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Accélérer maintenant la transition des territoires  : COP ou pas COP  ?

OPINION. La COP 26 ouverte le 1er novembre est souvent présentée comme « le rendez-vous de la dernière chance ». Mise en garde justifiée. La démonstration alarmante du GIEC en atteste, illustrée cet été par des canicules, inondations et incendies d’une ampleur inédite. Par Stéphanie Goujon, directrice générale de French Impact et membre honoraire du Conseil Economique Social et Environnemental, et Sébastien Maire, directeur général de France Ville Durable

La diplomatie climatique doit donc jouer tout son rôle à Glasgow. Elle en est capable : depuis que les pays ont décidé par le Protocole de Montréal de 1987 de ne plus utiliser les produits qui détruisaient la couche d’ozone, cette dernière est en reconstitution.

Si la réponse à l’enjeu climatique doit être coordonnée au niveau mondial, les conséquences de l’anthropocène – chaleur, montée des eaux, épuisement des ressources et perte de biodiversité – sont locales. C’est pourquoi les engagements pris lors des COP, loin d’être toujours respectés, doivent prendre corps dans les transformations concrètes des territoires, dans notre alimentation, nos déplacements, notre logement, nos consommations énergétiques… Ce sont des transitions à l’échelle locale, dans la dentelle, qu’il convient d’engager. Les élus locaux ont un rôle essentiel à y jouer.

Trois leviers sont à leur disposition sans attendre le résultat des négociations en cours à Glasgow :

  • Agir de manière systémique, et non plus en silos, face à l’ensemble des limites qui conditionnent l’habitabilité de la planète pour l’espèce humaine. L’attention est portée sur le dérèglement climatique, mais l’érosion de la biodiversité, la perturbation du cycle de l’eau, l’artificialisation des sols, l’acidification des océans et les pollutions chimiques sont des problématiques tout aussi vitales. A l’inverse des plans de relance actuels, chaque projet et chaque euro investi doit désormais prendre en compte l’ensemble de ces enjeux.

  • Eriger la sobriété en stratégie et faire preuve de discernement devant les innovations technologiques et leurs inévitables consommations de matière et d’énergie. Face à l’impératif rappelé par le GIEC de réduire nos émissions de 45 % d’ici 2030 par rapport à 1990 pour contenir le réchauffement, et au regard de la réalité physique des limites planétaires, les projets impliquant de consommer davantage de ressources ne peuvent être considérés comme innovants. Il est plutôt l’heure de repérer partout les solutions ayant déjà fait leurs preuves, dans la sobriété énergétique, matérielle, technique, foncière et financière, pour mieux les porter à la connaissance du plus grand nombre et les démultiplier.

  • Faire le pari de la mobilisation citoyenne dans les territoires. Dans ce registre, la France dispose de véritables terroirs d’innovation sociale et environnementale : relocalisation d’emplois grâce aux circuits courts, industrie du réemploi, transformation des déchets en ressources, agriculture biologique, usage partagé plutôt que propriété individuelle… Partout, les initiatives écologiques et solidaires se multiplient. Elles répondent aux besoins sociaux des habitants et dynamisent l’économie. De l’élaboration des projets de territoire aux politiques d’achat et de commande publique, les élus locaux peuvent et doivent être le moteur de la transition.

Alors que s’ouvre le Salon des Maires et des collectivités locales, nous les appelons à s’engager dès maintenant, en formant leurs exécutifs et directions générales, et en s’inspirant des méthodes, outils et réalisations qui ont déjà fait leurs preuves. De leur contribution dépend le succès réel de la COP.

Formée aux affaires internationales et européennes entre l’Angleterre et la France dans le cadre d’un double diplôme Sciences-Po Lille / Université du Kent, Marion a débuté sa carrière en plaidoyer et relations institutionnelles des organisations non gouvernementales, dans le secteur du commerce équitable (Label Max Havelaar France). Ses expériences sont aussi en lien avec les territoires, avec un passage en coopération décentralisée à l’échelle d’un conseil départemental.

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Issue des sciences sociales, de l’histoire de l’art et de l’architecture, après diverses expériences dans la gestion de projets culturels et la production audiovisuelle, Camille a travaillé dans la communication au sein du groupe VINCI : depuis les grands projets à l’international jusqu’à La Fabrique de la Cité, think tank dédié à la prospective urbaine

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Carla DONCESCU

Diplômée d’un master 2 en Economie du Développement à Panthéon-Sorbonne, et actuellement en formation alternance du Master 2 Relation Internationale et Action à l’Etranger dans la même Université, c’est à travers ces différents prismes et ses expériences à l’internationale qu’elle approche les problématiques de villes et territoires durables.

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Manon EXBALIN

Diplômée d’un Master en sociologie de la communication, Manon a travaillé précédemment pour Greenpeace, la Mairie de Paris (en particulier pour venir en aide aux étudiants), et le Ministère de la Transition Ecologique (DGALN – Mission Communication).

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Géographe de formation (Université d’Etat de Saint-Pétersbourg), elle a débuté au poste de géographe économiste à l’Académie d’Économie Agricole (Russie), avant de poursuivre sa carrière en France, en tant qu’assistante administrative et comptable (Air Liquide, Association TGV Provence Côte d’Azur, COFHUAT, Groupe Hervé)

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Avant de rejoindre l’équipe FVD, il a occupé plusieurs postes dans la gestion des collectivités  locales. Allant d’élu et adjoint au maire de sa ville natale Besançon, chargé des relations universitaires et de la coopération internationale puis Directeur du Développement économique de la Ville de Pantin, pour ensuite être directeur de cabinet à Montreuil où il a notamment piloté la refonte en profondeur du projet urbain vers davantage d’écologie et de développement durable, Il continue son parcours en tant que Haut Responsable de la Résilience de la Ville de Paris.

Il promeut une vision holistique et systémique du développement durable et apporte son expérience/expertise en résilience territoriale et en transition écologique et sociale.

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