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CaribCoast : Atténuation de l’érosion côtière par la mise en place de Solutions Fondées sur la Nature dans un contexte caribéen

Une réalisation proposée par l'Office national des forêts

Conception Management et gouvernance

Contributeur

Référent :  Office national des forêts
Contact : 

Noémie VIDEAU - noemie.videau@onf.fr

Descriptif

La hausse préoccupante des risques littoraux aux Antilles fait de cette zone géographique l’une des plus vulnérables au changement climatique à l’échelle mondiale. Les îles de l’archipel, déjà sujettes au passage de violents cyclones qui provoquent érosion et submersion océanique, seront confrontées, dans les prochaines décennies, à une augmentation globale du niveau des mers ainsi qu’à une intensification de la puissance des cyclones. En outre, la topographie et la taille limitée des îles concentrent une grande partie de l’activité humaine et commerciale sur le littoral (commerce maritime, pêche et tourisme balnéaire).

Les choix d’aménagement pour la préservation du littoral et des activités humaines se portent souvent sur la construction d’ouvrages fixes aux nombreux effets indésirables (aggravation de l’érosion, baisse d’attractivité touristique). Pourtant, les écosystèmes sains apparaissent efficaces pour réduire les risques littoraux. Malheureusement, la perte ou la dégradation de ces environnements initiaux induit de facto la disparition de leur capacité de protection lors d’événements extrêmes. Afin de renforcer cette première ligne de défense côtière, il est possible d’investir pour la réduction des risques induits par le changement climatique en restaurant et en préservant les écosystèmes littoraux.

S’inscrivant dans le cadre du projet interrégional CaribCoast, l’action s’appuie sur des solutions d’adaptation fondées sur la nature (SafN) pour réduire les risques côtiers engendrés par l’érosion et les cyclones ou tempêtes touchant les plages de deux sites pilotes en Guadeloupe : la plage d’Anse Maurice, face à l’océan Atlantique et celle de Clugny, à la limite de la mer des Caraïbes. Sélectionnées pour l’importance de l’érosion subie au cours des dernières décennies, ces plages boisées et leurs récifs, exposés aux houles cycloniques, représentent des situations littorales typiques des Antilles. Elles subissent également l’impact d’une forte fréquentation et ont été modifiées par l’homme, voire urbanisées.

 

LE TERRITOIRE DE L’ACTION

  • Guadeloupe, communes de Petit-Canal (70,5 km², 8 167 habitants) et Sainte-Rose (118,6 km², 9 899 habitants)
  • Plage de l’Anse Maurice à Petit-Canal (17 500 m²)
  • Plage de Clugny à Sainte-Rose (46 500 m²)
Thématiques : 
  • Milieux naturels et aquatiques, biodiversité
  • Participation citoyenne
Échelle : 
  • Territoire

Fiche d'identité

marker  Guadeloupe /
Type de territoire : 
  • < 20 000 habitants

Distinctions

Concours / récompenses :  Les Trophées de l'Adaptation au Changement Climatique et Territoires

Évaluation du projet*

sur la base du déclaratif du contributeur

Critère n°1 : SOBRIÉTÉ

Les actions mises en place visent à réduire les impacts liés au changement climatique et à préserver la biodiversité en s’appuyant sur une gestion adaptée des écosystèmes côtiers :

  • évaluer la capacité des écosystèmes côtiers caribéens à diminuer l’érosion et les risques de submersion marine ;
  • protéger et améliorer le potentiel socio-économique de ces écosystèmes en gérant la fréquentation ;
  • rétablir l’équilibre écologique rompu par la fréquentation et restaurer la végétation des plages, en implantant des enclos de régénération évitant les piétinements, sans entraver la fréquentation des plages, et en reboisant avec plus de 400 plants de 30 espèces indigènes,
  • sélectionnées pour leur capacité de prévention de l’érosion (le catalpa, le raisinier bord de mer, le bois couleuvre, etc.) ;
  • sensibiliser les publics via la diffusion de guides multilingues de gestion avec les connaissances recueillies, la création d’ateliers de sensibilisation à l’attention du grand public et des gestionnaires de sites dans toute la Caraïbe

Par ailleurs, le projet a restauré et consolidé le rôle de ces plages en tant qu’habitat pour les tortues marines, en canalisant la fréquentation et en favorisant le retour de la végétation au sein d’enclos compatibles avec le passage des tortues.

Critère n°3 : RÉSILIENCE

Le projet mené sur les plages de l’Anse Maurice et de Clugny a bénéficié de facteurs économiques et politiques favorables :

  • un accompagnement politique fort tout au long du projet ;
  • un portage financier solide (Fonds Feder/Interreg) ;
  • une implication des parties prenantes et usagés (partenariats avec des associations et des écoles) ;
  • une expertise forte des structures membres du projet CaribCoast (ONF, BRGRM, CAR-SPAW).

Le suivi des sites porte sur les aspects morphologiques, écosystémiques et hydrodynamiques des sites via :

  • un modèle numérique qui isole, quantifie les impacts sur les écosystèmes et permet des simulations à partir d’hypothèses ;
  • un suivi trimestriel de la végétation, qualitatif et quantitatif
  • un ajustement permanent aux besoins des sites grâce à des organismes pérennes de gestion des sites ;
  • une adaptation sur le long terme aux constats futurs d’évolution de l’érosion grâce à des dispositifs simples et évolutifs comme le déplacement, la réduction, l’agrandissement ou le renforcement des enclos.

Critère n°4 : CRÉATIVITÉ

Dans le cadre des parrainages établis avec les écoles, le site de la plage de Clugny va bénéficier d’un statut d’« Aire éducative ». Ce label est donné à un petit territoire naturel géré de manière participative par les élèves d’une école ou d’un collège. Il garantit un suivi pédagogique des sites sans limite de temps.

Les actions réalisées visent à diminuer les phénomènes d’érosion et la destruction des boisements littoraux, en consolidant fortement la couverture herbacée et arborée. Sur la plage de Clugny, l’opération doit permettre de protéger la route nationale littorale, régulièrement submergée lors des fortes houles et menacée par l’érosion.

Sur le plan de la biodiversité, la mise en enclos a favorisé le développement d’une couverture herbacée dense, préservée du piétinement. Les plantations d’arbustes et d’arbres devraient ensuite couvrir cette strate et compléter la couverture arborée actuelle très appauvrie de ces deux plages.

Critère n°5 : POTENTIEL DE RÉPLICABILITÉ

Le projet CaribCoast est amené à se poursuivre sur d’autres plages plus urbanisées. Le renforcement arboré prévu sur ces plages urbanisées permettra d’atténuer les impacts sur le bâti liés, notamment, aux vents cycloniques. Des co-bénéfices économiques plus forts sont également attendus sur ces sites où les activités commerciales sont davantage développées.

Formée aux affaires internationales et européennes entre l’Angleterre et la France dans le cadre d’un double diplôme Sciences-Po Lille / Université du Kent, Marion a débuté sa carrière en plaidoyer et relations institutionnelles des organisations non gouvernementales, dans le secteur du commerce équitable (Label Max Havelaar France). Ses expériences sont aussi en lien avec les territoires, avec un passage en coopération décentralisée à l’échelle d’un conseil départemental.

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Issue des sciences sociales, de l’histoire de l’art et de l’architecture, après diverses expériences dans la gestion de projets culturels et la production audiovisuelle, Camille a travaillé dans la communication au sein du groupe VINCI : depuis les grands projets à l’international jusqu’à La Fabrique de la Cité, think tank dédié à la prospective urbaine

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Carla DONCESCU

Diplômée d’un master 2 en Economie du Développement à Panthéon-Sorbonne, et actuellement en formation alternance du Master 2 Relation Internationale et Action à l’Etranger dans la même Université, c’est à travers ces différents prismes et ses expériences à l’internationale qu’elle approche les problématiques de villes et territoires durables.

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Manon EXBALIN

Diplômée d’un Master en sociologie de la communication, Manon a travaillé précédemment pour Greenpeace, la Mairie de Paris (en particulier pour venir en aide aux étudiants), et le Ministère de la Transition Ecologique (DGALN – Mission Communication).

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Géographe de formation (Université d’Etat de Saint-Pétersbourg), elle a débuté au poste de géographe économiste à l’Académie d’Économie Agricole (Russie), avant de poursuivre sa carrière en France, en tant qu’assistante administrative et comptable (Air Liquide, Association TGV Provence Côte d’Azur, COFHUAT, Groupe Hervé)

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Avant de rejoindre l’équipe FVD, il a occupé plusieurs postes dans la gestion des collectivités  locales. Allant d’élu et adjoint au maire de sa ville natale Besançon, chargé des relations universitaires et de la coopération internationale puis Directeur du Développement économique de la Ville de Pantin, pour ensuite être directeur de cabinet à Montreuil où il a notamment piloté la refonte en profondeur du projet urbain vers davantage d’écologie et de développement durable, Il continue son parcours en tant que Haut Responsable de la Résilience de la Ville de Paris.

Il promeut une vision holistique et systémique du développement durable et apporte son expérience/expertise en résilience territoriale et en transition écologique et sociale.

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