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Interview avec Brigitte Bariol-Mathais, Déléguée générale de la FNAU

Avec le soutien de très nombreux partenaires publics et privés, au premier rang desquels la Fédération Nationale des Agences d’Urbanisme (Fnau), nous préparons CAP Territoires Durables, une démarche d’aide à la décision qui sera disponible très prochainement. Il permettra aux collectivités de bien préparer le mandat 2026-2032.

Objectif : garantir que chaque projet ou investissement renforce la durabilité et la résilience de nos territoires. 👉Découvrez plus sur cette démarche lors de notre prochain webinaire « Lundis de la résilience » le 17 mars 2025 de 14h à 16h. 

Dans cette interview, Brigitte Bariol-Mathais, Déléguée générale de la Fédération Nationale des Agences d’Urbanisme (Fnau), revient sur les motivations de la FNAU de s’engager pour ce projet collectif, ainsi que les initiatives portées par la Fédération pour les transformations des territoires.

Qu’est-ce qui a motivé la Fnau à prendre part à la démarche partenariale CAP Territoires Durables invitant les collectivités à mieux appréhender les enjeux locaux pour arbitrer en faveur de projets plus résilients ? 

A l’approche du renouvellement des exécutifs communaux et intercommunaux en 2026, les acteurs locaux se préparent à élaborer des projets de territoire pour la nouvelle mandature.  Les nouveaux élus devront construire des stratégies avec des arbitrages cruciaux pour construire des territoires résilients.  Ils doivent répondre aux enjeux du changement climatique et de limites des ressources, mais ils doivent être en capacité d’offrir une perspective de développement ou chacun puisse trouver sa place dans une logique cohésive et équitable pour tous. Les exigences en matière d’aménagement des territoires apparaissent plus contradictoires que jamais. Face à des ressources financières limitées et des opinions de plus en plus divisées, les futurs décideurs locaux vont devoir trouver les arguments et les mots justes pour soutenir les projets, pour fédérer les acteurs et pour piloter des politiques publiques sur le long terme qui engagent à l’horizon de plusieurs décennies.

Les agences d’urbanisme, dans leur rôle d’ingénierie territoriale, sont quotidiennement confrontées à ces enjeux. Elles partagent des analyses de données et la connaissance pour établir des diagnostic précis, contribuent à construire des politiques publiques partagées entre des acteurs aux logiques souvent opposées, et aident les acteurs locaux à préparer des décisions éclairées .

Il était donc naturel que la Fnau s’inscrive dans la démarche CAP Territoires Durables pour constituer un outil de repère et de questionnement pour les collectivités souhaitant préparer et évaluer leurs projets.

 
La Fnau a pris à bras-le-corps les enjeux écologiques ces dernières années. Quelles initiatives ressortent en particulier ?

Ces dernières années la Fnau a intensifié son engagement dans les enjeux écologiques. Les démarches de transition écologique occupent une place prépondérante dans les programmes de travail des agences d’urbanisme. En collaboration avec elles et divers partenaires, la Fnau se saisit régulièrement des sujets émergents qui interrogent les politiques locales d’aménagement.  

Ces dernières années la Fnau s’est investie sur la question de la sobriété foncière. Nous avons notamment exploré le rôle des solutions d’adaptation fondées sur la nature (Safn) et la renaturation avec la publication d’un « Abcédaire de la renaturation ». Nous avons récemment conduit un cycle d’étude sur la gestion de la ressource en eau douce, qui se poursuivra avec le colloque annuel la Rencontre des agences d’urbanisme qui se tiendra du 15 au 17 Octobre 2025 à Strasbourg sur le thème de «  L’eau en partage ».  La Fnau travaille également depuis plusieurs années sur l’Urbanisme Favorable à la Santé et sur le concept des limites planétaires, ayant publié un ouvrage aux éditions Gallimard Alternatives « Les limites planétaires, une nouvelle boussole pour l’habitabilité de la terre ».

Au niveau international ces problématiques ont été au cœur des contributions, portées par la Fnau avec de nombreux acteurs français au Forum Urbain Mondial d’ONU Habitat qui s’est tenu au Caire en novembre 2024.

 
Un mot sur les projets futurs portés par la Fnau avec les agences d’urbanisme en faveur de nouveaux modèles urbains ?

Nous conduisons actuellement une démarche impliquant de nombreux partenaires sur les territoires périurbains qui s’intitule « Nouveaux dess(e)ins périurbains ». Ces territoires, dans leur diversité, sont stratégiques pour les transitions, notamment en matière de densification urbaine, de transformation des mobilités, d’organisation des activités économiques et des services, de rapport à la nature ainsi que de transition énergétique.

Avec les services de l’Etat et les associations de collectivités, la Fnau réfléchit aussi sur les enjeux d’aménagement des Services Express Régionaux Métropolitains (SERM), tant en vecteurs d’aménagement des territoires en favorisant les connexions, que comme initiateurs de projets urbains.

Enfin l’adaptation est à l’agenda de nos travaux avec des groupes de travail sur les territoires sous tension notamment littoraux et de montagne ainsi qu’nun cycle de webinaires « Adaptation 3 Océans » axé sur les territoires ultramarins.

A propos de Nina Cardot

Étudiante à Sciences Po Paris, au sein du Master Stratégies Territoriales et Urbaines, Nina s’intéresse aux politiques publiques territoriales ainsi qu’aux enjeux de la transition écologique.

Dans le cadre d’un projet étudiant en Master 1, elle a travaillé avec l’Agence Nationale de l’Habitat (Anah) sur l’éco-conception dans la rénovation urbaine. Elle a ensuite pris une année de césure pour approfondir son expérience professionnelle en réalisant deux stages : le premier à la Ville de Paris où elle a participé à la mise en œuvre du premier plan de lutte contre la précarité énergétique. Le deuxième à l’Atelier Parisien d’Urbanisme (Apur) pour travailler sur la territorialisation de la santé publique.

Actuellement en Master 2, elle commence une alternance au sein de l’association France Villes et territoires Durables.

A propos de Solène Martin

Chargée de Mission, Groupe de Travail et Travaux. Étudiante à l’École Urbaine de Sciences Po Paris sur la transition écologique des villes.

A propos de Quentin Guillemot

Animé par les questions climatiques et les autres limites planétaires, Quentin se dirige vers un parcours sur l’aménagement du territoire à l’Ecole Nationale des Ponts et Chaussées. Son expérience dans les milieux associatifs, notamment à la Fresque du Climat, l’aident à mieux saisir les enjeux de la bifurcation écologique. Entre sa Haute-Savoie natale et sa ville de cœur, Rennes, où il a gagné en compétence sur les sujets de la mobilité et de l’agriculture durable, il pose aujourd’hui ses valises à Paris pour déployer les ateliers territoriaux de France Villes et territoires Durables dans tout le territoire. 

A propos de Tara Goodwin

Diplômée d’une Licence de l’INALCO (Langues’O) en langue Hindi et bi-cursus Relations internationales – Humanités environnementales, Tara est actuellement étudiante en alternance du Master 2 Relations Internationales et Action à l’Étranger de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Ses missions chez France Villes et territoires Durables s’inscrivent dans la lignée de ses expériences à l’UNESCO et au Ministère de l’Europe et des Affaires Étrangères, contribuant ainsi à son insertion professionnelle dans le domaine de la diplomatie environnementale et de la coopération internationale pour le développement.

A propos d'Isabelana Noguez

Diplômée du Master en Communication Numérique et Analyse de Données à la Sorbonne Nouvelle, Isabelana est une journaliste mexicaine. Elle a travaillé précédemment dans la communication et les relations presse dans le secteur culturel en France et au Mexique. Aujourd’hui, elle s’intéresse aux enjeux écologiques et aux actions et solutions pour préserver l’environnement et la biodiversité.

A propos de Marion Gonzales

Formée aux affaires internationales et européennes entre l’Angleterre et la France dans le cadre d’un double diplôme Sciences-Po Lille / Université du Kent, Marion a débuté sa carrière en plaidoyer et relations institutionnelles des organisations non gouvernementales, dans le secteur du commerce équitable (Label Max Havelaar France). Elle est aujourd’hui responsable de la communication et des affaires internationales de l’association.

A propos de Camille Waintrop-Boyon

Issue des sciences sociales, de l’histoire de l’art et de l’architecture, après diverses expériences dans la gestion de projets culturels et la production audiovisuelle, Camille a travaillé dans la communication au sein du groupe VINCI : depuis les grands projets à l’international jusqu’à La Fabrique de la Cité, think tank dédié à la prospective urbaine.
Carla DONCESCU

Diplômée d’un master 2 en Economie du Développement à Panthéon-Sorbonne, et actuellement en formation alternance du Master 2 Relation Internationale et Action à l’Etranger dans la même Université, c’est à travers ces différents prismes et ses expériences à l’internationale qu’elle approche les problématiques de villes et territoires durables.

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Manon EXBALIN

Diplômée d’un Master en sociologie de la communication, Manon a travaillé précédemment pour Greenpeace, la Mairie de Paris (en particulier pour venir en aide aux étudiants), et le Ministère de la Transition Ecologique (DGALN – Mission Communication).

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Géographe de formation (Université d’Etat de Saint-Pétersbourg), elle a débuté au poste de géographe économiste à l’Académie d’Économie Agricole (Russie), avant de poursuivre sa carrière en France, en tant qu’assistante administrative et comptable (Air Liquide, Association TGV Provence Côte d’Azur, COFHUAT, Groupe Hervé)

A propos de Sébastien Maire

Avant de rejoindre l’équipe FVD, il a occupé plusieurs postes dans la gestion des collectivités locales. Allant d’élu et adjoint au maire de sa ville natale Besançon, chargé des relations universitaires et de la coopération internationale puis Directeur du Développement économique de la Ville de Pantin, pour ensuite être directeur de cabinet à Montreuil où il a notamment piloté la refonte en profondeur du projet urbain vers davantage d’écologie et de développement durable, Il continue son parcours en tant que Haut Responsable de la Résilience de la Ville de Paris.
Il promeut une vision holistique et systémique du développement durable et apporte son expérience/expertise en résilience territoriale et en transition écologique et sociale.
En 2024, il a été nommé Chevalier de l’Ordre national de la Légion d’honneur, en reconnaissance de son engagement de longue date en faveur de la transformation socio-écologique des territoires.