio-environnementales sont marquantes : un projet d’agriculture urbaine sur les toits terrasse du lot A, ou encore une agence éphémère installée en cœur de site dédiée à l’accueil des futurs locataires sociaux.

Critère n°5 : POTENTIEL DE RÉPLICABILITÉ

Le projet a été pensé afin d’être reproductible puisque la maitrise d’ouvrage souhaite tirer de cette opération une méthodologie afin de systématiser le réemploi sur l’ensemble de ses projets. Quant à la documentation de l’opération, l’opération a fait les actualités de la mairie de Paris et de Pariculteurs. Elle a également fait l’objet d’articles sur le Parisien et le Moniteur, entre autres. De plus, le référentiel économie circulaire de l’USH identifie clairement les bénéfices du projet, ses facteurs clefs de réussite ainsi que les points de vigilance à avoir. Ces documents favorisent ainsi la réplicabilité des bonnes pratiques à l’œuvre.

Formée aux affaires internationales et européennes entre l’Angleterre et la France dans le cadre d’un double diplôme Sciences-Po Lille / Université du Kent, Marion a débuté sa carrière en plaidoyer et relations institutionnelles des organisations non gouvernementales, dans le secteur du commerce équitable (Label Max Havelaar France). Ses expériences sont aussi en lien avec les territoires, avec un passage en coopération décentralisée à l’échelle d’un conseil départemental.

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Issue des sciences sociales, de l’histoire de l’art et de l’architecture, après diverses expériences dans la gestion de projets culturels et la production audiovisuelle, Camille a travaillé dans la communication au sein du groupe VINCI : depuis les grands projets à l’international jusqu’à La Fabrique de la Cité, think tank dédié à la prospective urbaine

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Carla DONCESCU

Diplômée d’un master 2 en Economie du Développement à Panthéon-Sorbonne, et actuellement en formation alternance du Master 2 Relation Internationale et Action à l’Etranger dans la même Université, c’est à travers ces différents prismes et ses expériences à l’internationale qu’elle approche les problématiques de villes et territoires durables.

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Manon EXBALIN

Diplômée d’un Master en sociologie de la communication, Manon a travaillé précédemment pour Greenpeace, la Mairie de Paris (en particulier pour venir en aide aux étudiants), et le Ministère de la Transition Ecologique (DGALN – Mission Communication).

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Géographe de formation (Université d’Etat de Saint-Pétersbourg), elle a débuté au poste de géographe économiste à l’Académie d’Économie Agricole (Russie), avant de poursuivre sa carrière en France, en tant qu’assistante administrative et comptable (Air Liquide, Association TGV Provence Côte d’Azur, COFHUAT, Groupe Hervé)

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Avant de rejoindre l’équipe FVD, il a occupé plusieurs postes dans la gestion des collectivités  locales. Allant d’élu et adjoint au maire de sa ville natale Besançon, chargé des relations universitaires et de la coopération internationale puis Directeur du Développement économique de la Ville de Pantin, pour ensuite être directeur de cabinet à Montreuil où il a notamment piloté la refonte en profondeur du projet urbain vers davantage d’écologie et de développement durable, Il continue son parcours en tant que Haut Responsable de la Résilience de la Ville de Paris.

Il promeut une vision holistique et systémique du développement durable et apporte son expérience/expertise en résilience territoriale et en transition écologique et sociale.

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