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A quoi ça sert ?

CAP Territoires durables vise à fournir à l’ensemble des collectivités françaises, pour le mandat 2026 – 2032, une aide à l’orientation et à la priorisation des projets, fondée sur une vision plus complète des nouveaux enjeux locaux. 

A l’échelle de votre collectivité, cette initiative partenariale permet de :  

Renforcer la capacité de décision de votre collectivité

par l’accès à des ressources et outils permettant de valoriser et mettre à jour vos diagnostics existants, et ainsi mieux connaître vos nouveaux enjeux locaux (environnementaux, socio-économiques, adaptation et gestion des risques, ressources matérielles et immatérielles).

Garantir la pérennité des investissements

ans un contexte budgétaire qui impose de prioriser et mieux arbitrer entre les projets (vote du budget, Plan Pluriannuel d’Investissements – PPI), ainsi que de planifier sur votre territoire les politiques nationales de transition écologique.

Fédérer les acteurs locaux de votre territoire

autour d’une vision commune et objectivée des enjeux socio-écologiques, et de décisions mieux partagées et soutenues. 

Ce référentiel commun constitue une opportunité pour renforcer les coopérations locales et entre territoires.

Les grandes étapes de CAP Territoires Durables

CAP Territoires Durables est totalement flexible et adaptable aux spécificités de votre territoire. Nous recommandons 2 étapes bien lancer votre prochain mandat, mais celles-ci peuvent être menées séparément.  

Installez autour de votre direction des services une ambition transverse, en interne et avec les parties prenantes du territoire. 

ÉTAPE 1
Connaître

Collectez les informations et complétez votre diagnostic local  

Votre collectivité détient déjà un grand nombre d’informations utiles dans vos différents diagnostics (SCoT, PLUi-H, PCAET, CRTE…). Après les avoir rassemblées, vous pouvez les répertorier dans les 4 panoramas de cette grille, et vous appuyez sur les panoramas de CAP Territoires Durables pour compléter les éventuelles données manquantes. Le cas échéant, vous pouvez compléter en ayant recours à l’ingénierie publique ou privée, en particulier sur les aspects prospectifs. 

Associer les parties prenantes locales (habitants, associations, observatoires, experts, entreprises…) à la collecte des informations permet de bénéficier d’une analyse plus complète et de fédérer les acteurs dès cette phase de recensement des besoins. 

Synthétisez votre diagnostic et dessinez le portrait de votre territoire 

Disposer d’une quantité importante de données n’est pas une fin en soi. L’enjeu réside plutôt dans l’analyse que l’on peut en tirer pour nourrir votre projet de territoire, dégager des priorités, signaler d’éventuelles vulnérabilités et identifier vos atouts. La finalité du diagnostic est d’éclairer la prise de décision. CAP Territoires Durables vous y aide : 

Dans la page « Synthèse » de la rubrique « Connaître », vous trouverez plusieurs suggestions de méthodes facilitant la représentation graphique des données : tableau, « donut », cartes, dessins… 

 

Partagez cette représentation auprès des élus, services et acteurs locaux pour une appropriation commune des enjeux de votre territoire. 

Le diagnostic n’est pas figé. Il est dynamique par définition : non seulement certaines données doivent être mises à jour pour être pertinentes, mais les tendances qu’elles dessinent sont parfois plus riches d’enseignements que leur seule valeur absolue. Ces tendances sont autant d’indications sur les dynamiques territoriales et les priorités d’action à en déduire. 

ÉTAPE 2
Arbitrer et Planifier

Utilisez la grille d’aide à la décision pour chacun de vos projets et vérifier ainsi qu’aucun enjeu majeur n’a été oublié dans son élaboration. C’est un atout supplémentaire offert aux élus pour objectiver et renforcer la prise de décision. 
Cette grille peut être utilisée pour chaque décision importante : orientation de vos projets, hiérarchisation de votre PPI, écriture de vos plans d’urbanisme, contribution aux démarches de planification écologique impulsées par l’Etat… 

Téléchargez la fiche tutoriel CAP Territoires Durables pour vous guider pas à pas : confortez votre diagnostic puis utilisez la grille d’aide à la décision.  

À qui s’adresse CAP Territoires Durables ?

Pour quels territoires ?

CAP Territoires Durables s’adresse à toutes les collectivités françaises : EPCI et communes, en milieu rural, urbain, périurbain, littoral… Chaque collectivité peut personnaliser les supports de CAP Territoires Durables en fonction de ses spécificités et priorités politiques, tout en s’appuyant sur un socle commun de réflexion et d’action. 
Il est par exemple possible de pondérer les différentes questions de l’aide à la décision, pour souligner le caractère plus important de tel ou tel aspect, en fonction des priorités issues du diagnostic. 

Qui peut s’en saisir au sein des collectivités ?

  • Phase de diagnostic : sous la coordination de la direction générale des services (DGS), les équipes techniques rassemblent les éléments d’un diagnostic systémique permettant de mieux saisir les enjeux locaux à long terme. Cette phase consiste à mobiliser les informations déjà disponibles et à solliciter différents acteurs locaux ou experts pour compléter la connaissance des enjeux. 
  • Phase d’aide à la décision : les élus, nouveaux ou reconduits, s’appuient sur ce diagnostic pour affiner le projet de territoire et tracer les lignes de leur mandat. Ils utilisent le guide d’aide à la décision pour orienter et prioriser les projets de mandat, notamment au moment de toiletter la Programmation Pluriannuel d’Investissements (PPI). 

Quelle est la valeur scientifique de CAP Territoires Durables ?

Le panorama de diagnostic et l’aide à la décision de CAP Territoires Durables s’appuient sur un socle robuste de publications scientifiques, en particulier les éléments du panorama environnemental (limites planétaires, Rockström et al, 2009) et du panorama socio-économique (économie du Donut, Raworth, 2017). 

CAP Territoires Durables a été co-construit avec les membres du comité scientifique commun entre France Villes et territoires Durables et les Ecoquartiers du Ministère de la transition écologique, et avec l’appui de l’Ecole des Mines de Saint-Étienne. 
La plateforme a bénéficié des apports des nombreuses institutions nationales partenaires, ainsi que de la relecture exigeante de l’ensemble de l’écosystème de l’association France Villes et territoires Durables : membres et partenaires experts, publics et privés. 

Comment utiliser CAP Territoires durables pour répondre aux obligations réglementaires (budget vert, ZAN, COP, CRTE…) ?

CAP Territoires Durables est coordonné avec les porteurs de la planification écologique à l’échelle nationale : ANCT, CGDD, SGPE. Elle est une contribution à la territorialisation de la planification écologique. 

  • Les COP régionales ont produit des diagnostics précieux, notamment sur les enjeux climat et biodiversité. De même, CAP Territoires Durables, en proposant des éléments de diagnostic et d’aide à la décision à l’échelle plus locale des EPCI et communes, est une occasion de traduire les orientations issues des COP à l’échelle de chaque collectivité, notamment dans les avenants aux CRTE. 
  • CAP Territoires durables permet de répondre aux obligations nationales (SNBC, ZAN…) en objectivant les grands enjeux locaux relatifs à la loi puis en priorisant les projets en fonction. 
  • L’aide à la décision de CAP Territoires Durables fait le lien entre axes du budget vert (obligation réglementaire entrée en vigueur en 2025) et critères de priorisation des projets. 

Quelles informations trouve-t-on dans les 4 panoramas du diagnostic (environnemental, socio-économique, risques et adaptation, ressources) ? Comment les utiliser ?

Les 4 panoramas proposent une liste d’éléments à considérer pour obtenir un diagnostic complet. Il s’agit d’un canevas auquel la collectivité peut se référer pour renforcer son diagnostic existant. Chacun des panoramas contient les informations suivantes : 

  • Une liste d’enjeux à considérer 
  • Au sein de ces enjeux, une liste non exhaustive et non exclusive d’indicateurs, considérés comme essentiels. Chaque collectivité peut sélectionner ceux qui lui semblent le plus adaptés au contexte local. 
  • En face de chaque indicateur, il est indiqué la liste des documents possiblement existants au sein de la collectivité, qui peuvent disposer de l’information recherchée. 
  • Une liste d’interlocuteurs susceptibles de pouvoir étayer le diagnostic local est également proposée. 

Une page présente ensuite plusieurs manières de synthétiser ces résultats et de les représenter graphiquement pour en faciliter la lecture et l’appropriation. 

Comment utiliser le guide d’aide à la décision ?

L’aide à la décision offre une grille de questions sur les impacts potentiels des projets, afin de vérifier que tout projet est résilient, effectivement adapté aux enjeux socio-environnementaux et pour toiletter les Programmations Pluriannuelles d’Investissements (PPI) au début du mandat 2026-2032.  

La grille est totalement adaptable par la collectivité à ses réalités et enjeux locaux. Elle est modulable, il est possible d’ajouter ou supprimer des items, et de leur attribuer une pondération traduisant les priorités issues du diagnostic local et des orientations politiques.  

Conseil d’emploi : débattre en interne de la liste de questions puis, une fois stabilisée, s’en servir d’outil supplémentaire à disposition des arbitrages politiques. 

Quels liens entre les panoramas et l’aide à la décision ?

Le diagnostic territorial n’est pas une fin en soi, mais un levier stratégique pour adapter les politiques publiques et les projets aux nouveaux enjeux locaux. 

Pour assurer cette cohérence, les panoramas de diagnostic et l’aide à la décision reposent sur une même architecture. Lors de la priorisation des projets, un système de couleur peut par exemple indiquer où en est votre territoire sur chaque enjeu et s’il constitue une priorité locale ou non. Par exemple, dans une zone exposée au risque d’inondation, cette problématique devrait impérativement nourrir la conception de l’ensemble des projets. De même, dans un territoire confronté au vieillissement de la population, il apparait crucial de comparer les impacts attendus des projets avec la situation démographique projetée. 

Et après, quel suivi de CAP Territoires Durables ?

Le diagnostic territorial ne peut se limiter à une photographie statique d’un instant donné. Les territoires sont en perpétuelle évolution, façonnés par une multitude de facteurs et d’acteurs. 

Réaliser un état des lieux systémique et évolutif offre la possibilité de saisir les dynamiques territoriales dans leur ensemble et leur complexité mais également de détecter les tendances émergentes, d’anticiper les défis à venir et de concevoir des stratégies adaptées au long terme. 

A propos de Nina Cardot

Étudiante à Sciences Po Paris, au sein du Master Stratégies Territoriales et Urbaines, Nina s’intéresse aux politiques publiques territoriales ainsi qu’aux enjeux de la transition écologique.

Dans le cadre d’un projet étudiant en Master 1, elle a travaillé avec l’Agence Nationale de l’Habitat (Anah) sur l’éco-conception dans la rénovation urbaine. Elle a ensuite pris une année de césure pour approfondir son expérience professionnelle en réalisant deux stages : le premier à la Ville de Paris où elle a participé à la mise en œuvre du premier plan de lutte contre la précarité énergétique. Le deuxième à l’Atelier Parisien d’Urbanisme (Apur) pour travailler sur la territorialisation de la santé publique.

Actuellement en Master 2, elle commence une alternance au sein de l’association France Villes et territoires Durables.

A propos de Solène Martin

Chargée de Mission, Groupe de Travail et Travaux. Étudiante à l’École Urbaine de Sciences Po Paris sur la transition écologique des villes.

A propos de Quentin Guillemot

Animé par les questions climatiques et les autres limites planétaires, Quentin se dirige vers un parcours sur l’aménagement du territoire à l’Ecole Nationale des Ponts et Chaussées. Son expérience dans les milieux associatifs, notamment à la Fresque du Climat, l’aident à mieux saisir les enjeux de la bifurcation écologique. Entre sa Haute-Savoie natale et sa ville de cœur, Rennes, où il a gagné en compétence sur les sujets de la mobilité et de l’agriculture durable, il pose aujourd’hui ses valises à Paris pour déployer les ateliers territoriaux de France Villes et territoires Durables dans tout le territoire. 

A propos de Tara Goodwin

Diplômée d’une Licence de l’INALCO (Langues’O) en langue Hindi et bi-cursus Relations internationales – Humanités environnementales, Tara est actuellement étudiante en alternance du Master 2 Relations Internationales et Action à l’Étranger de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Ses missions chez France Villes et territoires Durables s’inscrivent dans la lignée de ses expériences à l’UNESCO et au Ministère de l’Europe et des Affaires Étrangères, contribuant ainsi à son insertion professionnelle dans le domaine de la diplomatie environnementale et de la coopération internationale pour le développement.

A propos d'Isabelana Noguez

Diplômée du Master en Communication Numérique et Analyse de Données à la Sorbonne Nouvelle, Isabelana est une journaliste mexicaine. Elle a travaillé précédemment dans la communication et les relations presse dans le secteur culturel en France et au Mexique. Aujourd’hui, elle s’intéresse aux enjeux écologiques et aux actions et solutions pour préserver l’environnement et la biodiversité.

A propos de Marion Gonzales

Formée aux affaires internationales et européennes entre l’Angleterre et la France dans le cadre d’un double diplôme Sciences-Po Lille / Université du Kent, Marion a débuté sa carrière en plaidoyer et relations institutionnelles des organisations non gouvernementales, dans le secteur du commerce équitable (Label Max Havelaar France). Elle est aujourd’hui responsable de la communication et des affaires internationales de l’association.

A propos de Camille Waintrop-Boyon

Issue des sciences sociales, de l’histoire de l’art et de l’architecture, après diverses expériences dans la gestion de projets culturels et la production audiovisuelle, Camille a travaillé dans la communication au sein du groupe VINCI : depuis les grands projets à l’international jusqu’à La Fabrique de la Cité, think tank dédié à la prospective urbaine.
Carla DONCESCU

Diplômée d’un master 2 en Economie du Développement à Panthéon-Sorbonne, et actuellement en formation alternance du Master 2 Relation Internationale et Action à l’Etranger dans la même Université, c’est à travers ces différents prismes et ses expériences à l’internationale qu’elle approche les problématiques de villes et territoires durables.

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Manon EXBALIN

Diplômée d’un Master en sociologie de la communication, Manon a travaillé précédemment pour Greenpeace, la Mairie de Paris (en particulier pour venir en aide aux étudiants), et le Ministère de la Transition Ecologique (DGALN – Mission Communication).

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Géographe de formation (Université d’Etat de Saint-Pétersbourg), elle a débuté au poste de géographe économiste à l’Académie d’Économie Agricole (Russie), avant de poursuivre sa carrière en France, en tant qu’assistante administrative et comptable (Air Liquide, Association TGV Provence Côte d’Azur, COFHUAT, Groupe Hervé)

A propos de Sébastien Maire

Avant de rejoindre l’équipe FVD, il a occupé plusieurs postes dans la gestion des collectivités locales. Allant d’élu et adjoint au maire de sa ville natale Besançon, chargé des relations universitaires et de la coopération internationale puis Directeur du Développement économique de la Ville de Pantin, pour ensuite être directeur de cabinet à Montreuil où il a notamment piloté la refonte en profondeur du projet urbain vers davantage d’écologie et de développement durable, Il continue son parcours en tant que Haut Responsable de la Résilience de la Ville de Paris.
Il promeut une vision holistique et systémique du développement durable et apporte son expérience/expertise en résilience territoriale et en transition écologique et sociale.
En 2024, il a été nommé Chevalier de l’Ordre national de la Légion d’honneur, en reconnaissance de son engagement de longue date en faveur de la transformation socio-écologique des territoires.